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Déclaration du PCF sur le mémorandum anticommuniste présenté au Conseil de l'Europe Paris, le 18 janvier 2006

Les phrases en majuscules mettent en évidence la mauvaise foi de ces prétendus démocrates qui ont fait semblant de condamner les "excès" pour continuer à être complices.


L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe va être saisie d’un projet de résolution visant à établir officiellement un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme. Regrettant qu’il n’y ait pas eu jusqu’à ce jour de « Nuremberg du communisme », ce projet veut mettre le communisme au ban de la conscience démocratique universelle. Il affirme que le crime de masse a été, dans les pays de pouvoir communiste, non pas le fruit des circonstances mais le résultat d’une politique longuement préméditée, résultant de la lutte des classes et de l’idéal communiste lui-même. CE QUI A ETE TOUJOURS VRAI! Il demande que, sur cette base, les manuels d’histoire soient révisés dans chaque État. Prenant prétexte de ce que certains partis communistes «n’ont pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes communistes totalitaires», il annonce la possibilité de futures interdictions ou condamnations légales. Outre l’ignominie que constitue l’identification proclamée des nazis et de celles et ceux qui les combattirent jusqu’au sacrifice de leur vie, ce projet se prépare donc à instituer de fait un délit d’opinion.

Pour le Parti communiste français, le stalinisme est une perversion terrible d’un idéal communiste qui ne peut pas séparer l’égalité et la liberté, la justice sociale et les droits imprescriptibles de la personne
. SANS BLAGUE, MEME APRES LE RAPPORT SECRET DU XXE CONGRES, LE PCF A CONTINUE DANS SA LIGNE STALINIENNE! Le PCF n’a donc pas attendu la chute de l’URSS pour condamner les violations des libertés qui ont si longtemps bafoué et, parfois, continuent de bafouer les principes humanistes et démocratiques qui sont le cœur du projet communiste. SI LES PRINCIPES HUMANISTES ET DEMOCRATIQUE SONT AU COEUR DU PROJET COMMUNISTE, ALORS N'AVOIR PAS DENONCE LES EXACTIONS NOMBREUSES DEJA DU TEMPS DE LENINE. C’est au nom même du communisme et de sa passion de la liberté, qu’il a marqué son refus des atrocités perpétrées dans tant de pays et pendant une si longue période. Rien, aux yeux des communistes français, ne peut effacer ces tâches indélébiles et le préjudice irrémédiable qui a touché des millions de victimes et leurs familles. Mais rien, à leurs yeux, ne peut justifier une assimilation révisionniste au nazisme. Ce n’est pas l’idée communiste mais sa dénaturation qui a produit les crimes. SANS BLAGUES! En identifiant le communisme et le nazisme, le projet vise à nier la place tenue par les communistes, à partir de leurs valeurs, dans le combat acharné contre le fascisme ET LE PACTE STALINE-HITLER?. De fait, il participe de la négation de l’exceptionnalité du phénomène nazi. Il contribue ainsi à la banalisation du génocide des juifs. ET LA FAMINE GENOCIDE D'UKRAINE 32-33?

Le Parti communiste français appelle donc tous les démocrates à faire échec au projet liberticide. Qu’est-ce que l’Europe, d’ailleurs, gagnerait à promouvoir une histoire officielle aussi caricaturale, alors même que la plupart des historiens se refusent à elle ? L’histoire du XXe siècle et des régimes qui se sont réclamés du communisme doit se faire, dans la plus grande rigueur, sans rien estomper des ombres et des lumières, dans la confrontation exigeante des points de vue. Le PCF n’a rien à craindre de cette confrontation.SANS BLAGUES! Pour sa part, il a décidé de la favoriser en mettant ses archives à la disposition des chercheurs. Ce faisant, il reste fidèle à ses racines démocratiques SANS BLAGUES!, de 1789 à la Résistance DEPUIS JUIN 1941 ; il est conséquent avec son projet démocratique de dépassement du capitalisme et de toutes les dominations.

Dans l’immédiat, les communistes français feront tout pour repousser une décision qui ferait peser une grave menace sur la vie publique de notre continent. L’Europe, celle des luttes populaires, des Lumières et de l’antifascisme, ne peut pas accepter une telle honte.

Parti communiste français
Paris, le 18 janvier 2006

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