“Octobre rouge” = la terreur rouge sur la Russie

L'ouvrage de Sergueï Melgounov démonte la continuité du rideau de mensonges et de diversions que Lénine avec ses successeurs ont dû ériger pour continuer la tromperie planétaire de l'«Etat des ouvriers et des paysans» afin de cacher l'horrible réalité du coup d'état d'octobre 1917, contre révolution assassinant le printemps démocratique de Russie. Cette appareil industriel de mensonges était vitale pour ce régime immonde au sens propre du terme qui a dupé des centaines de millions d'«idiots utiles», voyant le paradis où était l'enfer, et ce qui est gravissime, même impardonnable, abandonnant les ouvriers et les paysans de Russie à l'esclavage, la terreur et la famine, exploités au profit de la nouvelle bourgeoisie, le parti communiste; unique capitaliste. De plus des avatars continuent d'infecter la planète, car de de nombreux régimes sont encore fondés sur le terrorisme d'état justifié par «la dictature du prolétariat», mensonge d'état, comme la Chine populaire, la République démocratique du Vietnam, Cuba, la Corée du Nord ainsi que la Libye mélangeant islam et socialisme: tous des régimes antidémocratiques et terroristes!

Evidemment l'I3C, l'Internationale des complices des crimes communistes, ces agents bolcheviques ont systématiquement disqualifié le réquisitoire de Melgounov basé en partie sur la «Commission d'enquête sur les crimes bolcheviques» … de Denikine. La méthode est toujours la même, l'amalgame: Denikine, russe blanc, donc valet des nobles, des bourgeois et des impérialistes de l'Entente qui envoya des troupes en Russie; donc de la propagande des «ennemis du peuple». Evidemment toujours, depuis l'ouverture des archives (pas toutes, il reste des kilomètres de documents encore inaccessibles dont plus de 3'000 produits par Lénine), les pseudo-historiens qui ont abusé de leur fonction pour tromper en falsifiant systématiquement l'histoire, servent les indéniables ennemis du peuple, Lénine et Staline. Et ce réseau souvent informel n'a jamais soumis l'ouvrage de Sergueï Melgounov - et de nombreux autres - à la critique historique, et pour cause! On diabolise l'auteur pour discréditer son témoignage… parce qu'il est indéniable et sans appel! De plus, dans cette machination servant l'odieux Lénine, on «oublie» toujours que le SovNarKom, le Conseil des commissaires du peuple, était une organisation se prétendant le gouvernement de la Russie alors que c'est par la force d'un coup d'état qu'il a été constitué, usant de terreur et crimes contre le gouvernement Kerensky et l'Assemblée constituante, tous deux et eux seuls légitimes. Dès le départ, le régime de Lénine a été l'ennemi du peuple russe, Lénine au service du IIe Reich, comme le prouve la capitulation de Brest-Litovsk!

La destruction totale de la société civile par un état établissant son pouvoir par la terreur

A noter que Melgounov, arrêté à plusieurs reprises, a été expulsé en 1922, du temps de la famine qui fit au moins 5 millions de morts malgré les importants secours de l'occident. Il est une des victimes d'une opération ordonnée par Lénine en mai 1922 imposant “le cercueil ou la valise” à des milliers d'intellectuels, dont Melgounov… Rachmaninov, Répin, Berdaïev, des milliers d'intellectuels et d'artistes forcés à l'exil ou au silence, sauf à servir le régime démoniaque et anti-populaire de Lénine.

melgounov “La terreur rouge en Russie” 1918-1924 Sergueï Melgounov
Préface de Georges Sokoloff, traduction de Wilfrid Lerat, Editions des Syrtes

