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Repris de:
http://www.trial-ch.org/fr/trial-watch/profil/db/facts/fidel_castro_425.html

Fidel Castro (Fidel Alejandro Castro Rúz) est né à Mayari, Cuba, le 13 août 1926. Il dirige Cuba en tant que chef du gouvernement depuis 1959 et président depuis 1976.

Selon la «Fundación para los Derechos Humanos en Cuba» (FDHC), Fidel Castro serait responsable :
- d’avoir construit et maintenu depuis sa prise du pouvoir en 1959, un système politique qui réprime les libertés et les droits de l’homme;
- d’emprisonnement massif et systématique d’opposants politiques qui ont été privés de tout moyen légal de se défendre et sujets à des tortures physiques et psychiques;
- d’avoir coulé un bateau de réfugiés le 13 juillet 1994, causant la mort de 42 personnes dont 23 mineurs;
- d’avoir infligé la peine de mort à environ 15'000 personnes depuis qu’il a pris le pouvoir;
- d’avoir transporté 149 prisonniers dans un camion fermé hermétiquement le 20 avril 1961. Durant le transport, qui a duré 11 heures, neuf personnes seraient mortes.

En 1978, il y aurait eu entre 15'000 et 20'000 prisonniers politiques. Aujourd’hui, le gouvernement en reconnaît 400 à 500. Selon Amnesty International, il y avait entre 980 et 2'500 prisonniers politiques en 1997. Depuis 1959, on suppose que plus de 500'000 personnes sont passées par des «camps» ou «centres de répression».

Le 14 octobre 2005, la «Fundación para los Derechos Humanos en Cuba» (FDHC) et des citoyens cubains ont déposé une plainte en Espagne contre Fidel Castro et d’autres officiers cubains. La plainte mentionnait les accusations suivantes:
- génocide,
- crimes contre l’humanité,
- torture et
- terrorisme.

Hormis Fidel Castro, étaient aussi accusés son propre frère, le vice-président Raùl Castro, le ministre du tourisme Osmani Cienfuegos et l’ambassadeur de Cuba auprès des Nations Unies à Genève Carlos Amat.

Le 4 novembre 2005, le juge Ismael Moreno de l’Audencia Nacional (le tribunal compétent pour juger des crimes internationaux) a rejeté la plainte pénale. La décision était fondée sur l’immunité dont bénéficient les chefs d’Etats en fonction et qui est prévue par le droit international. Une telle immunité empêche l’ouverture d’une procédure pénale à l’encontre de Fidel Castro.

Demeure inconnue la façon dont le juge a déterminé la question de l’immunité en rapport avec les autres accusés.

De plus, le juge a considéré que les actes reprochés à Fidel Castro ne relevaient ni du génocide ni du terrorisme.

La FDHC avait déjà déposé une plainte semblable en 1998. Elle avait été classée par le même juge. Sa décision a été confirmée par l’Audiencia national en 1999.

Une décision du 26 novembre 2005 prise par la Cour constitutionnelle espagnole, a encouragé la FDHC a renouvelé sa plainte: la Cour a en effet affirmé que selon le principe de la compétence universelle, les tribunaux espagnols sont compétents pour juger des crimes internationaux même si aucune victime n’est de nationalité espagnole.

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