Les derniers dirigeants encore en vie en 2006

C'est le rappel utile de Philippe GRANGEREAU, journaliste à Libération dans un article du Samedi 22 juillet 2006: «Il n'y a plus qu'une poignée de hiérarques khmers rouges susceptibles d'être traduits en justice. La plupart des leaders sont morts ou en liberté et leur santé est fragile.»

Voici la liste qu'il publie:

Kang Kek Ieu, 64 ans, est le seul en prison. Surnommé «Duch», il dirigeait la prison S-21 de Tuol Sleng, où 15 000 personnes ont été torturées et exécutées.

Nuon Chea, 79 ans. «Frère numéro 2» et bras droit de Pol Pot.

Khieu Samphan, 75 ans. Intellectuel, titulaire d'un doctorat à la Sorbonne, chef de l'Etat du régime khmer rouge qu'il continua de représenter à l'ONU après sa chute en 1979. Il aurait disparu depuis une semaine.

Ieng Sary, 77 ans. Ex-ministre des Affaires étrangères du régime. Il s'est rendu plusieurs fois à Pékin pour s'assurer du soutien chinois et s'approvisionner en armes.

MAIS, LES KHMERS ROUGES NE SONT PAS LES SEULS COUPABLES DU GENOCIDE

D'abord, on omet systématiquement Norodom Sihanouk:

Le Monde, 3 avril 1975, page 3. "Dans un appel diffusé jeudi dernier par l'agence de presse du gouvernement royal d'union nationale du Cambodge, M. Khieu Samphan rappelle que «les forces du Front uni national du Cambodge, avec le prince Sihanouk en tant que chef de l'Etat et le gouvernement royal à leur tête comme seuls représentants légitimes de la nation et du peuple khmers, evraient gouverner sur l'ensemble du pays, y compris sa capitale»."

Aujourd'hui, 30 ans après, Norodom Sihanouk répond quand l'interroge sur sa co-responsabilité dans le génocide cambodgien, il répond: «on n'en parle plus». Pourquoi n'est-il pas avec les autres accusés?

Mais, il y a Kissinger, le conseiller "génial" d'un criminel et malsain président des Etats-Unis, Richard Nixon, qui a trahit la République du Sud Vietnam pour ouvrir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine, dirigée par un méga-assassin, Mao Tsétoung.

Giscard d'Estaing qui a reconnu le GRUNC avant la prise de Phnom Penh et qui n'a rien fait durant le génocide.

Bouteflika, président en 1975, de l'Assemblée générale en 1975.

Et de nombreux autres, Lacouture, journaliste qui a caché la présence de troupes vietnamiennes au Cambodge au début 1975, Patrice de Beer, journaliste du Monde, etc...

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