Les preuves que la Terreur rouge a d'abord été enclenchée par Lénine contre la gauche socialiste, les ouvriers et les paysans, et ensuite contre toute la Russie. Extrait de la présentation: Expulsé de son pays en 1922, les bolcheviks ne lui pardonnant pas son intraitable refus des méthodes inhumaines avec l'aide desquelles ils se sont maintenus au pouvoir. Dans son combat, Melgounov, qui fréquente les groupes clandestins de la résistance anticommuniste, dénonce la politique de terreur instaurée dans le pays. Cet engagement lui vaudra vingt-trois perquisitions, cinq arrestations, les interrogatoires de la Tcheka, la prison, la condamnation à mort et, pour finir, le bannissement…

melgounov

Ce qu'en dit Nicolas Werth dans le “Livre noir du communisme”, chapitre “Un Etat contre son peuple”, p. 71-72 “Peut-on parler de guerre civile à propos des premiers engagements de l'hiver 1917 et du printemps 1918, dans le sud de la Russie, entre quelques milliers d'hommes de l'armée des volontaires et les troupes bolcheviques du général Sivers qui comptaient à peine six mille hommes? Ce qui frappe d'emblée, c'est le contraste entre la modicité des effectifs engagés et la violence inouïe de la répression exercée par les bolcheviks non seulement contre les militaires capturés, mais aussi contre les civils. Instituée en juin 1919 par le général Denikine, commandant en chef des forces armées du sud de la Russie, la «Commission d'enquête sur les crimes bolcheviques» s'efforça de recenser, durant les quelques mois de son activité, les atrocités commises par les bolcheviks en Ukraine, dans le Kouban, la région du Don et la Crimée. Les témoignages recueillis par cette commission - qui constituent la source principale du livre de S. P. Melgounov, “La Terreur rouge en Russie, 1918-1924”, le grand classique sur la terreur bolchevique paru à Londres en 1924 - font état d'innombrables atrocités perpétrées dès janvier 1918. A Taganrog, les détachements de l'armée de Sivers avaient jeté cinquante junkers et officiers «blancs», pieds et poings liés, dans un haut-fourneau. A Evpatoria, plusieurs centaines d'officiers et de «bourgeois» furent entravés puis jetés à la mer, après avoir été torturés. Des violences identiques eurent lieu dans la plupart des villes de Crimée occupées par les bolcheviks : Sébastopol, Yalta, Alouchta, Simferopol. Mêmes atrocités, à partir d'avril-mai 1918, dans les gros bourgs cosaques révoltés. Les dossiers très précis de la commission Denikine font état de «cadavre aux mains coupées, aux os brisés, aux têtes arrachées, mâchoires fracassées, organes génitaux coupés».” [Note 1] Ces dossiers sont consultables au GARF (Archive d'État de la Fédération de Russie), fonds dit des «Archives de Prague», dossiers 1 à 195. Pour la période en question, dossiers 8, 2, 27.

Chapitre VI: L'arbitraire de la Tcheka
Melgounov décrit une partie des innombrables actions barbares de la Tcheka en prenant comme source la «Commission d'enquête sur les crimes bolcheviques», dite Commission Denikine, qui s'efforça de recenser, durant les quelques mois de son activité, les atrocités commises par les bolcheviks en Ukraine, dans le Kouban, la région du Don et la Crimée. Evidemment, les historiens bolchéviques ont omis de citer cette longue et imparable condamnation de l'horreur léniniste, évidemment sous le prétexte qu'elle était l'émanation des «Blancs». Pourtant Melgounov montre que les revues publiés par différentes Tcheka corroborent dans une très large mesure les faits rapportés par la Commission Denikine: la Tcheka commet des atrocités et ses revues s'en vante!

A noter que les actions de terreur noyant la révolte des ouvriers contre les bolchéviques sont largement absentes de la «Commission d'enquête sur les crimes bolcheviques», Moscou et St-Petersbourg, étant occupées et totalement sous contrôle de la Tcheka. Evidemment, le régime de Lénine se proclamant celui des ouvriers et des paysans, fait tout pour cacher la sanglante répression des ouvriers, et celle contre les paysans: le communisme: sang et imposture!


Notes de lecture

La préface de Georges Sokoloff commence par un titre ambigu: “Avant que la terreur ne change de parti”

