Encore une nouvelle preuve que des gens plus intelligents et cultivés peuvent délirer! Des victimes de l'idéologie marxiste? Avec l'habituelle falsification de la vraie histoire:
- «il est mort en combattant la dictature militaire en Bolivie le 9 octobre 1967». SANS BLAGUE! Seul, abandonné, paumé, négligé par le pc bolivien et encore plus par les Boliviens.
- «Quelle image avait-il de la société enfin émancipée du cauchemar capitaliste?» Mais le cauchemar socialiste, ça il connaissait d'autant plus qu'il l'avait créé.

Avec le tout aussi habituel coup de brosse à reluire du Monde.

Une braise qui brûle encore. Olivier Besancenot et Michael Löwy
Mille et une nuits, Paris, France (2007) ISBN : 978-2-7555-0043-1

La présentation de l'éditeur qui vend sa salade sans état d'âme: «Ernesto "Che" Guevara n'était ni un saint, ni un surhomme, ni un chef infaillible: il était un homme comme les autres, avec ses forces et ses faiblesses, ses lucidités et ses aveuglements, ses erreurs et ses maladresses. Mais il avait cette qualité rare chez les acteurs de la scène politique: la cohérence entre les paroles et les actes. De ce point de vue, il était exceptionnel, et cette singularité est pour beaucoup dans l'attraction qu'il exerce aujourd'hui encore à travers le monde. Médecin argentin devenu ministre de l'Industrie à Cuba, il est mort en combattant la dictature militaire en Bolivie le 9 octobre 1967.

Il existe déjà un bon nombre de biographies consacrées au Che. Nous, nous avons fait le choix de nous intéresser aux idées, aux valeurs, aux analyses, aux propositions, aux rêves de l'homme. Certes, il était un combattant qui maniait avec autant d'aisance la plume que le fusil. Mais pour quelle cause se battait-il? Quelle image avait-il de la société enfin émancipée du cauchemar capitaliste? Voilà les questions qui nous occupent dans ce livre, sans avoir la prétention de livrer la réponse.

Olivier Besancenot est porte-parole de la LCR. Il est l'auteur de Tout est à nous (Denoël, 2002) et de Révolution ! 100 mots pour changer le monde (Flammarion, 2003). Michael Löwy, directeur de recherches émérite au CNRS, a travaillé sur l'histoire du marxisme en Amérique latine et sur la théologie de la libération. En 1970, chez Maspero, il avait publié La Pensée de Che Guevara, traduit dans une dizaine de langues. Parmi ses derniers ouvrages : Walter Benjamin, avertissement d'incendie (PUF, 2001).


La revue de presse Jean Birnbaum - Le Monde du 12 octobre 2007

Quarante ans après la mort du Che, l'hommage que lui consacrent Olivier Besancenot et Michael Löwy doit donc se lire comme un geste non pas de rupture (lâcher Trotski pour le Che), mais de stricte fidélité. Ce qui se joue, avec ce livre, c'est un passage de témoin. Le jeune porte-parole de la LCR y côtoie deux militants aguerris: Michael Löwy, spécialiste des "affinités électives" entre judaïsme et révolution, et Daniel Bensaïd, philosophe tutélaire de la LCR, dont un texte vient conclure l'ouvrage.

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