Le génocide des khmers rouges: bibliographie, documents et témoignages

camp de Khao I Dang Enfin un livre sur toute l’histoire de Krousar Thmey !

A l’occasion du 20e anniversaire de Krousar Thmey, l’homme par qui tout a commencé, Benoît Duchâteau-Arminjon aussi plus communément appelé « Bénito », a pris la plume pour nous faire partager l’histoire de la fondation. Le livre, intitulé « Un humanitaire au Cambodge – Krousar Thmey, une nouvelle famille », publié aux Editions du Pacifique, permet de comprendre son engagement, le contexte exceptionnel de la création de Krousar Thmey, les difficultés rencontrées notamment dans la transmission des responsabilités aux Cambodgiens, et le chemin parcouru depuis 1991…
De la découverte des camps de réfugiés au rapatriement, de l’arrivée de Wanna à la création de l’ensemble du réseau d’écoles pour enfants aveugles ou sourds du Cambodge, c’est l’histoire passionnante de ce jeune français, qui quitte son poste de contrôleur de gestion pour Accor afin d’aider les enfants cambodgiens.

Pour soutenir ou acheter le site de Krousar Thmey

camp de Khao I Dang Vivre et revivre au camp de Khao I Dang. Une psychiatre humanitaire.
Jean-Pierre et Colette Hiegel, Fayard 2006,
respectivement psychiâtre et psychologue, ont travaillé pendant de longues années dans les camps de Thaïlande, principalement auprès des réfugiés cambodgiens, dont les besoins psychologiques étaient immenses, après les années d'horreur qu'ils avaient vécues sous les khmers rouges. C'est la souffrance de ces réfugiés qu'ils relatent dans ce livre ainsi que les moyens qu'eux-mêmes ont mis en oeuvre pour tenter de la soulager et d'aider cette population traumatisée à trouver le chemin de sa renaissance.

Ouvrage qui pallie le total abandon des victimes des régimes communistes, une fois l'horreur arrêtée et aussi pendant. Aucune aide, et encore moins de sympathie de la part des “progressistes” et autres tiers-mondistes, qui ont été complices des bourreaux. Alors, ils “oublient” leur complicité et aussi les victimes! Et pas de victimes, donc plus de coupables!

Le Kampuchéa Démocratique et le régime des Khmers Rouges Avril 1975- janvier 1979

25 avril 2004, par Alain Bossoutrot. Cet article propose des références littéraires et des adresses internet sur la période khmere au Cambodge. http://www.clionautes.org/spip.php?article509

1 - Témoignages

A Cambodian Prison Portrait ; One Year in the Khmer Rouge's S-21”, Vann Nath, Editions White Lotus, Bangkok, 1998

Vann Nath a été le premier témoin à comparaître. Sourcils broussailleux, toujours calme et digne, il a répondu avec sobriété et précision aux questions des juges et des procureurs. Il a évoqué les conditions “tellement inhumaines” imposées aux prisonniers de S-21 : couchés côte à côté dans une salle commune, les pieds entravés par une longue barre d'acier, il leur était impossible de parler ou même de bouger sans la permission des gardiens. Une fois par semaine, en guise de “douche”, un gardien les arrosait pendant quelques minutes à l'aide d'un tuyau d'arrosage. “J'y ai perdu mon humanité... C'est une relation qu'on ne peut imaginer qu'entre humains et animaux”, a-t-il déclaré. Suite de l'article… 
Hour Chea Quatre ans avec les Khmers rouges
préface de Jean Lacouture, agent des Khmers rouges! 15 février 2007

Plus jamais ça ! Tel est le cri de Hour Chea, fils de paysans khmers, étudiant boursier devenu un brillant microbiologiste à l’Institut Pasteur de Lille, qui choisit de regagner son pays natal en février 1976, peu après la chute de Phnom Penh. Après son retour volontaire en 1976, il fuit en Thaïlande en 1979. RSR Recto-Verso 17h00 17 avril 2007. Une fois de plus, l'utopie communiste devient un cauchemar. Sur le modèle des alcooliques anonymes, fonder “les communistes anonymes” pour les libérer de l'idéologie marxiste, la plus sanglante tromperie de tous les temps.

