Les communistes dit Khmer rouge accusé de génocide, mais pas de classe

Il semblerait que la ECCE admette enfin le génocide de classe, ce qui fera jurisprudence, un grand pas pour l'humanité. En fait, il s'agit du génocide de race, mais que les communistes khmers aient détruit physiquement le bouddhisme (prêtres et moines avec les temples) et les bourgeois, petits-bourgeois et artisans après les avoir volés, ce génocide religieux et le génocide de classe, le tribunal international l'“oublie”! Curieux, car les crimes de ces deux génocides sont hurlantes!


Khieu Samphan inculpé de génocide

LeTemps.ch, AFP, Arnaud Dubus, samedi 19 décembre 2009

Khieu Samphan. (Keystone)

Le tribunal de Phnom Penh parrainé par les Nations unies a mis en examen l’ex-chef de l’Etat khmer rouge après des poursuites similaires signifiées contre l’ex-numéro deux du régime de Pol Pot, Nuon Chea, et l’ancien chef de la diplomatie Ieng Sary

Pour la première fois, des inculpations de génocide ont été prononcées contre des anciens dirigeants khmers rouges qui doivent comparaître en 2011 devant le tribunal de Phnom Penh, composé de juges cambodgiens et étrangers. Après l’ex-numéro deux du régime Nuon Chea et l’ancien chef de la diplomatie Ieng Sary, l’ex-chef d’Etat du régime de Pol Pot, Khieu Samphan, âgé de 78 ans, a été inculpé vendredi de génocide par les deux co-juges d’instruction. Les trois hommes sont déjà inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour le massacre de 1,7 million de personnes, soit 25% de la population khmère de l’époque.

Vietnamiens et Chams

L’inculpation de génocide repose sur la conviction des juges d’instruction que les dirigeants khmers rouges ont voulu détruire deux communautés spécifiques, celle des Chams musulmans et celle des Vietnamiens. Selon les Nations unies, le génocide se définit en effet comme «des actes commis avec l’intention de détruire, en totalité ou en partie, un groupe racial, ethnique ou religieux».

Selon Youk Chang, directeur du Centre de documentation du Cambodge qui collecte les archives sur le régime khmer rouge, les preuves de génocide sont solides dans les deux cas. «Dans le cas des Vietnamiens, c’est très clair. Les Khmers rouges diffusaient sur leur radio des communiqués affirmant qu’ils voulaient massacrer tous les Vietnamiens», dit-il. Selon le Centre de documentation, très peu de résidents vietnamiens au Cambodge ont survécu au gouvernement khmer rouge, entre avril 1975 et janvier 1979. Après le début d’un conflit armé entre le Cambodge et le Vietnam en 1977, les purges contre les Vietnamiens se sont accélérées. Plusieurs centaines de soldats vietnamiens capturés pendant le conflit ont été exécutés au centre de tortures S-21 à Phnom Penh, dirigé par Douch, premier responsable khmer rouge à être jugé. Le verdict à son encontre doit être prononcé en mars prochain.

Après leur prise du pouvoir en 1975, les Khmers rouges avaient interdit aux Chams de pratiquer leur religion. Cela avait provoqué des soulèvements dans plusieurs villages de la province de Kompong Cham, lesquels avaient été suivis d’une répression extrêmement brutale. Une communauté entière avait été massacrée sur l’île de Koh Phal, au milieu du Mékong. «Les Khmers rouges avaient forcé les Chams à manger du porc et à quitter leurs habits traditionnels. Après la révolte, les Khmers rouges sont devenus paranoïaques vis-à-vis des Chams. Il y avait clairement une politique raciste à leur égard», affirme Youk Chang. On estime qu’entre 100'000 et 400'000 Chams sont morts sous le régime de Pol Pot.

Seul mot utilisé en khmer

Certains observateurs estiment que cette inculpation de génocide risque de compliquer le procès et de jouer en faveur de la défense, laquelle pourrait argumenter que les Khmers rouges identifiaient leurs ennemis selon des critères politiques, et non en termes de communautés ethniques ou religieuses. «Cela va permettre à la défense de créer un rideau de fumée», pense David Chandler, auteur de plusieurs ouvrages sur le régime khmer rouge. Youk Chang, lui, n’est pas d’accord. Il affirme au contraire que cela va renforcer le soutien des Cambodgiens pour le procès en cours. «Le mot génocide est le seul mot utilisé en khmer par tous les survivants depuis trente ans, dit le directeur du Centre de documentation. La notion de crime contre l’humanité n’a pas de traduction en khmer. «Génocide» est le seul mot qu’ils comprennent véritablement

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