Cambodge

Ben Kiernam, Le génocide au Cambodge 1975-1979 (Gallimard)


République populaire de Chine

Wei Jingsheng, Lettres de prison 1981-1993 (Plon)
Harry Wu, Retour au laogai (Editions Belfond)
Harry Wu, Vents amers (Editions Bleu de Chine)
Harry Wu, Le goulag chinois (Editions Dagorno)
Harry Wu, Laogai (Editions Dagorno)
Dan Shi, Mémoires d'un eunuque (Editions Picquier Poche)
Jin Yi, Mémoires d'une dame de cour (Editions Picquier Poche)
Bette Bao lord, Lune d'été (Editions Plon)
Bette Bao lord, Chine (Guides Arthaud)
Danielle Elisseeff, Histoire de la Chine (Editions du Rocher)
Tang Qiao, Jiang Qing, L'impératrice rouge (Editions Albin Michel)
Sun Ganlu, Respirer (Editions Philippe Picquier)

Le côté obscur de la Chine
Par Pierre GRUNDMANN jeudi 06 mai 2004 (Liberation - 06:00)

Voilà un ouvrage salutaire sur l'envers du décor chinois. Chine, le livre noir nous rappelle que ce pays, en dépit de sa conversion au capitalisme, reste une dictature. Parrainé par Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières, cet ouvrage de documents et de témoignages est préfacé par la sinologue Marie Holzman et le président de Human Rights in China, Liu Qing. C'est un vade-mecum sur les exécutions capitales, la cyberpolice, la répression frappant le Parti démocratique de Chine, les journalistes, les syndicalistes, les chrétiens, les Ouïgours, les Tibétains, les mères des victimes de Tiananmen, etc. Liu Qing, un rescapé du goulag chinois, salue malgré tout certains progrès du fait de «groupes de citoyens prenant leur destin en main sans plus craindre la répression».

Chine, le livre noir, éditions La Découverte, 16 euros.


Sociologie du communisme, l'islam du XXe siècle
Jules Monnerot Membre fondateur du Collège de sociologie Editions du Trident

Religions séculières

L'idéologie marxiste: une conception absolue de la vérité (qui est "donnée" aux nouveaux croyants en même temps qu'elle exclut tous ceux qui ne la possèdent pas). Il déplore une temporalisation de l'idéal chrétien.

"L'absence de transcendance et la substition du futur (la société sans classe) à l'au-delà (paradis) fait du communisme une "religion primitive" et le situe tout en bas de l'échelle hiérarchique des religions considérées comme des organismes sociologiques plus ou moins complets. Les religions séculières sont des formes frustes, inférieures et inachevées de vie religieuse, exposées à un perpétuel démenti des faits".

Dès 1963, Monnerot annonçait: "selon notre pronostic, le Kremlin peut difficilement échapper dans un avenir prévisible à l'éventualité de la liquidation économique du communisme."

Un livre écrit en 1949 et 4 fois réédité.

Au pays de l'avenir radieux de François Hourmant, AUBIER, 288 pages. Prix : 19,82 €.

Lire, février 2000 par Daniel Bermond: A un an de distance, Romain Rolland et André Gide, visitant les mêmes lieux, n'ont pas vu ni entendu les mêmes choses en Union soviétique. Aux louanges émues du premier a succédé le désenchantement du second qui n'a discerné qu'embrigadement et conformisme là où son devancier célébrait l'épanouissement définitif du genre humain. A Moscou, Pékin et La Havane, les intellectuels français se sont plus souvent brûlé les yeux au soleil de la Révolution qu'ils n'ont vu clair tout de suite. Sartre et Beauvoir transfigurés après leur virée dans la sierra Maestra à bord de la jeep de Fidel, Henri Alleg se pâmant au discours du lider maximo beau comme «un poème chantant l'espérance et la foi», Sollers tellement pénétré des clartés de la «pensée Mao Zedong» qu'il pousse la conversion jusqu'à revêtir la vareuse du Grand Timonier, Herriot et Georges Duhamel conquis par la vie à Moscou, la cité parfaite débarrassée de toutes les aliénations qui asservissent l'Occident... Il s'est trouvé d'autres Gide pour calmer ces prurits révolutionnaires mais l'indifférence, quand ce ne fut pas l'hostilité, accueillit leurs appels à la retenue. Simon Leys n'obtint que les sarcasmes de l'intelligentsia européenne tout acquise au ravissement de la journaliste italienne Maria-Antonietta Macciocchi qui n'avait pas su voir à Pékin les «ombres chinoises» que pointait, avant tout le monde, le sinologue belge. Il faut lire le livre de François Hourmant, d'une drôlerie parfois involontaire, qui passe, malgré le sabir du sociologue, comme la meilleure leçon de modestie qui soit.