Elle tente une biographie de Sergueï Melgounov, né en 1879, tâche difficile car sa vie est étroitement mêlée au socialisme russe et à ses nombreux partis rivaux: marxistes, anarchistes, social-démocrates. Cette partie est vraiment ironique quand on voit tous ceux qui ont lutté contre le régime tsariste, qui avait certainement des défauts, mais qui était aux antipodes de l'horreur provoquée par le régime de Lénine. Parmi eux, Gueorgui Plekhanov, Vera Zassoulitch, Pavel Axelrod, qui se targaient d'être les marxistes russes mais qui, nolens volens, ont servi les bolchéviques avant d'être impitoyablement liquidés. Mais il y a aussi les ouvertement violents qui tentent d'instiller la haine, le pillage (chauffer le ressentiment des pauvres, jaloux des riches) organisent et parfois réussissent des attentats au moyen de bombes ou de coups de révolver, dont le groupe “La Volonté du peuple” d'Andreï Jeliabov, Sofia Perovskaïa, Vera Figner. Ces divers groupes terroristes ne pensaient qu'à décapiter le régime sans voir que le pire se produirait. Quant au parti bolchévique de Lénine dont l'influence a été totalement surévaluée, et pour cause, il ne comptait presque pas face aux socialistes-révolutionnaires et autres partis; c'est donc l'énorme aide financière de l'Allemagne impériale qui organisa son retour, sans compter les informations des services secrets allemands, qui permis à Lénine de tenter avec succès son coup d'état d'octobre 1917. Lénine soi-disant anti-impérialiste sert l'impérialisme allemand du IIe Reich; toujours le mensonge à 180 degrés, celui qui fait croire au jour quand c'est la nuit! Avec Lénine, ce sont des promesses, et une fois qu'elles sont usées, pas de problèmes, il suffit de faire d'autres, et ainsi de suite. Evidemment ces miracles sont la matière première de la presse, de la littérature et de la peinture, c'est le “réalisme socialisme”.

Dans ce panier de crabes, de paumés et de pervers comme ceux qui se prennent pour le peuple, psychose qui devrait se soigner par des douches glacées et quelques tablettes de médicaments, émerge le Parti social-démocrate ouvrier de Russie, fondé le 1er mars 1898. Cette organisation d'intellectuels se prétendant le peuple, vit de nombreux conflits de personnalités masqués derrière des polémiques du style “le sexe des anges”. Et comme d'habitude, les imbéciles prennent partis comme les moutons, en fonction de liens avec des leaders dont ils ne sont que les «idiots utiles».

Un autre parti va jouer un rôle primordial, bien plus important que les marxistes bolcheviks ou mencheviks, scissions du Parti social-démocrate ouvrier de Russie: en 1901, est fondé le parti des socialistes-révolutionnaires, les SR. Voici ce qu'en dit Sokoloff: “Leur programme de 1905 en retient quelque chose [ndlr: "en" fait référence à l'industrialisation en cours de la Russie]. Il existe, dit le texte, une classe laborieuse, dont fait partie et les ouvriers et une fraction de l'intelligentsia, au même titre que la paysannerie. Mais c'est cette dernière qui reste - et de loin - le coeur du peuple russe, et la force motrice de la future révolution. Pour hâter celle-là, encore et toujours des attentats contre les têtes politiques. Tombent ainsi le ministre de l'Instruction publique Bogolepov en 1901, les ministres de l'Intérieur Sipiaguine en 1902 et Plehvé en 1904, Au cours des trois années suivantes, on ne compte pas moins de 220 actions terroristes.

En bas de page 13, Sokoloff rappelle que les populistes russes, adeptes du terrorisme au contraire des marxistes, vivent aussi des scissions. En 1906, certains fondent les socialistes populistes (NS, N pour narodni, le peuple) dont Sergueï Petrovitch Melgounov, membre de la troïka des NS.

Evidemment la police politique du Tsar, l'Okhrana infiltre ses groupes, y possède des agents ou des individus que l'on tient par le chantage.

A propos de SR, les socialistes-révolutionnaires, presque majoritaire dans l'Assemblée constituante, ces adeptes du terrorisme, quand ils furent liquidés par le terrorisme de l'état de Lénine qu'ils ont aidés à ériger de manière indirecte, ces cocus trouvèrent encore pire qu'eux.

Préambule de l'auteur. Méthodes et sources

“Vivant en Russie, j'ai pensé que mon devoir de publiciste et d'historien était de rassembler des documents sur la terreur. Je n'ai, naturellement, pas eu la possibilité de pénétrer dans le secret des archives de la soi-disant «justice révolutionnaire». Cela ne pourra être que dans l'avenir et dans le mesure où les documents de cette terrible page de la vie russe existeront encore. Les documents disparaissent et beaucoup ont déjé disparu au cours de la lutte fratricide, quand les commissions extraordinaires elles-mêmes détruisirent les preuves de leur justice sommaire lors des évacuations ou des révoltes (par exemple à Tambov, au moment de l'avance d'Antonov).”

