Enfin, en 2007, après 90 ans de mensonges récurents, la vérité sur le coup d'état d'octobre 1917

Jan Krauze a publié trois articles dans Le Monde sur la révolution bolchevique les 6, 7 et 8 novembre 2007. Ce qui a représenté un immense espoir pour les opprimés du monde entier a été souillé par un gang d'assassins et meurtriers de masse, masquant par de belles promesses qui ont toutes été trahies, la conquête sanglante de la Russie. La dictature du prolétariat s'est avérée très rapidement être la dictature contre le prolétariat!

Des commentaires sur un site: Le loup et l'agneau de Jan Krauze

A signaler que Le Monde a publié un ouvrage “Staline - une barbarie moderne” qui montre qui était le vrai Staline, une fois son mythe construit par son régime explosé!


1) Un étrange coup d'Etat
Jan Krauze, Article publié le 06 Novembre 2007, Le Monde

Extrait : La scène appartient au mythe : le 7 novembre 1917, un peuple en armes qui prend d'assaut le Palais d'hiver, à Petrograd. Retour, en trois volets, sur ces événements qui ont forgé le XXe siècle, il y a quatre-vingt-dix ans. Le tramway est presque vide. L'un des deux seuls passagers, un homme de petite taille à la chevelure poivre et sel, avec un bandage autour de la tête et une casquette, abreuve la conductrice de ses opinions sur la situation politique. Il est environ 23 heures, dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917 (du 24 au 25 octobre, selon le calendrier russe de l'époque), et le passager, c'est Lénine.

2) La griffe de Lénine
Jan Krauze, Article publié le 07 Novembre 2007, Le Monde

Extrait : A l'automne 1917, Lénine a 47 ans. La guerre et l'anarchie lui ont permis de cueillir le pouvoir. D'emblée, il imprime sa marque. Maculée de sang et de boue, la guimbarde de la monarchie des Romanov a versé du premier coup. » Ce que Lénine disait de la révolution de Février, qui avait mis à bas le vieux régime impérial, on pourrait tout aussi bien le dire de la révolution d'Octobre. La « guimbarde » de la jeune démocratie russe a versé elle aussi, il a suffi d'un simple coup d'épaule du Parti bolchevik. Dans un cas comme dans l'autre, on peut trouver de multiples explications, mais la première, qui pèse infiniment plus que toutes les autres, c'est la guerre.

3) "Tout est permis"
Jan Krauze, Article publié le 08 Novembre 2007, Le Monde

Seul, le Parti bolchevik aurait été bien incapable de s'emparer du pouvoir. Les soviets, qui minaient l'autorité du gouvernement provisoire, les soldats mutins et les ouvriers de Petrograd, les déserteurs, les paysans qui s'étaient d'eux-mêmes approprié les terres, et même la petite bourgeoisie des intellectuels d'où venaient la plupart des militants révolutionnaires, avaient tous, à leur manière, sapé le régime "démocratique" né de la révolution de Février. C'est précisément contre toutes ces catégories sociales que les bolcheviks, à peine parvenus aux commandes, se sont retournés avec une brutalité inouïe.

La liquidation de l'opposition proprement politique, de ceux qui croyaient encore aux principes du "tout le pouvoir aux soviets", fut aussi facile que rapidement expédiée. Dès le 8 novembre, lendemain du coup d'Etat, tous les principaux journaux non bolcheviks de Petrograd sont fermés. Les élections à l'Assemblée constituante, organisées en novembre et décembre 1917, montrent que le parti de Lénine est très minoritaire dans le pays : l'Assemblée elle-même, ouverte pour la forme en janvier 1918, est immédiatement dissoute. Trois jours plus tard, une manifestation de protestation est dispersée à la mitrailleuse, au prix d'une dizaine de morts : c'est la première fois depuis l'effondrement du tsarisme qu'on tire sur une foule désarmée.

Des anciens partis révolutionnaires, seuls les socialistes révolutionnaires dits de gauche sont associés pendant quelques mois au pouvoir, mais pour la forme. En février 1918, l'un d'entre eux, commissaire à la justice, choqué par un décret de Lénine appelant à "exécuter sur-le-champ tous les profiteurs, hooligans et contre-révolutionnaires", fait valoir qu'on ferait mieux d'appeler son ministère "commissariat à l'extermination". Il voit le visage de Lénine s'illuminer, et entend le chef bolchevik lui répondre : "C'est exactement ça, mais nous ne pouvons pas le dire"...

