Cette terrible famine a été voulue et organisée par le Politburo du parti communiste de l'Union soviétique. Après la famine de 1922-23 provoquée par Lénine, Staline organise la famine de 1932-33, qui fera deux fois plus de morts: c'est le progrès communiste. Suivant les régions de l'URSS, cette politique a provoqué une sévère disette mais dans de nombreuses autres, la population de certains rayons a été quasiment liquidée.

Photographie sur le Mémorial à Kiev, église de Wladimirsky
Les buts de Staline et sa bande d'assassins, le Politburo du PCUS:
1) Terminer la collectivisation, rendre les paysans esclave du parti-état comme le sont déjà depuis 1917, les ouvriers;
2) Réaliser l'accumulation primitive qui a été faite en 3 siècles en Occident, en 3 ans. et cela pour financer l'industrialisation, ce qui augmente le nombre d'ouvriers, base sociale du parti au détriment des paysans, ennemis du régime;
3) Liquider certains nationalismes;
4) Accélérer la colonisation russe en donnant les terres des paysans assassinés à des Russes;
5) Réunir rapidement des biens à exporter pour payer l'importante dette de l'URSS, environ 2,5 milliards de Marks, dont la moitié pour l'Allemagne;
6) Salir les mains des cadres dirigeants et mesurer ainsi leur obéissance, toute comme la mafia;
7) Rendre complices de nombreux écrivains et compagnons de route de l'URSS et du Komintern dont Romain Rolland et de milliers d'autres. Ces idiots utiles qui ont cru servir le peuple mais ont été complices du bourreau;
En même que ce crime contre l'humanité ait été préparé, le Politburo du PCUS a organisé une campagne de désinformation pour le cacher. Ainsi, alors que des Spartakiades avaient lieu à Moscou, engendrant la venues de personnes de l'étranger, certes déjà conditionnés par les organisations filiales, de nombreuses actions ont été faites, pour que Moscou demeure une vitrine et un masque sur la vraie nature du communisme soviétique.
L'appareil de média aux mains du Komintern a reçu une séquence de nouvelles et de reportage permettant l'occultation de la famine. La désinformation sur la famine dans les média à Genève, le Drapeau rouge du Parti communiste genevois, et Le Travail du Parti socialiste genevois. Ne pas oublier les publications des filiales, Amis de l'URSS, Secours rouge, une revue éditée par Jean Vincent, chef du PCG, etc


La préparation de la famine
1) Introduction du passeport intérieur (propiska, pièce d'identité nationale) en 1932 afin de contrôler la mobilité et même l'empêcher. Evidemment, ce document ne sert pas du tout à permettre le déplacement à l'étranger. Les Soviétiques sont doublement privés de liberté!
2) La loi sur la propriété sociale du 7 août 1932 édictée par Lazare Kaganovitch:
La réalité: derrière la campagne sur les victoires dans l'édification du socialisme, une pénurie généralisée sauf pour les cadres du parti-état
"Le constat de départ, incontournable, est que la société russe des années 1930 est tout entière construite sur la pénurie, résultat dune politique désastreuse la collectivisation forcée des campagnes, la suppression du réseau de commerce privé, et la priorité absolue accordée à lindustrie lourde. En conséquence, le manque de produits alimentaires (cependant moins grave dans les villes que dans les campagnes), la crise du logement (liée à lexode rural provoqué par les famines), les difficultés à se procurer certains objets usuels (chaussures, couteaux et autres ustensiles en métal) constituèrent des phénomènes douloureusement ressentis par la population, qui subissait alors les files dattente et le rationnement (généralement considéré dans lopinion comme un moindre mal), lintroduction du passeport intérieur (1932), mais aussi le discours officiel sur « lavenir radieux », dont il ne faut pas négliger limpact sur la faculté de résignation générale, ainsi que sur lenthousiasme de certains activistes, des jeunes en particulier. La forte baisse du niveau de vie par rapport aux années de la NEP produisit deux effets à long terme sur le comportement du citoyen soviétique moyen : dune part laccès aux biens devint la motivation première de son existence, dautre part le blat, « système de relations personnelles » (quon peut aussi traduire en français par « piston », mais il sagit déchanges dégal à égal), et la recherche de protecteurs furent les moyens les plus répandus pour se procurer aliments, vêtements, appartement, soins médicaux, inscription à luniversité, promotion, voiture, datcha, etc. Ainsi se mit en place un « État paternaliste » qui allait perdurer bien longtemps après la mort de Stalin la formule « État-providence » employée en conclusion est peut-être plus discutable. Laurent Coumel, Sheila Fitzpatrick, Le stalinisme au quotidien. La Russie soviétique dans les années 30. Paris, Flammarion, 2002, 415 p., Cahiers du monde russe, 43/4, http://monderusse.revues.org/document4035.html
Curieusement les auteurs font référence à la forte baisse du niveau de vie par rapport aux années de la NEP, alors qu'on ne fait jamais de comparaison avec le niveau de vie du temps des Romanov, par exemple en 1913, année précédent la Première Guerre mondiale. Cela révèle une condamnation de Staline
qui sert Lénine, en oubliant que le coup d'état d'octobre 1917, déclenchement d'une campagne de terreur nécessaire à l'établissement du pouvoir bolchévique sur tout l'empire des Romanov. En fait, sous couvert de l'imposture d'un parti bolchévique, porté par les masses populaires, c'est par le sang et les armes, au moyen de la Tchéka et de l'Armée rouge, que le parti bolchévique imposa sa domination au peuple. Et cette imposture a impliqué une propagande quotidienne. Et sans Lénine, le Versaillais, pas de Staline!
La famine en URSS dans le Journal de Genève
La tragédie de la famine ne fait pas la une du Journal de Genève, mais plusieurs petits articles informent au contraire des agents de Moscou comme le Drapeau rouge, organe de la 5e colonne soviétique en Suisse, le parti communiste et Le Travail, organe du Parti socialiste genevois, qui, tous deux, continuent à proclamer les soi-disantes victoires de la « patrie des travailleurs » et même, participent à des opérations de désinformation, comme l'article niant les tueries de paysans, abattus alors qu'ils tentaient de quitter l'URSS pour se réfugier en Roumanie.