Melgounov aux pages 37 et 38 fait comprendre avec une rare honnêteté intellectuelle la difficulté d'estimer la valeur de ses sources après avoir indiqué qu'il n'avait évidemment pas eu accés aux documents de la Tcheka et du parti bolchevik, qui, de toute manière, ont été purgés. Il reconnaît que “des erreurs ont été inévitables dans des cas isolés, les dépositions des témoins oculaires ont été, comme toujours, partiales, mais en général, les appréciations d'ensemble ont été justes. Admettons qu'il soit facile de critiquer les informations données par la presse du Parti socialiste-révolutionnaire selon lesquels pendant les massacres d'Astrakhan 4'000 ouvriers périrent.Qui pourrait fournir un chiffre exact? Et qui pourra le fournir jamais? Admettons qu'il soit exagéré des deux tiers. Le fait même changera-t-il en quoi que ce soit? Quand on parle d'unités ou de dizaines, l'exactitude de cette sanglante statistique peut encore avoir une importance primordiale; mais dès qu'on passe aux centaines et aux milliers de morts, il s'agit de véritables massacres et les chiffres passent au second plan. Ce qui importe surtout, c'est d'établir l'exactitude du fait lui-même.”

A noter que 80 ans après, de nombreux documents demeurent inaccessibles, preuves supplémentaires de la tromperie de l'«Etat des ouvriers et des paysans» de monstrueux et sanguinaire imposture, Lénine.

Melgounov termine son préambule par “au lecteur de faire lui-même les rapprochements nécessaires”.

La Terreur rouge

En exergue, une citation de “La liberté du peuple” (Narodnaïa Volia): “Dans un pays où la liberté individuelle donne la possibilité d'une honnête lutte d'idées […], le meurtre politique, comme moyen de lutte, est une manifestation de despotisme.”

Alors qu'il atteint Varsovie en octobre 1922, fuyant la terreur rouge, la serveuse d'un café lui pose la question suivante: “Dites-moi, je vous prie, comment il se fait qu'il ne se trouve personne pour assassiner Lénine et Trotski?” Parce que la lutte non-violente comme le fit Gandhi ou l'assassinat des meurtriers leaders communistes est impossible, ils étaient protégés par une garde prétorienne, contre un état basé sur le terrorisme d'état liquidant préventivement toute opposition!

Chapitre 1: L'institution des otages

Melgounov commence par rappeler l'assassinat d'Ouritski, chef de la Tcheka de Petrograd par Leonid Kuneguisser le 17 août 1918. Arrêté et sous la torture, cet étudiant socialiste déclara que c'est de son propre chef qu'il avait tué Ouritski pour venger l'arrestation d'officiers et l'exécution de son ami Perelzweig. “Le 28 août, la socialiste Kaplan attenta à la vie de Lénine à Moscou”. à la page 47. “ Conformément à l'arrêté de la Tcheka de Petrograd dit Ejenedelnik Tcheka du 29 octobre, no 5, 500 otages furent fusillés. Après avoir indiqué que le nombre de fusillés et leur nom sont inconnus, Melgounov rapporte le témoignage de B. S. Lombard, aumônier militaire anglais, que fin août, deux barques remplies d'officiers ont été coulées.

Suite des atrocités: 1'500 exécutions à Petrograd alors que les bolcheviks en avouent 500, mais les officiers, leurs serviteurs et des particuliers fusillés à Cronstadt et dans le forteresse de Pierre-et-Paul. “Rien qu'à Cronstadt, en une seule nuit, 400 personnes furent fusillées”.

La note 2 en page 48 mentionne “A collection of reports on Bolchevism in Russia”, Abriged Edition of Parliamentary Paper, Russia, no 1. Ce llivre a été traduit en français sus le titre: “Le Bolchevisme en Russie. Livre blanc anglais”. Il est cité les noyades à la page 159 de la traduction.

