EXILES ET BALSEROS

En Algérie, après la signature des accords d'Evian qui permettaient que les Français puissent rester dans la terre où la plupart étaient nés, d'où le qualificatif de “pieds-noirs”, la politique du FNL, méprisant leur signature a été “la valise ou le cercueil”. Eh bien, pour les Cubains qui ne supportaitent plus la misère et la répression, c'est depuis 50 ans, “le balsa ou le cercueil”. Si certains Cubains ont pu quitter le “goulag tropical” en avion ou en bateau, la grande majorité ont fui le régime communiste des frères Castro en détournant ou en volant un bateau ou encore, ultime solution, en confectionnant des engins flottants plus ou moins, les balsas. Les balseros, utilisateurs forcés de radeaux de fortune, une fois évité les gardes côtes, périssent souvent en mer. Combien d'entre eux ont-ils fini dans la mer des Caraïbes?

Les tentatives de fuite en détournant un bateau de Castro puisque dans ce paradis socialiste, tout appartient en fait à Fidel et Raul Castro, se sont souvent mal terminées. Ainsi en 1994 août: nouvel exode de boat-people cubains (30'000 « Balseros »), de nombreux se noieront. Parmi eux, les 72 hommes. femmes et enfants qui se trouvaient à bord du vieux remorqueur "13 de Marzo" coulé par la marine cubaine. “La condamnation de Cuba par la Commission Inter-Américaine des Droits de l'Homme pour avoir fait coulé le «13 de Marzo»” le 13 juillet 1994: 31 survivants et 41 noyés dont 10 adolescents. 15 ans plus tard, Eric Landal, de Libération décrit le sort de quelques uns des 32'000 candidats à l’exil se lançaient sur des radeaux vers la Floride.

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