Le réseau de propagande de l'URSS ne sert pas seulement à propager l'évangile marxiste, mais aussi à empêcher la connaissance de la réalité soviétique que des informations ou des témoignages pourraient mettre à mal. Après la Deuxième Guerre mondiale en France, le procès Kravtchenko ne fut pas le seul cas où un livre témoignage fut calomnié et même risqua de ne pas être publié. Il y a aussi le cas de Jan Valtin dont le témoignage "Sans patrie ni frontières" publié en France en 1948 risqua d'être étouffé. A l'occasion de la parution d'une nouvelle édition, un article du 4 avril 1975 dans le Monde narre la bataille juridique qui tenta de censurer à nouveau ce livre après celle de 1948.
Il ne faudrait pas oublier pourtant que JanValtin, de son vrai nom Richard Krebs, fut un agent actif du Komintern, une entreprise criminelle.
Brigitte Studer qui fit des recherches sur le WEB, le bureau occidental du Komintern publia aussi "Un parti sous influence. Le parti communiste suisse, une section du Komintern 1931-1939", édition de L'Age d'Homme, Lausanne, 1994.