Déclarations d'Hillary Clinton en visite au Royaume de Cambodge

Incidemmment, cette dépêche de l'AFP parle de : « Une allusion directe à des enquêtes qui visent cinq autres individus, dont l'identité n'a pas été révélée.» Mais le Premier ministre Hun Sen, lui-même ancien cadre intermédiaire khmer rouge continue de freiner le travail du Tribunal…


Publié le 01/11/2010 à 12:30 AFP 2
http://www.lepoint.fr/monde/cambodge-hillary-clinton-soutient-le-tribunal-international-pour-les-khmers-rouges-01-11-2010-1256892_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101101

Cambodge: Hillary Clinton soutient le tribunal international pour les Khmers rouges

Le tribunal parrainé par l'ONU "poursuit en justice certaines des personnes qui ont causé tant de souffrances (...). Le travail du tribunal est douloureux mais nécessaire pour maintenir une paix durable", a déclaré Hillary Clinton devant de jeunes Cambodgiens.

La secrétaire d'Etat américaine a rendu hommage lundi au travail "douloureux mais nécessaire" du tribunal international de Phnom Penh sans toutefois provoquer le gouvernement cambodgien, qui s'oppose à un troisième procès de hauts responsables Khmers rouges.

Le tribunal parrainé par l'ONU "poursuit en justice certaines des personnes qui ont causé tant de souffrances (...). Le travail du tribunal est douloureux mais nécessaire pour maintenir une paix durable", a déclaré Hillary Clinton devant de jeunes Cambodgiens.

Hillary Clinton au Mémorial de S21
Hillary Clinton au Mémorial de S21

"Les pays prisonniers de leur passé ne brisent jamais ces chaînes pour construire l'avenir que leurs enfants méritent", a-t-elle ajouté, se disant "très fière de voir dès le début la volonté (du Cambodge) de faire face à ce passé avec courage et honnêteté".

Environ deux millions de personnes, soit un quart de la population du pays à l'époque, sont morts sous la torture, d'épuisement ou de malnutrition, avant que le régime des Khmers rouges (1975-79) ne soit renversé par les forces vietnamiennes. Le "Frère numéro un", Pol Pot, est décédé en 1998.

Au terme de son premier procès, le tribunal a condamné en juillet à trente ans de prison "Douch", l'ex-chef de la prison de Tuol Sleng où ont été torturées quelque 15.000 personnes avant d'être exécutées.

Le mois dernier, quatre autres anciens hauts responsables du régime au profil plus politique, dont le "Frère Numéro Deux" Nuon Chea, ont été renvoyés devant le tribunal pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Mais le Premier ministre Hun Sen, lui-même ancien cadre intermédiaire khmer rouge avant de faire défection, a déclaré la semaine dernière qu'"une troisième affaire ne serait pas autorisée", lors de la visite du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Une allusion directe à des enquêtes qui visent cinq autres individus, dont l'identité n'a pas été révélée.

Lundi, le ministre cambodgien des Affaires étrangères Hor Namhong a répété qu'un troisième procès "mettrait en danger la paix et la stabilité du Cambodge" et que cette instabilité serait un "obstacle au développement" du pays.

Ban Ki-moon avait estimé que c'était au tribunal seul de juger de l'opportunité de nouvelles poursuites. Mme Clinton n'a pour sa part pas clairement soutenu les nouvelles procédures.

"En mémoire de la souffrance tragique du peuple du Cambodge et dans l'espoir qu'il y aura un avenir de paix, de prospérité et de plus grande sensibilisation à ce qui doit être fait pour faire avancer ce pays, y compris des procès, (l'établissement) des responsabilités et la réconciliation", a-t-elle écrit dans le libre d'or du musée du génocide, installé dans les bâtiments de Tuol Sleng.

La communauté internationale se doit de "consulter étroitement" le gouvernement sur ce dossier, a-t-elle cependant estimé, jugeant que la "priorité" était au second procès, attendu au premier semestre 2011 et dont le financement reste à boucler.

"Nous sommes totalement d'accord avec le gouvernement sur le fait que le deuxième procès doit commencer aussi vite que possible".

Washington a promis en mars une enveloppe de 5 millions de dollars pour le tribunal, dont le principal donateur international est le Japon.

Mme Clinton, qui devait aussi rencontrer Hun Sen, devait également "souligner l'importance d'une opposition crédible et du respect des droits de l'Homme" dans le pays, selon l'ambassade américaine.


2 COMMENTAIRE(S)

gépadsouLe communismelundi 01 novembre | 15:31
C'est ça qu'on nous promettait pour notre plus grand bonheur ! Comment peut-on être encore communiste de nos jours ?

fafiaToujourslundi 01 novembre | 14:32
Oui ! La souffrance d'un peuple face au communisme, il faudra toujours dénoncer et se souvenir !

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