Extrait de cet ouvrage publié dans un silence complice par les spécialistes de la lutte anti-capitaliste dont des journalistes, des professeurs et autres intellectuels bien-pensant. Quant au Ferro, Hobsbawm et autres escrocs de l'Histoire, ils se taisent… eux qui ont été complices de tous les crimes communistes!

A ceux qui auraient encore des doutes sur le caractère intrinsèquement criminel du communisme, lire, de Nicolas Werth: «La terreur et le désarroi, Staline et son système». Mais, en général, ils préfèrent persister leur mensonge et dans leur collaboration avec les crimes communistes…

Chapitre 17: Les lois sur le vol du 4 juin 1947: l'apogée de la «répression légale» stalinienne QUI DEMONTRENT LE MEPRIS TOTAL DES COMMUNISTES POUR LE PEUPLE!!!

Le 5 juin 1947, la Pravda publia, en première page, les textes de duex décrets pris la veille par le Praesidium du Soviet suprême de l'URSS, l'un sur la «responsabilité pénale pour le vol de la propriété sociale» (1), l'autre sur «le renforcement de la protection de la propriété privée des citoyens» (2).

(1)Le vol ou la dilapidation de la propriété kolkozienne: une peine de 5 à 8 ans de camp de travail correctif. Pour le vol de la propriété d'Etat, une peine de 7 à 10 ans. En cas de récidive ou de vol en bande, de 10 à 25 ans.

(2) Pour le vol de la propriété privée, une peine de 5 à 6 ans.

Un additif gardé secret concernait un changement capital pour les «petits vols sur le lieu de production». Jusqu'au 10 août 1940, ils étaient passibles d'un an de privation de liberté.mais, désormais, une peine de 7 à 10 ans comme le vol de la propriété d'Etat.

A partir de l'été 1947, on assista à une explosion des condamnations à des longues peines (cf. page 408). En 6 ans, de 1947 à 1952, plus d'un million et demi de personnes furent condamnées pour le vol de la propriété sociale. Si bien, qu'à la mort de Staline, ces personnes représentaient la moitié de la population du goulag, à savoir 1'241'919 sur 2'526'406).

«Ce qui est remarquable, c'est que la réponse à la crise, en 1932 comme en 1946-47, ait pris la même forme - celle d'une criminalisation des comportements de survie d'une population réduite à voler pour survivre.»

A la page 410: «La réponse exclusivement répressive à la crise sociale et économique débouchait sur d'évidents excès, dont étaient victimes en premier lieu les éléments les plus fragilisés de la population - veuves de guerre, réduites au vol pour nourrir leurs enfants à charge, jeunes marginaux, invalides de guerre.»

A la page 411: «Tout laissait augurer d'une très mauvaise récolte […] Malgré ces perspectives eu encourageante, le gouvernement refusa de diminuer le niveau des réserves d'Etat et des collectes agricoles. Il choisit à la fois d'augmenter les prix des produits rationnés, de réduire le nombre des ayants droit et de remplir à tout prix le plan des collectes, nonobstant la mauvaise récolte.»

Les imbéciles qui croient et font croire qu'en URSS, le parti prennait soin des démunis, devraient lire les pages 411 à 415 pour constater qu'en réalité, c'était le contraire. Méprisant le petit peuple, alors que s'annonçait une nouvelle famine, que le gouvernement augmente, le 6 septembre 1946, de 100 à 200%, les prix des principaux produits rationnés de consommation courant, et en outre, au début 1947, l'URSS exporte un million de tonnes de céréales.

Ce mépris du peuple se traduisit par une famine grave. Ce chapitre reproduit (page 429) des plaintes adressées aux autorités, comme la lettre de Evguenia Vassilissa, mère de famille nombreuse, du 12 janvier 1949: «Sa fille Ivankova a été condamnée à 7 ans de camp de travail pour avoir volé 4,4 kg de pommes. […] Cette année-là, 1947, tous les enfants étaient gonflés de faim et Ivankova elle-même affamée et gonflée, la mort par la famine nous faisait très peur à tous et c'est alors qu'Ivankova s'est décidée à commettre un vol de pomme pour pouvoir faire une soupe d'herbe et de pommes pour les enfants.»

La fin du chapitre 17: «c'était la criminalisation généralisée de petits délits et d'infractions à d'innombrables règlements administratifs arbitraires qui avait constitué la source principale d'alimentation du goulag en détenus durant la période stalinienne. Et non la répression mise en oeuvre par la police politique envers des "opposants", réels ou imaginaires. Cette conclusion est particulièrement vraie pour les années d'après guerre. Dans son "Rapport secret" au XXe Congrès, N. Khrouchtchev se garda bien de mentionner cet aspect-là de la répression stalinienne pour ne retenir qu'une partie de la répression politique dirigée contre les élites du Parti, passant sous silence, lorsqu'il évoqua la Ejovschina de 1937-38, les grandes opérations terroristes de masse qui avaient visé en priorité les "éléments socialement dangereux", ces derniers consituant l'immense majorité des victimes de la "Grande terreur". Dans une reconstitution, aujourd'hui possible, du tableau d'ensemble des politiques pénales et répressives du stalinisme, la place centrale de la plus sévère loi sur le vol édictée en Europe depuis le début du XIXe siècle doit être soulignée». Et il apparaîtrait que le régime soviétique était un progrès social par rapport à l'odieux tsarisme.

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