Avec les ouvriers, l'affaire prend un peu plus de temps. Dans les usines tentées par l'autogestion mais que Lénine a mises sous l'autorité de l'Etat, le pouvoir d'achat des ouvriers est en chute libre et le ravitaillement catastrophique. Des grèves éclatent. Dès le mois de mai, on tire sur une foule d'ouvriers dans un faubourg de Petrograd, une menace de grève générale est brisée en juin - des douzaines de meneurs sont exécutés. Bientôt, dans toute la Russie, la résistance des ouvriers qui refusent le travail forcé le dimanche, protestent contre un rationnement de famine ou simplement récusent la terreur est brisée par la force.

En mars 1919, 10'000 ouvriers des usines Poutilov se rassemblent pour dénoncer "la dictature du comité central et de la Tcheka". L'usine est prise d'assaut, 200 ouvriers sont passés par les armes. Dans le Sud, à Astrakhan, un régiment d'infanterie refuse de tirer sur une manifestation ouvrière : la Tcheka se déchaîne et noie entre 2'000 et 4'000 ouvriers et soldats désobéissants.

Au début de 1920, on lit dans la Pravda que "la meilleure place pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, est le camp de concentration". Lénine est plus radical, qui exige "des exécutions massives" pour briser une grève de cheminots. La militarisation de l'économie, cheval de bataille de Trotski, rend toute grève assimilable à une trahison. On en arrive à des extrémités à peine imaginables, comme l'exécution d'otages - des ouvriers - si les quotas de production fixés à l'usine n'ont pas été remplis.

La pratique de la prise d'otages est l'une des constantes de cette période révolutionnaire. On prend des milliers d'otages, dans les familles des grévistes, celles des déserteurs ou simplement parmi les classes sociales considérées comme nuisibles. Les journaux de la Tcheka, la commission extraordinaire chargée de la répression sous les ordres de Dzerjinski, publient avec satisfaction des statistiques sur le nombre d'otages fusillés ou pendus - 40 ici, 150 là...

Nulle part pourtant les massacres n'atteignent des proportions aussi importantes qu'à la campagne. Dès 1918, et au moins jusqu'en 1922, la pratique généralisée des réquisitions de récoltes - les exigences dépassant parfois la production - suscite des centaines de révoltes. Elles sont réduites par tous les moyens - tortures, exécutions, villages brûlés, voire gazés - et surtout par la famine, une famine si extrême qu'elle conduit, notamment dans la région de la Volga, à l'apparition, à assez grande échelle, du cannibalisme - des désespérés en venant à manger leurs propres enfants.

C'est l'étendue de ces révoltes paysannes, et de celles des Cosaques, considérés comme une classe à liquider, qui explique dans une large mesure la très rapide progression des armées blanches en Russie méridionale et en Ukraine, en 1919, en dépit de la très forte supériorité numérique de l'Armée rouge. Mais les Blancs pratiquent eux aussi la terreur et les prises d'otages. Surtout, ils ne se décident pas à prendre acte de la réalité du partage des terres. Effrayés par la perspective d'un retour de l'ancien régime, et avec lui des anciens propriétaires, les paysans se détournent d'eux. Après une série de retraites et d'avancées spectaculaires, accompagnées de part de d'autre de massacres et d'atrocités sans nom, les Rouges finissent par prendre le dessus.

L'extraordinaire violence qui ensanglante la Russie est conforme à la volonté explicite des dirigeants bolcheviks. Lénine en tête, ils n'ont cessé non seulement de l'encourager, mais de l'exalter, avec une sorte de lyrisme sadique. Mais cette violence est aussi très présente dans le tissu social russe. Pendant des siècles, une mince aristocratie a imposé une domination écrasante à la masse paysanne. Avec la guerre puis la révolution, tous les gonds ont sauté, la violence s'est répandue partout, sous toutes les formes, de la revanche sociale au pur banditisme.

Dès 1918, le général Denikine, qui devait devenir plus tard un des chefs des Blancs, et qui parcourt alors incognito la Russie en train, est frappé par "la haine sans fond" qu'il perçoit partout, "une haine accumulée au cours des siècles, l'amertume de ces années de fureur et l'hystérie engendrée par les chefs révolutionnaires". C'est cette haine qu'encouragent à leur profit les bolcheviks. A en croire Dzerjinski, ils "ne sont là que pour canaliser et diriger le désir légitime de vengeance des opprimés".

