La condamnation des crimes communistes dans le parlement genevois: la pétition P 1620 du 27 mars 2007
La condamnation des crimes communistes a eu un très faible écho dans le parlement genevois. Théodore Jovanovitch a déposé une pétition au Grand Conseil proposant la «condamnation des crimes commis par les régimes communistes». Le texte demande au parlement de prendre «une résolution réclamant une condamnation internationale» et d'ériger à la place des Nations, face à l'ONU, «un monument à la mémoire des plus de 80 millions de morts de cette folie idéologique».
Jérôme Béguin,stalinien évidemment négationniste de tous les crimes communistes et rédacteur de Gauchehebdo, rejeton de la défunte «Voix Ouvrière» - la voix de Moscou en réalité-, dénigre à la fois l'auteur de cette pétition et méprise les centaines de millions de vies brisées par les régimes communistes, en grande majorité des ouvriers et des paysans! Utilisant les méthodes du Komintern, au lieu de critiquer le fond, Jérôme Béguin diabolise l'auteur de la pétition en le calomniant; et fait de même pour Stéphane Courtois, un des auteurs du Livre noir du communisme, livre très incomplet sur l'immense et sanglante imposture que sont les régimes communistes actuels ou passés. Qu'attendre de pire d'un stalinien comme Jérôme Béguin!
Le texte de la pétition P 1620 du 27 mars 2007 et le rapport de la commission, P 1620A. Il manque le vote du parlement peut-être au XXIIe siècle! En attendant l'érection d'un Mémorial sur la place des Nations, celui aux victimes du 9 novembre 1932, mortes et blessées par l'émeute par les socialo-communistes peut très bien servir!
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En mémoire des millions de victimes du communisme Le 9 novembre 1932, une provocation lors d'une émeute organisée par le parti socialiste (Léon Nicole), le parti communiste (F. Lebet) et Lucien Tronchet de la FOBB a obligé l'armée à tirer: bilan 12 morts et une soixantaine de blessés. Le monument érigé à Plainpalais pourrait être celui en mémoire des victimes du communisme, comme le furent celles du 9 novembre 1932, car Nicole et Lebet, étaient deux agents de Staline! |
Genève Pétition anticommuniste hystérique
La «Voix Ouvrière» fait encore parler d'elle: La Guerre froide fait son retour au Grand Conseil à travers une pétition anticommuniste peu sérieuse.
Jérôme Béguin , vendredi, 23. mai 2008, http://www.gauchebdo.ch/v3/afficher.php?id=600
Jeudi soir, le Grand Conseil devait se pencher sur une pétition ne proposant pas moins que la «condamnation des crimes commis par les régimes communistes». Le texte demande au parlement de prendre «une résolution réclamant une condamnation internationale» et d'ériger à la place des Nations, face à l'ONU, «un monument à la mémoire des plus de 80 millions de morts de cette folie idéologique». Une question brûlante d'actualité...
80 millions de morts mais une seule signature, celle de Théodore Jovanovitch, pour ce qu'il est difficile de considérer comme une pétition. «C'était par gain de temps», s'est justifié l'ingénu devant la Commission des pétitions.
Il a aussi expliqué aux commissaires que sa démarche avait été inspirée par le projet de résolution de Göran Lindblad présenté au Conseil de l'Europe.
Début 2006, ce député suédois avait proposé au parlement européen un texte organisé autour de deux idées principales: les régimes se revendiquant du socialisme «ont été marqués sans exception par des violations massives des droits de l'Homme», «les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes». Il recommandait aux Etats membres de lancer des campagnes «de sensibilisation aux crimes commis au nom de l'idéologie communiste», «d'encourager les collectivités locales à ériger des monuments commémoratifs» ou encore «d'organiser une conférence internationale».
Finalement, la résolution ne passait pas la rampe, les parlementaires n'étant pas convaincus par l'argumentation basée sur les travaux de l'historien contesté Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme. Certains députés, en observant que de nombreux crimes furent commis au 20ème siècle au nom de la démocratie et du «monde libre», se demandaient alors s'ils devaient aussi prononcer une condamnation des régimes démocratiques... Le texte, aux forts accents de maccarthysme, en portant une condamnation de principe de la lutte des classes, risquait de criminaliser l'action syndicale. Et de donner du poids à la propagande de l'extrême droite: l'Union soviétique étant le mal absolu, Hitler avait de bonnes raisons d'attaquer...
Dissident du MCG
Cet échec n'a visiblement pas découragé Théodore Jovanovitch, qui tente sa chance au niveau local. Théodore Jovanovitch n'est pas inconnu. Dans les années 80, il militait au Parti européen, un groupuscule néonazi. Une photo publiée dans le Pays réel, l'organe du mouvement, le montre en uniforme de SA au garde à vous devant une croix celtique. Il a été ensuite actif aux Démocrates Suisses, puis à l'Union des patriotes suisses, avant de passer successivement dans les rangs de l'UDC et du Mouvement citoyen genevois (MCG). Il est aujourd'hui de retour chez les Démocrates Suisses, reconstitués pour l'occasion avec l'aide de Georges Letellier, lui aussi dissident du MCG.
L'anticommuniste primaire de l'UDC touché par la proposition
La Commission des pétitions devait classer le texte peu sérieux de Théodore Jovanovitch. Mais c'était sans compter sur l'un de ses membres, l'UDC Eric Leyvraz, dont l'anticommunisme primaire a été touché par la pétition. Celui-ci s'est fendu d'un rapport de minorité obligeant le parlement à prendre une décision en plénière. Rapport qui dénonce les partis «qui continuent de prôner les idées marxistes» et les «intellectuels rouges» qui n'ont «jamais fait leur mea culpa et ont été complices de ces régimes communistes». Pour étayer ses allégations, Eric Leyvraz va jusqu'à citer des articles de la Voix Ouvrière, le quotidien fondé par Léon Nicole dont Gauchebdo est l'héritier, datant de 1956! A l'époque, il n'avait que 10 ans, mais apparemment la Guerre froide l'a durablement marqué. C'est tout juste s'il n'exige pas la fermeture de notre journal.
A l'heure oú nous écrivons ces lignes, l'issue du vote du Grand Conseil n'est pas connue. Mais sans aucun doute cette pétition ne sera soutenue que par l'extrême droite et prendra le chemin qui lui convient le mieux: la poubelle.