Le négationnisme du génocide des Khmers rouges

Le négationnisme prend deux formes: l'amnésie et le sophisme démontrant qu'il n'y aurait pas eu de génocide. Ne pas oublier une forme intermédiaire décrivant les horreurs des Khmers rouges en occultant que c'étaient de vrais communistes!


Le résultat: le peuple cambodgien libéré des impérialistes et du capitalisme.
Le socialisme: des individus, cobayes dociles d'un état tout puissant.
Quant aux socialistes des "démocraties bourgeoises", ils ont soutenus et excusés ce régime, négation des Droits de l'Homme et de tout humanisme.
389 charniers principaux ont été recensés entre 1995 et 2006.

L'oubli est évidemment la stratégie la plus utilisée, une amnésie partagée par la gauche usant de diversion sur les crimes des “fascistes”, ou en l'occurence de l'impérialisme américain, pour tenter de cacher l'horreur de la construction du socialisme. Il y a aussi l'amnésie partielle qui décrit effectivement le génocide sans le relier à ses responsables: les communistes du parti communiste cambodgien. Et enfin, les négationnistes qui tentent de démontrer l'impossibilité ou l'irréalité du génocide.

Parmi eux un certain Sacha Sher, historien, a étudié durant six ans la vie, les idées et la politique des membres de la gauche cambodgienne, depuis leurs études à Paris jusqu'à la chute du régime révolutionnaire. Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Sher) en parle normalement alors que toute personne amalgamée avec le fascisme est vomie. Mais le négationnisme des crimes communismes peut se faire sans remords ni menaces! «Selon lui, si le régime a bien éliminé les officiers de l'ancien régime (ce qui constitue un crime contre l'humanité), en revanche, la plupart des victimes ont disparu à cause de la malnutrition, des maladies, des cadences de travail, des conditions de vie dans les prisons, des suicides, et des purges de moins en moins sujettes à la rééducation ou à des peines de prison, selon un processus stalinien. […] Sa thèse de 2002 «Le parcours politique des "Khmers rouges": formation, édification, projet et pratiques, 1945-1978» qui sert de base à la rédaction de son ouvrage "Le Kampuchéa des Khmers rouges". Dans cet ouvrage, Sacha Sher émet la conclusion qu'il n'y a pas lieu de parler de génocide cambodgien, car il n'existe nulle trace documentaire (interne au parti ou dans les confessions de cadres extraites sous la torture) d'un quelconque plan de destruction en tout ou en partie d'un groupe pour son appartenance, religieuse, ethnique, raciale, ou autre. Voilà qui va certainement consoler les survivants!

Une version actuelle de: pas vu pas pris! pas de trace documentaire, donc pas de génocide!

Une telle mauvaise foi provient souvent des "idiots utiles" qui ne peuvent admettre leur grave erreur: ceux qui croyant soutenir le peuple ont en fait servi les bourreaux du peuple!

Les Khmers rouges, toujours et encore la même catastrophe que Lénine, Staline and Co

Les Khmers rouges reproduisent en accéléré les échecs de leurs prédécesseurs qui amènent à la faillite de l'économie. Et au lieu d'accuser le commanditaire de cette politique erronée, Karl Marx, ils mettent la faute sur des "saboteurs" alors que les vrais saboteurs, ce sont les dirigeants du parti communiste.


Les faux saboteurs et ennemis du peuple


Le parti communiste PCK: Les vrais saboteurs et ennemis du peuple

L'affirmation de Marx sur la supériorité du mode de production socialiste est FAUSSE. Combien encore de millions de morts avant de comprendre que c'est une énorme crétinerie, aussi grosse que la vanité de l'auteur du “Manifeste du parti communiste”, la genèse de l'horreur!

Un autre texte de Sacha Sher qui reprend les “explications classiques” (confiscation disproportionnée, excès de « volontarisme » et d’ « impatience », défauts d’organisation, lenteurs bureaucratiques, etc.) pour excuses les crimes des dirigeants communistes. De plus, le but caché est de faire croire que la “transformation socialiste” serait positive sans ces "erreurs", alors qu'elle ne provoque toujours que la misère puis la terreur, car les dirigeants communistes attribuent cet échec à des sabotages alors qu'elle résulte de l'imposture de leur action de “transformation révolutionnaire pour accélérer le progrès social” qui aboutit à son contraire.

Sacha Sher devrait visiter S21 et Choeung Ek, consulter le centre de documentation! En dépit de sa naïveté de philo-communiste, le chapitre 4 de l'ouvrage de Sacha Sher, "Le Kampuchéa des Khmers rouges", révèle des faits exacts sur le rôle du PCF dans la formation des 3 leaders des Khmers rouges.