Page 49, Melgounov rapporte les propos de Peters qui affirme que suite à l'attentat contre Lénine, “que quelques ministres du Tsar ont été exécutés.” Mais il cite le Ejenedelnik Tcheka no 6 qui contient une liste de 90 noms, des ministres, des officiers, des employés, des étudiants, des prêtres…. En réalité, le nombre doit avoisiner 300 selon la presse de la Tcheka dont celui de la Tcheka panukrainienne (Krasnyi Metsch, le glève rouge), presse qui constitue une documentation extrêmement importante pour la description de la terreur rouge, note 6 page 50.

«La bacchanale sauvage de la terreur rouge», des milliers de personnes de diverses catégories sociales arrêtées et mises en prison à Boutyrki (Moscou). Chaque nuit, des automobiles venaient chercher des condamnés. Quand le gardiens conduisaient des prisonniers à la salle des douches, cela signifiait la mort.

Page 51, le jeune sous-lieutenant Semenov arrêté lors de l'incendie de wagons à la gare de Koursk en été 1918, parce qu'il avait fait remarquer que les bolcheviks avaient mis le feu pour détruire les traces de leur pillage. Trois plus tard, un juge lui dit qu'il serait élargi, mais en fait pour être fusillé; et des membres de sa famille seront également liquidés.

Melgounov mentionne à la page 52 des rafles dont une près de l'église du St-Sauveur de Moscou où un jeune avait été arrêté, puis amené devant la Vetcheka, puis emmené de nuit quelques jours plus tard pour être fusillé; “en 1918, on n'exécutait pas dans les sous-sols mais extra muros” est-il précisé. La Tcheka organisait une comédie pour faire croire à certains qu'ils allaient être libérés, mais “quelques jours plus tard, les noms de ces pseudos-libérés figuraient parmi les exécutés.. Mais combien y en ent-il aussi dont les noms ne furent jamais publiés”.

Melgounov qui a pu étudier diverses publications des différents Tcheka territoriales publiant des listes de condamnés fusillés avec leur catégories sociales. Evidemment les ouvriers sont nommés autrement.

Les pages suivantes rapportent des massacres de masse de groupes d'otages comme à Nijni-Novgorod 700, Perm, Torog, etc… des milliers d'otages tués, parfois à l'arme blanche et leurs biens «propriété nationale».

Dzerjinski, Zaks, Latsis, Peters, Menjinski, Iagoda, les principaux chefs de la Tcheka, tous des meurtriers de masse. Kédrov, chef de la section spéciale de la Vetecheka de Moscou qui envoyait des “cargaisons d'espions de 8 à 14 ans à la prison de Boutyrki” pour les faire fusiller (page 63).

Melgounov démontre qu'alors que se déroule une guerre entre les progressistes bolcheviks Rouges et les odieux conservateurs Blancs, a lieu la guerre des Bolcheviks contre le peuple qui partout tente de combattre l'imposition par la terreur rouge du pouvoir du soi-disant Sovnarkom, le Conseil des commissaires contre le peuple et de son Armée rouge contre les ouvriers et les paysans. L'imposture de Lénine et des Bolcheviks à faire croire qu'ils étaient le peuple n'a pas tenu plus de quelques semaines, et l'opposition a commencée dès octobre 1917 fut noyée par des flots de sang. Ouvriers, paysans, socialistes social-démocrates, populistes et révolutionnaires, anarchistes, tous furent liquidés le plus souvent avec la plus extrême cruauté, tortures, décapitations, noyades, etc… Quand on doit constater qu'ils existent en 2010 des pervers et de nombreux «idiots utiles» qui croient et font croire que Lénine était le chef du prolétariat mondial, que le coup d'état d'octobre a été la libération des ouvriers et des paysans, alors que Lénine mis les ouvriers en esclavage, puis Staline en 1929 les paysans, c'est incroyable la force de cette monstrueuse imposture!

Page 58: “le 25 septembre 1919, une explosion préparée d'avance, se produisit dans le bureau du parti bolchevik, impasse Léontiev (Moscou), et détruisit une partie de la maison. Au cours de cette explosion, quelques communistes furent tués et blessés”. Les journaux, aux ordres de Lénine, accusèrent les gardes blancs. Mais en fait c'était l'anarchiste Casimir Kovalev qui était responsable. Alors tous les anarchistes en prison furent fusillés. C'est la terreur d'état qui tue 100 pour 1, massacre des innocents nommés otages, jusqu'à ce que toute opposition s'arrête faute de combattants et que l'intimidation a réussi.