Sauf que dans la réalité, bien sûr, il s'agit de protéger une dictature, et que cette manière de "canaliser" la haine donne lieu aux dérives les plus ignobles. La Tcheka compte rapidement beaucoup plus de criminels pervers que de révolutionnaires inflexibles. Ils torturent, ils volent, arrêtent de manière arbitraire, transforment leurs locaux en "immenses bordels où ils amènent les bourgeoises", se livrent à des tueries de masse, "ivres de violence et de sang", pour reprendre les termes utilisés à l'époque par des inspecteurs du parti. Après tout, pourquoi pas, puisque, comme l'écrit le Glaive rouge, journal de la Tcheka de Kiev, "pour nous, tout est permis".

Le "travail" de la Tcheka prend des proportions telles que ses chefs sont rapidement surmenés. Dès octobre 1918, Dzerjinski est discrètement envoyé se refaire une santé dans la paisible Suisse. Là est d'ailleurs un trait peu connu de ces tout premiers temps du régime : ses élites adoptent très vite un mode de vie qui n'a strictement rien à voir avec celui des "masses", en proie à la plus noire misère. Lénine, Staline et Trotski, entre autres, ont leurs propres domaines, avec suite de domestiques attenante. Trotski s'est réservé celui du prince Ioussoupov. Dans le fameux train blindé dans lequel, pendant la guerre civile, il parcourt la Russie pour ranimer le moral des troupes, il dispose d'un ameublement raffiné et d'une cuisine de premier choix.

A Petrograd, Zinoviev traîne partout derrière lui des ribambelles de prostituées. "Seuls les commissaires se la coulent douce par les temps qui courent, écrit Maxime Gorki à sa femme en 1919. Ils volent tout ce qu'ils peuvent à seule fin de payer leurs courtisanes et leurs luxes fort peu socialistes." Plus humblement, les ouvriers d'une usine de Perm demandent, dans une résolution, que "les vestons et casquettes de cuir des commissaires servent à faire des souliers aux ouvriers"... Ces années voient proliférer une très vaste classe de bureaucrates, privilégiés par le régime : en 1921, les usines Poutilov ne comptaient plus que 2'000 ouvriers pour 5'000 bureaucrates et cadres. C'est dans cette bureaucratie que le régime soviétique trouvera, pendant les décennies à venir, son plus fidèle soutien.

L'année 1921 marque justement, et provisoirement, la fin de la période extrémiste du régime. Les révoltes paysannes se multiplient. Les équipages de deux cuirassés basés à Kronstadt se mutinent en mars. Dans les deux cas, on règle le problème au canon et à la mitrailleuse, mais Lénine en conclut qu'il est allé trop loin, et impose une limite aux réquisitions avant de permettre au pays de reprendre un peu son souffle à travers la Nouvelle Politique économique.

Avant d'être liquidés, les marins de Kronstadt ont eu le temps de signer une proclamation, sorte d'épitaphe de la révolution d'Octobre : "Aux protestations des paysans, qui s'expriment par des soulèvements spontanés, à celles des ouvriers (...), les usurpateurs communistes ont répondu par des exécutions de masse et un bain de sang, surpassant même les généraux tsaristes. La Russie des travailleurs, la première à brandir le drapeau rouge de la libération, est noyée dans le sang."


06.11.2007, http://ilyaura.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11/06/%C2%AB-a-l-assaut-du-ciel-%C2%BB.html

Le loup et l'agneau de Jan Krauze

Le Monde commémore à sa façon le 90ème anniversaire d’Octobre 1917. Le quotidien du soir publie depuis hier "sa" version de la révolution russe sous la plume d’un certain Jan Krauze, dont j’ignore tout. Récit édifiant : il s’agit évidemment d’un simple coup d’Etat qui se déroule dans l’indifférence générale de la majorité des habitants de Petrograd ; il est essentiellement l’œuvre des soldats et des marins, « beaucoup plus que des ouvriers » ; les bolcheviks, « résolus à pratiquer la politique du pire », prennent le train en marche ; le gouvernement, par faiblesse ou naïveté, les laisse faire. S’ils avaient su ?