27/11/2008 L'avocat Vergès proclame qu'il n'y a pas eu de génocide au Cambodge. De plus, si son affirmation «Mon client n'a jamais occupé de position d'autorité au sein de la police ou des forces de sécurité du pays.» est véridique, alors il y a au beaucoup d'innocents condamnés à Procès de Nuremberg.

Hélas, Sylvaine Pasquier n'a pas demandé depuis quand Vergès connaissait son client Khieu Samphan. Depuis le début des années 1950 quand ils fréquentaient tous deux la Sorbonne et étaient proches ou membres du parti communiste français. Aussi, la journaliste, visiblement mal informée, met en doute le fait que Vergès aurait également Saloth Sar (Pol Pot) à Paris, ce qui est tout à fait plausible, vu qu'ils devaient fréquenter l'école du PCF aussi! Au delà de la personnalité de Vergès pratiquant la provocation pour attirer l'attention et flatter ainsi son égo vantard et mythomane, force est de constater que les tribunaux de l'ONU, comme le TPIY, ont accusé Slobodan Milosevic pour le massacre de Sebretnitza, qualifié de “génocide”, provoquant 8'000 victimes, soit 2'000 fois moins que les Khmers rouges!


Les complices des communistes khmers dont certains demeurent négationnistes

Dans son livre témoignage “La digue des veuves”, la Française Denise Affonço évoque un “ "enfant de salaud" je l'ai rencontré en 1990 dans le cadre de mon travail à l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'UEO (devenu de l'UE en 2002): c'est un universitaire européen - il affirmait que les Khmers rouges n'avaient jamais fait de mal à une mouche, qu'il avait visité Phnom Penh en 1978 et pu constaté que les Khmers rouges vivaient heureux.” Il s'agit d'une délégation suédoise dont un des membres, Gunnar Bergstrom a eu une attitude responsable. "Ce que j'ai vu... et n'ai pas vu" dans le Cambodge des Khmers rouges: les excuses d'un Suédois sur http://ka-set.info/actualites/khmers-rouges/cambodge-photographe-suedois-propagande-gunnar-bergstrom-081117.html

Dans cette délégation qui a remplit un rôle de désinformation niant en 1978 le génocide en cours au Cambodge, Gunnar Bergstrom a eu le courage d'avouer son erreur et sa complicité, mais pas les 3 autres dont l'“enfant de salaud“, qui persiste à être un négationniste!

Elle mentionne aussi: “Tout comme un reportage d'un journaliste britannique (dont le nom m'échappe) des années 90 qui affirmait que les cadavres retrouvés dans les charniers étaient les corps de Cambodgiens tués par les Vietnamiens ! Comment doit-on réagir face à cette désinformation ? Colère, dégoût, mépris ou indifférence ? Eh bien non, la colère me pousse à me battre davantage pour faire connaître la vérité au monde entier.”


Les Khmers rouges, des communistes comme Lénine et Staline

Le négationnisme des crimes communistes, version Pierre Jeanneret, du parti du travail suisse, parti communiste d'obédience soviétique jusqu'à la fin de l'URSS et qui survit encore en 2009!

Ainsi donc, pour Pierre Jeanneret, «L'expérience du «Kampuchéa démocratique», de 1975 à 1979, engendra l'une des pires tragédies du XXe siècle». Mais cela n'aurait rien à voir avec le communisme!?!? Il affirme: «Si l'on exclut l'explication trop facile de la «démence» de Pol Pot, ou les anathèmes contre un communisme qui serait «intrinsèquement pervers», qui - nations et individus - porte la responsabilité de l'hécatombe?»

Pierre Jeanneret exclut donc le fait que le communisme soit «intrinsèquement pervers», parce qu'il est communiste! Et pour cela, il doit falsifier l'Histoire, tordre les faits, mésinterpréter la réalité afin qu'elle se conforme à son credo marxiste.

Pol Pot et ses acolytes, mégalomaniaques, ont voulu faire en quelques mois, ce que Lénine et Staline ont réalisés en 20 ans. Et le chiffre des victimes sont comparables! La Russie des Romanov comptaient 130 millions d'habitants: par la guerre civile et la terreur rouge provoquées par le coup d'état d'octobre 1917, l'exil forcé, la famine de 1922-23, la collectivisation de 1929-30, la grande famine de 1932-33, la grande terreur de 1937-38, les morts en déportation et la répression quotidienne, sans compter les suicides de désespérés (Maïakovski), plus de 35 millions de morts, soit environ le quart de la population de la Russie. Les communistes khmers, formés à Paris par le PCF, du temps de Staline, ont aussi exterminés le quart du Cambodge, mais cela en 4 ans.