Piégés par Staline

Documentaire de Nicolas Jallot et Xavier Deleu

De Gaulle clame à Moscou en décembre 1944: "Vive la Russie soviétique".

10'000 citoyens français (les russes blancs) répondent à l'appel de Staline qui promet une amnisitie. A peine arrivés, ils sont arrêtés par le NKVD et envoyés au goulag dans une indifférence totale en France.


L'URSS EN 1930
 
de Boris SOUVARINE
Editeur : IVREA - 1997 Broché - 344 pages 

Sur la demande de Panaït Istrati, Souvarine entreprit de décrire très précisément, en dépouillant plusieurs journaux soviétiques, et à partir d'informations que son ami Pierre Pascal lui faisait parvenir de Moscou, le sort de la population russe afin de confronter ses observations à la propagande officielle. Sur le mode du reportage ce livre est une dénonciation sans appel du stalinisme.


Alexandre Soljenitsyne: le combat d'un homme
documentaire de Pierre -André Boutang 21.10.05 Arte

Documentaire en deux parties:
1. Lutte contre le communisme de 1962 à octobre 1974, date de son exil en occident.
C'est le temps de la lutte et de l'espoir: la chute du communisme devait ramener la Russie traditionnelle.
2. "Une vie contre le mensonge" le désenchantement de l'écrivain.

Entretiens réalisés par Sergueï Miroshnichenko.


Le mensonge marxiste Duneton

Faire croire que le sang des exploiteurs permettra l'avènement d'un monde meilleur

Claude Duneton
Loin des forêts rouges
Edition Denoël

Claude Duneton
La puce à l'oreille
Edition denoël

Duneton cite George Bernard Shaw, bolcheviste enthousiaste et soutien de Staline: Cet idiot utile «écrivait bravement dans ses notes à l'occasion d'une visite chez les Soviets: "Un essai prématuré d'extermination des paysans riches a causé une pénurie tellement grave, qu'il a fallu les réinsérer provisoirement dans une sertaine proportion". Cette extermination hâtive des ploucs constituait un faux pas, une maladresse technique, mais pas une faute de goût.


La foi du siècle

> L'Utopie au pouvoir 1917-1928 ; Le Communisme et son double 1929-1938 (104 min)
> L'Apogée 1940-1953 : Une Fin sans fins 1954-1993 • (104 min)
Patrick ROTMAN et Patrick BARBERIS
France : La Sept Arte ;
Russie : Kuiv : Arkeion Films, 1999

Le communisme a suscité sur tous les continents, et pendant plusieurs décennies, l’engagement fraternel et généreux de milliers de femmes et d’hommes, qui ont servi un des systèmes les plus injustes et les plus sanglants de l’histoire.

S’appuyant sur des images d’archives recherchées dans le monde entier, ce document essaie de comprendre la fascinante attirance qu’a exercée cette idéologie.


Staline
Jean AUREL
France : G. Lebovici prod., 1984 (100 min)

D'après l'œuvre de Boris Souvarine Staline. Ce film est une adaptation du livre de Boris
Souvarine, ancien membre de l’Internationale Communiste, co-fondateur du PC français, qui, dès 1935, s’attaque au mythe du “génial petit père des peuples”, un des dictateurs les plus sanglants du XXe siècle.