Mon propos n’est pas de proposer ma propre vision de ces « dix jours qui ébranlèrent le monde ». De nombreux historiens ont écrit sur cet événement des ouvrages savants et pour ma part je m’en tiendrai à leur version. Mais arrêtons nous cependant sur la façon dont Jan Krauze présente les acteurs de ce drame. D’un côté « Tchernov, le chef des SR (Socialistes révolutionnaires) » ou « Martov, le chef de la frange la plus à gauche du Parti menchevik (…) avaient des hésitations d'intellectuels et un souci nouveau de respectabilité. » De l’autre « des bolcheviks sans états d'âme, déterminés à utiliser la révolution pour imposer leur pouvoir. »

Et puis il y a leur chef, surtout : Lénine : « Soigné, linge blanc, vêtements bien coupés, il a la nuque grasse d'un bourgeois, l'air d'un notaire de province du Second Empire, patelin et souriant (…) Pour lui, la révolution ne peut être que violente, et il est indispensable qu'elle le soit (…) Déjà en septembre 1917, alors qu'il est encore à Vyborg, en Finlande, et ne peut qu'envoyer des lettres furieuses à ses camarades de Petrograd, il exalte la future guerre civile, "forme la plus aiguë de la lutte des classes", et "les fleuves de sang" qui donneront au parti "une victoire certaine". Avant comme après le coup d'Etat, il ne cesse de houspiller les bolcheviks, de les inciter à écraser ou à tuer tous ceux qui pourraient s'opposer à eux, de leur rappeler que l'Etat prolétarien est "un système de violence organisée". »

En quelque sorte le face à face du loup et de l’agneau. La seule entorse à cette fable, c’est Jan Krauze lui-même qui nous la livre : Lénine avait confié à Trotski : « Maintenant, ils vont tous nous fusiller, c'est le bon moment pour eux. » Et Krauze d’ajouter : « Lui l'aurait fait, sans aucun doute, pas Kerenski. » Mais qu’en sait-il ? Seulement 46 années séparaient cet événement d’un autre qui avait eu lieu en France et qui était devenu pour tous les révolutionnaires le modèle par excellence de toute « révolution prolétarienne » : la Commune de Paris. Bilan : 20'000 morts du côté des ouvriers parisiens en une seule semaine. Pour peu que le Thiers russe, Kerenski, eut disposé d’une armée à sa botte, sa main eut-elle tremblé ?

Quelque mois plus tard, en Allemagne, le social-démocrate de droite Gustav Noske trouva dans l’armée impériale en déroute ce qui avait manqué à Kerenski : des tueurs résolus à faire « le sale boulot ». L’ancien bûcheron n’hésita pas. Il lança ses corps francs à l’assaut des ouvriers et des soldats insurgés. Leurs premières cibles furent les deux leaders des « spartakistes » : Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg. La suite, chacun la connaît. Les corps francs préfigurèrent d’autres troupes d’assaut et la défaite de la révolution allemande la victoire du nazisme. J'oubliais. Kerenski, Martov et pratiquement tous les leaders socialistes opposés au "putsch" ne furent pas fusillés. Ils purent, pour la plupart, s'exiler, avant la guerre civile.

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S'il vous plaît, par respect pour les victimes du communisme, cessez de défendre l'indéfendable.
Qu'il y ait en Russie à l'époque des élites très corrompues et un pouvoir absurde, c'est certain. Mais que les principes du communisme et l'action des bolchéviques ait été ce qui se peut faire de plus immonde, crapuleux, inhumain dans le sens de la négation absolue de l'humanisme, systématique et conscient de surcroît, cela ne fait AUCUN DOUTE.
Que l'humanité, par des réformes intelligentes, une bonne éducation des petits d'hommes et une déconstruction de des mythes puisse trouver paisiblment de nouvelles voies, voici ce que vous devriez souhaiter. Mais de grâce, l'indéfendable, ne le défendez pas !!! Ces gens là étaient des voyous, c'est tout.
Ecrit par : guillaume garnier | 08.11.2007

Autant le film passé hier 7-11 sur Arte était intéressant, autant les articles de Jan Krauze dans le Monde suent la calomnie. Aucune référence à ce qu'il affirme. Que veut dire "article de la Pravda 1920": quelle date exacte ? Qui écrit ? les bordels des bolcheviques, cela a déjà été lancé. La grande féministe russe de l'époque, dont le nom m'échappe, l'aurait écrit. Et elle n'a pas fini dans les camps !
Pour douter de la légitimité de la dictature bolchevique, point n'est besoin de cette caricature: la liquidation des soviets, la transformation de la propriété en propriété étatique, la suppression de la presse libre, le parti unique, la liquidation de l'assemblée constituante, Cronstadt en 1921, le procès de 1923 contre les SR... C'est suffisant, on n'a pas besoin de nous faire croire que les bolchéviks étaient des sanguinaires ! C'est faux.. Mieux vaudrait s'intéresser à ce que des soviets démocratiques auraient pu faire pour chasser Kerenski et imposer la paix.
Qui est ce Jan Krauze, qu'il se présente ! AM Chartier, Grenoble
Ecrit par : chartier anne-marie | 08.11.2007