J'ai cru aux Khmers rouges”, Ong Thong Hoeung. Buchet Chastel, 272 pages, 20€.

L'auteur vit retraité en Belgique dont il a acquis la nationalité.. En 2002, il a signé un récit autobiographique bouleversant sur son retour au Cambodge en juillet 1976. Ce qui confirme l'importance à dénoncer l'imposture communiste qui continue à faire des victimes et à être imposée par les agents infectés par le marxisme-léninisme!

Rescapée de l'enfer des Khmers rouges
Denise Affonço, David Chandler

Récit (poche). Paru en 04/2008

«Pour que cet épisode macabre ne sombre pas sous les thèses négationnistes, Denise Affonço a puisé au fond de ses entrailles blessées les souffrances injustement vécues.» L'Est Républicain

Denise Affonço “La Digue des veuves” Presses de la Renaissance (2005). Elle voit ses êtres chers disparaître les uns après les autres sous le régime des Khmers rouges. Notamment sa fille Jeannie, morte d'inanition à l'âge de 9 ans le 9 novembre 1976. Elle sort du sanguinaire Kampuchea démocratique "plus morte que vive", selon ses mots, sauvée d'une mort proche certaine par l'arrivée des troupes vietnamiennes. Etrangère vietnamophone, elle est appelée par les nouvelles autorités mises en place par le Vietnam - et en quête de légitimité - à témoigner au procès d'août 1979 qui juge la "clique Pol Pot-Ieng Sary", et à rédiger sa traversée du régime khmer rouge. Un manuscrit qu'elle reprend 25 ans plus tard et qui sera publié aux Presses de la Renaissance en 2005 (La Digue des veuves), avant d'être réédité en 2008, cette fois-ci sous le titre Rescapée de l'enfer des Khmers rouges. Interview à http://ka-set.info/actualites/khmers-rouges/cambodge-khmers-rouges-denise-affonco-tribunal-survivante-080911.html

L'enfer khmer rougeUne Enfance en Enfer ; Cambodge, 17 avril 1975 à 8 Mars 1980 », Malay Phcar, Robert Laffont, 2005. “J'ai lu” no 8115.

Malay Phcar vit en France depuis 1980. Malgré la distance le Cambodge est cher dans mon coeur. Page 60 «Rong est assis contre un jeune arbre. Il s'est assoupi. Il a un air paisible, un beau visage de viuex. Garder les boeufs du village avec lui et son ami Khan. Je travaille enfin comme les grands, je me sens plus utile. Rong et Khan ont a cinquantaine. Ils sont gentis, ce sont d'anciens villageois, ils sont toujours habité ici, avant que les khmers rouges existent, avant qu'ils arrivent pour les «libérer». Les libérer de quoi?»

Ung Daravichet Chai Soma, “L’enfant de l’Angkar”, Editions du Rocher: l'auteur s'est retrouvée séparée de sa fille à l'arrivée des Khmers rouges. En France, elle a attendu dans l'angoisse et l'impuissance. Les retrouvailles ont eu lieu, mais depuis, elle court après une impossible rédemption.

pol pot

La machine khmère rouge”, Rithy Panh & Christine Chaumeau, Flammarion (2009)

Pendant trois ans, Rithy Panh et son équipe ont recherché les victimes rescapées et leurs anciens bourreaux de S-21, centre khmer rouge d'extermination du régime de Pol Pot. Ils les ont convaincus de se rencontrer là où, il y a vingt-cinq ans, les uns étaient victimes de l'administration de la mort, les autres au service de l'appareil d'extermination. Ni un abécédaire de l'horreur, ni un dossier d'instruction, cet ouvrage est un courageux travail de mémoire. II est indispensable au moment où les principaux responsables khmers rouges attendent, en prison, d'être jugés. Biographie des auteurs: Rithy Panh est cinéaste. Il est l'un des réalisateurs cambodgiens les plus primés. Il a notamment reçu le prix Albert Londres pour S-21 la machine de mort khmère rouge. Christine Chaumeau travaille à Courrier international où elle est responsable de la zone Asie du Sud-Est.

