La répression des écrivains
Certains écrivains ont été largement récompensés par leur service du régime bolchévique: hommage et vie très aisée. La liste des larbins est longue, mais celle des écrivains censurés, interdits de publication, bannis dans leur appartement, arrêtés, déportés et même assassinés, encore plus longue. Les histoires de ces victimes, c'est le vrai réalisme socialisme! Et comme il y en a tellement, il ne faudrait pas non plus oublier les inconnus qui ont été détruits par le hâchoir à viande, la vraie description du régime bolchévique, expression d'un fin connaisseur, Nikita Krouchtchev.
Dans la phase d'avant le coup d'état d'octobre 1917, les escrocs prometteur d'un monde nouveau faisaient très attention à se lier aux intellectuels et des artistes se voulant l'avant-garde de ce nouveau monde;. Dès 1919, quand certains comprirent que le nouveau monde promis par Lénine était celui de l'horreur, et de nombreux fuirent la révolution, dès qu'ils le purent, comme Marc Chagall. Les autres, ceux qui durent se fondre dans le moule d'une pseudo-culture pour survivre, mais vraie propagande. Le régime sut également organiser, au moyen d'un réseau de récompenses, une clique de vendus et de flatteurs du régime avec ses dieux: Lénine puis Staline. L'horreur soviétique engendra la littérature du goulag. En fait, alors que des milliers d'écrivains et d'artistes produirent des oeuvres en URSS, ceux qui marquent et qui survivent sont les survivants du goulag (Soljénytsine, Chalamov) ou ceux que le régime condamna à mourir à petit feu, forcés de rester chez eux dans une misère totale (Boulgakov, Ahmatova, etc
) en attendant le NKVD. Il ne faudrait pas oublier ceux qui, réalisant l'horreur à laquelle il avait contribué à créer, se suicidèrent (Mayakovski, Lessenine, etc.)
Dans le système bolchévik puis soviétique, pas d'autofadés publics comme sous le régime nazi, mais une surveillance continuelle et vigilante éliminant ceux dont l'oeuvre démasquait le paradis des travailleurs et ses dirigeants. Et par conséquent, des autodafés quotidiens
mais discrets! Et les oeuvres qui devaient cacher la sanglante imposture du bolchevisme et célébrer les bourreaux Lénine et Staline, c'était le réalisme socialisme, un mensonge total
et en plus moche!

Quelques noms connus, début d'une liste de centaines de milliers
Nicolaï Gumilev, poète, liquidé en 1921
Andreï Platonov, écrivain, mort par la tuberculose conctractée par son fils au goulag. Dès 1929, il est sous l'oeil vigilant du NKVD.
Ossip Mandelstam, poète dont l'épigramme tellement vrai sur Staline lui coûta sa vie! Dénoncer la bête immonde par des paroles apocalyptiques est souvent périlleux, mais il faut le faire pour sa liberté et la vôtre!
Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch dévoile son coin de paradis. Extrait d'un article de Luca Sabbatini (Tribune de Genève du samedi 7 février 2004) qui parle de Chostakovitch et de son paradis
en oubliant Staline!!! Une preuve que, comme le démontre Peter Huber, l'ombre de Staline plane sur la Suisse, et encore en 2004!
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Les Témoins du Goulag documentaire, de Laurène LAllinec, Natalia Smirnova |
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Danylo Choumouk
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Oleg Volkov
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Miron Etlisse
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Iouri Ossipovitch Dombrovski Arrêté et déporté à cinq reprises à partir de 1932, il totalise, à sa libération définitive en 1957, presque un quart de siècle de goulag. Le Singe vient réclamer son crâne Verdier, 1991 |
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Le sort tragique d'écrivains Après avoir écrit La Parole Ressuscitée, Vitali Chentalinski fait part de ses découvertes dans les archives du KGB révélant les dessous du sort tragique d'écrivains comme Ossip Mandelstam, Mikhail Boulgakov, Boris Pilniak, Isaak Babel, Andreï Platonov, Nicolas Kliouev, Marina Tsvetaeva et même Maxime Gorki, pourtant serviteur de Staline. |
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Le vie d'Olga Adamova-Sliozberg a basculé en 1936. En 1937 son mari est arrêté et fusillé. Son témoignage, un parmi 14 autres, est publié par Verdier sous le titre LAujourdhui blessé qui rassemble des textes écrits dans le secret, au péril de leur vie, par ces quatorze femmes victimes de la politique de terreur que Staline imposa jusquà sa mort aux « sujets » de son empire. Elles ne sont que quelques cas parmi tant dautres qui ont vu leur existence brisée par quinze à vingt ans de prison et de camp. |
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LHirondelle avant lorage de Robert Littell, BakerStreet, 2009 Résumé du livre: Robert Littell raconte le sourd conflit entre Staline et Mandelstam, qui osa se révolter contre le régime en dénonçant le dictateur dans quelques poèmes, qui allaient lui coûter sa liberté, son art et même la vie. Par la voix de Mandelstam et de ses proches - sa femme, son amie intime la poétesse Anna Akhmatova, son frère en poésie Boris Pasternak - Robert Littell retrace le chemin de croix du poète et, à travers lui, les souffrances de tout un peuple soumis à la terreur imposée par Staline. |