Che Guevara, un sanguinaire sans pitié
Pierre Delannoy, dans le numéro 314 de "ça m'intéresse" d'avril 2007 publie un article Che Guevara a-t-il tout raté? «Quarante après da mort, les historiens remettent en cause l'image angélique du combattant de la liberté», en fait du soi-disant « combattant de la liberté» vu que son action avec les frères Castro a transformé Cuba en goulag tropical. Et il est fier de ses assassinats: Nous avons fusillé. Nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort.
«Les foyers d'insurrection dont rêvait le Commandante n'ont jamais pris». Le no 3 de la révolution cubaine, après les frères Fidel et Raul, est mort le 9 octobre 1967, abattu dans une petite école bolivienne, abandonné par Castro et le parti communiste bolivien.
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| Le vrai Guevara, un homme sans pitié. Au faîte de sa gloire en 1963, le baroudeur amateur de havanes est le ministre de Fidel Castro, chargé de l'Industrie. Ses réformes tourneront bientôt à la catastrophe, pas pour lui, mais pour le peuple cubain qui devra vivre dans la misère sauf les serviteurs du régime communiste!. | Retour à la guérilla au Congo. 1965: Guevara reprend du service les maquis révolutionnaires. D'abord au Congo, puis en Amérique du Sud. |
Cette article rappelle la fascination de Guevera pour les armes:
- «Je n'oublierai jamais le moment où me fut remis le fusil-mitrailleur. Ces intruments de mort étalés comme dans une exposition mettaient de l'avidité aux yeux de tous les combattants», (Souvenirs de la guerre révolutionnaire, Maspero 1967).et pour la haine:
«La haine comme facteur de lutte, la haine intransigeante de l'ennemi qui pousse au-delà des limites de l'être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer», (Textes politiques, Maspero 1968).
«A mesure qu'ils [les maquisards] progressent vers la capitale, le Che s'abandonne à une psychose de la destruction. Comme ils se battent dans la province de Las Villas, un groupe de militaires réfugié dans un hôtel se rend. Devant les journalistes, photographes et cameramen, tous les prisonniers sont exécutés sur-le-champ. Impitoyable, Guevera ne jure que par la terreur révolutionnaire. C'est maintenant le temps du Robespierre tropical. Le Commandante a la charge de la forteresse de la Cabana, l'une des prisons où sont fusillés les partisans de l'ancien régime, et bientôt tous ceux qui ne voudront pas de la ligne dure de Castro, de son frère et du Che, à commencer par leurs anciens amis anarchistes et libéraux. Les exécutions sont filmées et diffusées aux Actualités des cinés. "Benigno", un fidèle des fidèles qui le suivra jusqu'au Congo et en Bolivie, assis sur un mur d'enceinte, contemplant les hommes qui tombent sous les balles. Durant les premiers de 1959, le Che a signé lus de deux cents mises à mort. On le surnomme alors Carnecito", le petit boucher. On est loin du héros romantique! Guevara ne doute pas un instant de la justesse de ces effusions de sang, «Les exécutions sont non seulement une nécessité pour le peuple de Cuba, mais un devoir imposé par ce peuple», (lettre à son compatriote Luis Parades du 5 février 1959). Près de 10'000 personnes vont être passées par les armes. Le Che ne le regrettera jamais. Le 11 décembre 1965, après son discours devant les Nations unies où il appelle à «venger le crime du Congo» - l'assassinat par la CIA de Lumumba, le premier ministre congolais, «l'autre Castro», le Che, alors ministre de l'Industrie, répond aux questions sur la répression à Cuba: «Nous avons fusillé. Nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort.»