Parmi les négationnistes du génocide, l'ONU

En effet, l'accusation de génocide n'a pas été retenue par le Tribunal des Khmers rouges sous le prétexte fallacieux que la législation de l'ONU ne reconnaît le génocide quand il s'agit de massacres relatifs à la race et non du fait de la classe sociale. Liquider physiquement tous les nobles, les bourgeois, les petit-bourgeois, les commerçants dans un pays, cela ne compte pas! Ouf, Karl Marx et les communistes échappent ainsi à toute poursuite!

Pourtant, cela n'est qu'une imposture car il y avait matière à génocide. Or cette qualification est incontestable s’agissant de l’élimination de près de 40 % de la population de confession musulmane, les Chams, pour la seule raison qu’ils étaient chams. Elle semble tout aussi avérée pour les milliers de personnes exécutées parce qu’elles n'avaient pas “une âme khmère dans un corps khmer”: Khméro-Thaïs, Sino-Khmers et surtout Khméro-Vietnamiens ou suspects de sympathie pour le Vietnam.

En fait, pour être précis, il faudrait parler de génocides au pluriel car les Khmers rouges ont commis un génocide de classe et d'autres contre des individus sur le seul fait de leur confession ou de leur nationalité.

A noter que le massacre de Srebrenitza (8'000 personnes) a été qualifié, par le TPIY, de génocide!

Définition de génocide pour l'ONU: la destruction en tout ou en partie d'un groupe pour son appartenance, religieuse, ethnique ou raciale.

A noter que l'assassinat de 60'000 bonzes et religieuses, ainsi que des prêtres catholiques, le Tribunal des Khmers rouges l'“oublie”. Quand on liquide tous les religieux d'un pays, n'est-ce pas un génocide? Et sans oublier la destruction des temps?


Conférence internationale Kampuchéa. Elle s'est tenue à Stockholm les 17 et 18 novembre 1979 par 250 personnes venues de 31 pays. La conférence a condamné l'occupation brutale du Kampuchéa par le Vietnam. Elle demande le retrait de toutes les troupes étrangères pour que le peuple soit libre d'exercer son droit à l'auodétermination. ... Selon Le Drapeau rouge de l'OCS de décembre 1979. Il serait encore utile de connaître les noms des 250 présents, tous complices du génocide!


ET EN SUISSE?

Le Parti Suisse du Travail est loin d'être le seul négationniste du génocide du peuple cambodgien par les communistes. Durant les années 1970, de nombreux groupes ont protesté contre les bombardements américains, et cela à juste titre, mais quand la chappe de plomb du communiste c'est abattue sur le Laos, le Cambodge et la République du Sud-Vietnam, avec son renforcement dans la République démocratique du Vietnam, personne n'a été solidaires des peuples de ces pays soumis aux pires atrocités. Parmi les faux défenseurs de ces peuples:
- L'Orgamisation Communiste Suisse et son mensuel, le Drapeau rouge, vont suivre aveuglément la politique de Pékin. Pendant les 4 ans du génocide, ils soutiennent les Khmers rouges contre le peuple du Cambodge. Leur soutien se poursuivra après l'arrivée des troupes vietnamiennes, en décembre 1978- janvier 1979, puisqu'ils adhèrent à un comité de soutien aux Khmers rouges formés à Stockholm, peut-être par les 4 marxistes qui ont fait un voyage au Kampuchéa en août 1978, et qui participèrent à fond dans la campagne de désinformation niant le génocide. De plus, l'OCS soutient la création à Berne, le 16 juin 1979, de l'«Association d'Amitié Suisse-Kampuchéa démocratique», avec un comité national chargé de mettre en oeuvre l'action de l'AASKD. Il serait intéressant de connaître les membres de cette association de soutien aux Khmers rouges!
- L'organisation “Indochine vaincra”

Parmi les complices du génocide qui, et pour cause, ont participé à la conspiration du silence.

Organisation comité Indochine et comité Indochine vaincra, Genève le 21 avril 1975.

4 jours après l'entrée des communistes khmers à Phnom Penh, il y a déjà des dizaines de milliers de victimes. C'est ce qu'on a célébré à ce meeting?

Parmi les membres de ces organisations, Ruth Dreyfuss et Nils de Dardel… qui devraient aussi être jugé à Phnom Penh! On peut toujours rêver!

Avec Sok Mathaeung

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