L'Amnésie habituelle des crimes communistes
Le Cambodge continue son histoire, le pays est sous la coupe de Hun Sen et de son parti, le PPC. Comme il se doit dans un pays qui se proclame démocratique, il faut faire, de temps en temps, des élections. Grâce à cela, quelques média parlent parfois du Cambodge.
Libération, 27 juillet 2008. Cambodge: le pouvoir reste en place après les élections. Ce n'est pas une surprise si le gang à Hun Sen gagne les élections: d'éventuelles fraudes ne doivent pas cacher le travail de fond pour obtenir cette victoire: corruption généralisée, réseaux claniques, arrosages et prébandes, Hun Sen sait faire les choses, et si une majorité de Cambdogiens participe à ses magouilles, c'est qu'ils ne valent pas mieux que Hun Sen. Un politicien corrompu ne peut corrompre des gens intègres!
Le Temps, Arnaud Dubus, 25 juillet 2008. L'amnésie habituelle: Arnaud Dubus "oublie" que Hun Sen était un khmer rouge et qu'il a manoeuvré pour empêcher le procès des communistes et permis qu'ils puissent vivre tranquillement au Cambodge. Il affirme ensuite que: "le Cambodge n'offre pas l'image de la vibrante démocratie pluraliste que les Nations unies avaient essayé d'implanter, en préparant le terrain à des élections libres au sortir de la guerre civile, au début des années 1990.". Mais ces Nations unies, qu'ont-elles fait pendant et après le génocide?
Libération, 26 juillet 2008. Ce que Le Temps "oublie", au moins Libération en parle: la collusion entre le PPC de Hun Sen et des Khmers rouges. "Le PPC leur a pourtant ouvert les bras. Les uns et les autres affirment en chur vouloir «tourner au plus vite la page du passé»". Pour cela, qu'ils se constituent prisonnier et demandent à être jugé.