Maxime Gorki fait l'apologie du goulag
Article dans "La Refonte" (journal officiel du goulag) 12 février 1936
Pauvre Maxim: alors que les peuples de Russie souffraient de mille calvaires, il se prélassait en Italie et en France, vivant comme un très riche bourgeois grâce aux droits d'auteur que lui versaient l'URSS. En retour, Gorki vantait les réussites de l'édification socialiste, un fiasco total! Il était juste qu'il subisse le sort des millions d'innocents car il fut liquidé en 1936, son fils aussi.
Texte d'apologie du goulag démontrant que ce dernier est nécessaire à l'établissement et à la survie de l'état socialiste dont son exclus les petits-bourgeois car leur "instinct de finalité" empêche leur refonte. Cet aveu cynique explique la raison avec laquelle les communistes ont toujours systématiquement liquidé les petits-bourgeois y compris ceux qui, stupidement, étaient leurs sympathisants. D'où l'adage: "con comme communiste" vérifié des millions de fois!
On y trouve surtout le racisme social, base du communisme, qui "justifie" la liquidation d'individus sur le simple fait de leur appartenance à une classe et le vol de leur bien. En URSS, les enfants des "classes exploiteuses" et des "élements du passé" étaient également brimés. Ils paient leur origine social en Žtant des gens de seconde classe!
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Le froid, la nourriture insuffisante, les accidents nombreux expliquent le taux élevé de mortalité. Non seulement cela n'a aucune importance, mais c'est souhaité afin de faire de la place pour les nouvelles et constantes fournées de déportés
A mes yeux toute l'importance de cette revue vient de ce qu'elle démontre le pouvoir culturel et rééducatif d'un travail essentiel pour l'Etat, grâce auquel les "ennemis de la société" se transforme en travailleurs utiles et même en héros du travail. Chez nous, dans les camps, on forme des milliers de techniciens en hydraulique, on permet à une multitude de gens de participer pendant de longues années à des travaux grandioses pour le bien de notre immense pays: canaliser ses innombrables rivières, irriguer ses steppes, etc...
Voici ce que l'on dit à "l'ennemi de la société" qui se trouve dans un camp: essaie de surmonter l'anarchisme zoologique, l'esprit de prédateur développé en toi par la société de classes, tâche de travailler à une grande cause qui doit transformer radicalement, fondamentalement les conditions de l'ancien monde petit bourgeois, afin de rendre meilleur notre énorme mais faible, nous l'avons rendu techniquement puissant, menaçant pour les parasites. Nous avons créé dans l'Union des Soviets des conditions qui rendent le travail profondément sensé, qui le transforment en exploit honorable et glorieux. Nous faisons tout ce qui est possible pour rendre le travail plus facile, pour rendre la vie du peuple laborieux joyeuse, saine et fraternelle. Ces paroles sont confirmées par des actes visibles et c'est cela qui nous permet de tranformer d'innombrables "ennemis" en travailleurs honnêtes et en héros du travail qui oeuvrent pour eux-mêmes, dans leur propre intérêt.
Bien sûr, il ne faut pas croire que la "refonte" de l'anarchiste, du prédateur, en prolétaire-révolutionnaire conscient soit une chose facile, mais c'est certainement moins difficile que de transformer l'intellectuel, le petit-bourgeois en allié et en collaborateur du prolétariat. Car entre ces personnes il existe une différence essentielle: les criminels de droit commun ne connaissent pas "l'instinct de finalité" auquel se soumet le petit-bourgeois.
(...)
Reforger les petits malfaiteurs est une chose très difficile car ils sont plein de haine pour autrui, et portent sur eux-mêmes et sur la vie un regard désespéré. Et pourtant, on les reforge. Ce sont les techékistes qui se chargent de cette tâche difficile, ces "fameux tchékistes" que la bourgeoisie de tous les pays fait passer pour des gens sans humanité. Et ceci, bien entendu, parce que le petit-bourgois est convaincu qu'il est l'homme idéal, et qu'il doit combattre les vices capitalistes et ceux des prolétaires afin de les rendre aussi vertueux que lui. Or, lui-même est mou, "amorphe", liquide comme de la boue, prêt à prendre n'importe quelle forme selon ce que lui dicte "l'instinct de finalité": hier, socialiste, aujourd'hui, fasciste, pourvu qu'il soit possible de manger à satiété et de commander de façon irresponsable.
Dans, disons, cinquante ans, quand la vie sera moins brûlante et que les hommes de la fin du XXe siècle percevront cette première moitié de siècle comme une grande tragédie, l'épopée du prolétariat, les oeuvres d'art et d'histoire mettront sans doute ne lumière le travail extraordinaire mené par les simples tchékistes dans les camps. Ce travail révèle pleinement l'humanisme du prolérariat, humanisme qui, en grandissant, unifie le peuple des ouvriers de toute la terre en une seule famille fraternelle, une seule et même force de création.