François Bizot, “Le portail”, Table ronde, 2000. (repris en édition Gallimard Folio). Membre de l’Ecole française d’Extrème Orient, il est capturé par les Khmers Rouges en 1971 et fait le récit de sa détention et de ses interrogatoires par Douch. La seconde partie de son témoignage illustre la prise de Phnom Penh jusqu’au départ des derniers occidentaux réfugiés à l’ambassade de France.

Le Pin Yathay, “L’utopie meurtrière”, Robert Laffont, 1979.
"Tu vivras, mon fils", par Pin Yathay, à propos du génocide mis en oeuvre par les Khmers rouges au Cambodge, éd. Archipel, octobre 2000. Voir : http://www.diploweb.com/p9yath01.htm

 Ken Khun, “De la dictature des Khmers Rouges à l’occupation vietnamienne, Cambodge 1975-1979”, L’Harmattan, 1997, collection « Mémoires asiatiques ». La déportation et les souffrances d’un professeur de lettres et de sa famille sous le régime de Pol Pot.

Bernard Hamel, journaliste à l'agence Reuter de Phnom Penh de 1964-1975. Hamel démonte l'imposture du coup d'état de Long Nol, en fait de la machination de Norodom Sihanouk qui se tire pour faire un chantage, croyant son pouvoir restreint. Comme le roi et chef de gouvernement ne rentre pas de séjour à Paris et se rend à Pékin, de facto, Lon Nol, premier ministre nommé par Sihanouk, devient ad interim, chef de l'Etat. Pour couvrir la responsable écrasante de Norodom Sihanouk dans l'arrivée au pouvoir des khmers rouges, ces anciens ennemis dont il devient l'allié, on met en cause évidemment la CIA qui aurait organisé un coup d'état qui n'a jamais eu lieu! Mais les «idiots utiles» adorent les bons mensonges!

2 - Essais

pol pot

"Pol Pot anatomie d'un cauchemar", Philip Short, Denoel, 2007. Sous les Khmers rouges, plus d'un million de Cambodgiens ont péri, victimes d'un véritable crime contre l'humanité, leur pays transformé en un gigantesque camp de concentration. L'auteur retrace la vie de Pol Pot: sa jeunesse paysanne, ses études médiocres, l'influence du bouddhisme, son séjour à Paris (dont l'importance a été longtemps ignorée) et la découverte du marxisme, son habileté politique, la guérilla, la prise du pouvoir, l'asservissement de son peuple, sa chute et, enfin, ses dernières années au fond de la jungle. Cette biographie repose en grande partie sur des sources inédites dont plusieurs centaines d'heures d'entretiens avec d'ex-Khmers rouges, y compris les plus proches compagnons de Pol Pot. L'accès aux archives des partis communistes concernés, une enquête menée à Phnom Penh, Pékin, Hanoï, Moscou et Paris, ainsi que le témoignage des anciens dirigeants du régime, permettent à Short de jeter une lumière crue sur les mécanismes qui ont conduit en enfer un peuple réputé pour sa grande douceur, faisant de lui une nation d'esclaves bâtie sur des charniers.

David Chandler, “S-21 ou le crime impuni des Khmers rouges”, Autrement, 2002. Au-delà de l’organisation de la tristement célèbre prison de Tuol Sleng où furent incarcérés, torturés puis tués plus de 16'000 personnes, un rappel de l’histoire de la période khmer, et surtout une analyse très intéressante du fonctionnement d’un régime socialiste, à savoir paranoïaque et procédurier afin d'exercer un contrôle total.

Philippe Richer, “Le Cambodge. Une tragédie de notre temps”, Presses de Sciences Po, 2001.

Paul Dreyfus, “Pol Pot. Le Bourreau du Cambodge”, Stock, 2000. Biographie de «frère numéro 1».

Ben Kiernan, “Le génocide au Cambodge, 1975-1979”, Race, idéologie et pouvoir. Essais Gallimard 1998.

Henri Locard, “Le "petit livre rouge" de Pol Pot”, ou, Les paroles de l’Angkar, L’Harmattan, 1996. Une compilation de slogans et mots d’ordre du régime de Pol Pot qui illustrent la nouvelle société que voulaient construire les Khmers Rouges. « Qui proteste est un ennemi, qui s’oppose est un cadavre ».