Au nom de qui et en vertu de quoi ce monsieur Krauze s’autorise-t-il une telle morgue face à une expérience historique fondamentale ? Une commande obligée d’un des financiers de ce journal imbitable ? Pourquoi Le Monde n’a-t-il pas laissé la plume à des historiens d’envergure, pas si impartiaux ni hystériques ? Il suffit de lire sur le net les réactions indignées pour voir que ce journal bourgeois n’a pas fini de perdre des lecteurs depuis la révélation (incomplète) de sa face cachée. Vivement la faillite complète de ce torchon de larbins qui écrivent sur commande pour détruire l’histoire qui gêne !

Comme les organes de propagande les plus simplistes et racoleurs de la vieille bourgeoisie, tel « Je suis partout » de l’an 40, tel « Le parisien » de l’an 70, la série des trois articles – « Un étrange coup d’Etat », « La griffe de Lénine » et « Tout est permis » - évite de rappeler les conditions historiques, la lutte des classes et l’espoir formidable soulevé pour les centaines de millions de travailleurs du monde entier. Il suffit d’emblée d’instiller le doute et par des descriptions grotesques et dévalorisantes en criminalisant la trajectoire des militants socialistes. Les termes utilisés proviennent d’une haine pathologique de la révolution… sale. Le flic qui sommeille sous Jan Krauze déplore que les poils rasés de Lénine fassent mentir sa carte d’identité, sans compter des allures d’ivrogne d’un homme de l’ombre, qui se faufile pour entrer à Smolny sans laisser-passer.

Troubles sont aussi ces soldats déserteurs qui « craignent d’être envoyés au front ». Trouble les Trotski et Dzejinski qui organisent l’insurrection en faisant baisser les ponts qui permettent de s’emparer du centre de Pétrograd. Salaud de Lénine qui menace de faire fusiller ceux qui n’obéissent pas ! Et les généraux au front ils offraient un thé aux soldats qui refusaient de se jeter au-devant des balles ?

La révolution pue : « à l’institut Smolny… les délégués s’entassent… dans une puissante odeur de tabac et d’urine… ». Le décret « Tout le pouvoir aux soviets » est « purement tactique »… bien sûr, bien sûr avec un maraudeur comme Lénine il faut s’attendre à tout !
Comme Le Figaro de 1967 lors du 50ème anniversaire : « Lénine a fait faillite ».
(vous pouvez lire la suite sur mon blog: le proletariat universel
Ecrit par : JL Roche | 09.11.2007

Un rebond de Zizek dans Libération :
http://www.liberation.fr/rebonds/289928.FR.php
Ecrit par : performatif | 10.11.2007


Effectivement intéressant ce "Rebond", mais il n'échappe pas lui aussi à la caricature. Le pire étant les papiers du Monde, mais, désolé, sur Arte ce n'était guère mieux. Il y a mieux à dire sur la révolution russe (1917-1923) que tout ce que je viens de lire, de voir ou d'entendre. Pas vu entièrement le film « Red » sur John Reed sur Arte dimanche, seulement la fin. L'anecdote sur l'appel à la guerre sainte à la conférence de Bakou est vraie. Voir Zinoviev et Radek, c'est assez cocasse et osé pour un cinéaste américain.
Ecrit par : Ajamais | 12.11.2007


J'avoue être stupéfait quil existe encore en 2007 en France des gens capables de "défendre" la pire des ignominie qui ait jamais existé sur Terre. Oui, enfin "Le Monde" dit la vérité sur cette monstruorité qu'a été le communisme qui où qu'il ait été implanté par la force a toujours de tout temps partout accumulé les atrocités et les exterminations massives. De 20 à 40 million pour les soviets d'urss et plus de 100 pour la Chine de Mao. soit 125 à 150 millions en tout

HITLER est vraiment un PETIT AMATEUR avec ces 6 millions, disons 8 tout compris.Le communiste c'est 20 FOIS PLUS !! Et il s'en trouve pour le défendre...

Apprennez donc, que la première des libertés, c'est celle de pouvoir quitter un pays si l'on n'est pas en accord avec le régime. Ce que même les Juifs ont pu faire jusqu'en 1939 (Doit-on rappeler le nombre de scientifique, d'artiste et de simple citoyen etc qui ont fuit ce régime détestable). Personne n'a jamais eu l'autorisation de quitter un régime communisme. CQFD
Ecrit par : noradan | 20.11.2007

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