Quant on pense que lors de l'occupation allemande de la France, de 1940 à 1944, environ 5000 otages furent fusillés, alors que durant quelques semaines autour de l'attentat contre Lénine, au moins le double a été fusillé, cela prouve qu'il y a encore bien pire que la terreur nationale-socialiste, la terreur socialiste de Lénine. Mais le terrorisme intellectuel et physique, celui de l'épuration sauvage qui fit 10'000 victimes, actions organisées par le parti communiste français pour tenter de prendre le pouvoir ou tout au moins de faire taire ceux qui rappelaient que le PCF avait collaboré avec l'ennemi de 1939 à juin 1941.

Liste de camps de concentration: Piatigorsk (page 56), Kojoukhov près de Moscou (page 63), “Dans le recueil Tcheka, on trouve une brève description du «camp de concentration de Kholmogory»”, à la page 237, un camp à cent verstes d'Arkhangelsk et un autre à Portaminsk…

Page 61: Kohn, président du comité exécutif de Kharkov fit un appel au meurtre selon Izvestia de Kharkov no 126 du 13 mai 1919. Ensuite Melgounov cite plusieurs faits où les femmes et des enfants furent arrêtés comme otages, et souvent on les fusillait. “Des membres de la Croix-Rouge de Kiev (où était le Dr Lodygenski) parlent de l'éxecution en 1918 de femmes servant d'otages pour des officiers enrôlés dans l'Armée rouge et passés chez les Blancs. En mars 1919, à Petrograd, on fusilla les parents des officiers du 86e régiment d'infanterie passé dans le camp des Blancs (Rousskaïa jisn, La Vie russe d'Helsingfors du 11 mars).

Page 62: “On prit par centaines des otages parmi les femmes et les enfants des paysans au moment des soulèvements ruraux dans le gouvernement de Tambov…”

Page 64: “La vérité, nous l'ignorons, mais nous savons qu'après le verdict d'acquittement de Lausanne, les bolcheviks menacèrent d'une manière non ambiguë de recommencer la terreur à l'égard de ceux qui étaient considérés comme des otages. Aussi Staline d'après Dni (Les Jours) et Vorwärts aurait déclaré lors de la séance du Comité bolchevique de Moscou: …Les voix de tous les travailleurs demandent le châtiment des instigateurs de ce monstrueux assassinat. De fait, les assassins du camarade Vorovski ne sont pas les misérables mercenaires Conradi et Polounine, mais ces traîtres socialistes qui, s'étant mis hors d'atteinte de la colère du peuple, ne cessent de préparer le terrain pour des attentats contre les chefs du prolétariat russe…»

Chapitre III: Statistiques sanglantes Le chapitre III tente de recenser les atrocités décidées et exécutées par les Tcheka, police politique de Lénine pour imposer sa dictature totalitaire masquée sous l'appelation fallacieuse de dictature du prolétariat, au nom des ouvriers et des paysans, imposture suprême et mortelle!

Chapitre IV: La guerre civile Ne pas oublier que la guerre civile a été enclenchée par la contre-révolution d'octobre de celui qui promettait “le pain et la paix”; et qui n'apporta que la guerre et la famine, fléau mis en route pour imposer son immonde dictature! Incroyable qu'en 2010, il faille encore se battre contre le tsunami de mensonges colportés encore au XXIe siècle par les crapules et les «idiots utiles» bolcheviks! Selon Melgounov: “La commission Denikine sur les menées des bolcheviks pendant la période 1918-1919 dans un essai sur la terreur rouge a recensé 1'700'000 victimes.”

Chapitre VI. L'arbitraire de la Tcheka. “On tue les bêtes féroces, mais on ne les martyrise pas, on ne les torture pas.” Iakov Polonski
[ndlr: poète et écrivain russe, ami de Tourgueniev et l'auteur de la chanson populaire «Mon feu brille dans le brouillard»] “En ouvrant un large horizon à l'arbitraire au-dehors, les artisans de la terreur rouge ont établi un arbitraire illimité à l'intérieur de la Tcheka.”

Bibliographie des ouvrages utilisé par Melgounov jusqu'en 1924

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