Marek Sliwinsli, “Le Génocide Khmer rouge: une analyse démographique”, par, éd. Harmattan, 1995.

3 - Sites

Sur le génocide:
Cambodian Genocide Program de l’Université de YALE: http://www.yale.edu/cgp/index.html

Sur le procès:
http://cambodge.blogs.liberation.fr

Quelques images... http://www.historywiz.com/khmerrouge.htm

Site de l’Association d’échanges et de formation pour les études khmères. Site généraliste couvrant l’ensembles des domaines touchant au peuple Khmer (histoire, linguistique, géographie, art, religion...): http://aefek.free.fr/pageLibre00010184.html

4 - Films

KHMERS ROUGES AMERS

Réalisation Bruno Carette et Sien Meta France – 2007 95’ – Couleur- VF- VA

Au terme d’une enquête de dix ans, Bruno Carette et Sien Meta tentent d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions. Au delà d’une remise en perspective du contexte historique, leur travail donne une large place aux témoignages des responsables et des acteurs de cette catastrophe humaine.

Quand les Khmers rouges  prennent le pouvoir au Cambodge en 1975, en pleine guerre du Viêt-Nam, ils sont déterminés à créer une société nouvelle. Et ils commencent par la détruire. Violemment.
Pour la première fois, paysans, responsables, soldats, qui ont activement participé à  l’aventure khmère rouge donnent leur vision de l’Histoire. Ils racontent leur perception des années noires du Cambodge : la guerre, la peur, la soumission au chef, le secret, la faim.
Des témoignages rares (avec notamment des interviews exclusives de Khieu Samphan, alors Chef de l’Etat, et Nuon Chea, Frère N°2 le bras droit de Pol Pot) pour tenter de comprendre, sous un angle différent, l’absurdité du drame cambodgien.
Trente ans plus tard, le gouvernement cambodgien est-il prêt à céder aux pressions internationales ? Les anciens chefs khmers rouges encore en vie comparaîtront-ils devant les chambres extraordinaires mises en place par l’ONU et le gouvernement au sein des tribunaux cambodgiens ? Qu’est-ce qui fait que dans l’Histoire d’un peuple la raison bascule ? Comment les Khmers appréhendent-ils cette confrontation avec leur propre Histoire alors que celle-ci ne figure pas dans les manuels scolaires ? La communauté internationale, soucieuse du devoir de justice et de mémoire, procède-t-elle à son propre examen de conscience ?

S21, la machine de mort khmère rouge, Documentaire de Rithy Panh (Cambodge, 2003)

La Déchirure (The Killing Fields), Rolland Joffé, 2 h 18, 1984. Warner Bros. / Universal pictures

L'œil du Khmer rouge, de Carole Vann et Maria Nicollier, REC production SA, Genève, 2008.

au coeur folie khmer
Au coeur de la folie khmère
film de Roshane Saidnattar

Septembre 2009

Pour les leaders des khmers rouges formés au marxisme-léniniste par le parti communiste français alors qu'ils étaient à Paris avec des bourses de la IVe République, leurs actions n'avaient rien de fou mais imitaient ce qu'avait fait Lénine: imposé de gré ou de force le régime communiste, et cela avec tous les moyens: guerre civile, terreur rouge, déportation, spoliation, tortures et massacres de masse.

Pourquoi les communistes aiment les enfants “Le communisme a besoin des enfants. Seulement les enfants obéissent à la tyrannie des adultes sans poser de questions. Seulement les jeunes sont assez naïfs pour haïr toute autorité et détruire toutes les réalisations. Le communisme ne serait pas une illusion mais une cause excitante, héroïque! Pol Pot savait cela. Il pris le contrôle du pays le 17 avril 1975, avec de nombreux gangs de jeunes adolescents appelé les Khmers rouges. Avec des sujets obéissants, Pol Pot assassina presque 2 millions de sa propre nation, un tiers de la population. En moins de 4 ans, Pol Pot créa une société de pur communisme - une tyrannie meurtrière et horrible!” Jean-Louis Margolin, in “Cambodia: A Country of Disconcerting Crimes”

Bibliographie générale sur les crimes des régimes communistes
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