Documentaires sur le Goulag

> Le temps de l’eau 1920 / 1930

> Le temps de la pierre 1930 / 1950

Iossif PASTERNAK et Hélène CHATELAIN

France : La Sept Arte : 13, cop. 2000 (110 min x 2)
On estime qu’un adulte sur sept est passé par les camps, soit 15 millions de personnes.
À travers des images d’archives, des témoignages, un document bouleversant sur cette “entreprise de normalisation soviétique” et un mémorial élevé à la mémoire de toutes ses victimes.

Le pouvoir de Solovki
Marina GOLDOVSKAJA

Russie : studios Mosfilms, 1988 (93 min)
Le camp de travail de Solovki est un ancien monastère, converti en bagne en 1923, puis en
prison spéciale en 1937 ; il a été l’un des premiers camps, précurseurs du goulag, mis en
place par Lénine. Quelques uns des rares survivants racontent, sur fond d’images d’archives, leur long et terrible séjour dans cet enfer.


Les Français du Goulag
La Tragédie • (54 min)
L'Abandon • (56 min)

Thibaut D'OIRON
France :Transparence : France 3, 1994

De 1917 à 1985, plus de 30 000 français furent déportés au goulag. Des rescapés racontent
cette page sombre de l’histoire qui a vu la France abandonner ses ressortissants.

Piégés par Staline
Nicolas JALLOT et Xavier DELEU
France : Ampersand, France 5, 2002 (52 min)

Ils furent une dizaine de milliers de Russes vivant en France, à croire, à la fin de la seconde
guerre mondiale, à la parole de Staline les invitant à rentrer en URSS pour y participer à sa
reconstruction. À peine arrivés, ils disparurent dans des goulags, sans que la France s’inquiète de leur sort. Les témoignages pudiques des quelques survivants parlent de vies brisées, de familles disloquées, de souffrances et de désespoir…

Souvenirs de la maison des morts
Alain MOSCO
France : INA, 1983
(Voir & Lire ; 41 - Série Lire c'est vivre).

Une émission de Pierre Dumayet. Condamné à mort, Fiodor Dostoievski voit sa
peine commuée en 4 années de bagne en Sibérie. Après on retour, il publie ce témoignage
sur la “maison des morts”. P. Dumayet a fait lire ce livre à 5 anciens prisonniers du goulag,
4 dissidents soviétiques, et 1 Français ayant fait 6 ans de goulag par erreur. Chacun compare son expérience avec celle de l’auteur.

Contre-jour de Sibérie
Michel DÆRON
France : Profilma, 1992 (57 min)

Itinéraire d’un photographe, champion de patinage des années 30, déporté en Sibérie par
l’Armée russe en 1945.Témoignage passionnant sur le goulag sibérien, avec des photos d’hier et des images d’aujourd’hui.


Le Chant du rossignol ; Secret de famille
Mikhaïl KOURÆV
Albin Michel, 1992

Deux nouvelles qui posent un regard critique sur le passé russe. Dans la première, un ancien du KGB relate ses souvenirs. Dans l’autre, un couple d’un âge avancé est pris dans une aventure tragi-comique.
L’auteur multiplie les références à l’histoire russe et à ses auteurs célèbres. Son style littéraire emprunté à ces auteurs reste classique. Il joue du décalage entre classicisme et humour basé sur la dérision pour critiquer l’histoire de son pays (les goulags, les interrogatoires, la délinquance actuelle).
Ce style permet également de souffler, de dédramatiser un contexte historique difficile où le poids des morts n’est pas oublié.
Cette légèreté se retrouve dans la désinvolture avec laquelle l’agent du KGB relate ses relations avec les prisonniers. Il profite des dissidents intellectuels pour s’abreuver de leur savoir, lui le fils de paysan. Il ne remet pas en question le bien fondé des arrestations mais cherche à savoir ce qu’il restera de sa vie alors qu’on veut lui faire croire que “son existence ne présente rien d’intéressant ni d’instructif…”. Et pourtant il en a appris des choses sur le chant du rossignol.
Ce récit doux amer trouve son écho dans la nouvelle “secret de famille” qui joue surtout avec le lecteur en annonçant un rebondissement final qui n’aura pas lieu.


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