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Faut-il combattre le communisme?
Georges Rigassi 1949
La reproduction de 5 articles de la Gazette de Lausanne publiés en novembre et en décembre 1948 |
«Dans l'opinion suisse, encore marquée par le traumatisme de la grève générale de 1918, le fascisme éveille de l'intérêt, voire de l'admiration. On lui attribue la défaite du communisme en Italie. C'est le cas notamment de la libérale Gazette de Lausanne, que dirige Georges Rigassi.» Voilà un extrait de la rubrique Fascisme du Dictionnaire historique de la Suisse {http://hls-dhs-dss.ch/textes/f/F17454.php) rédigée par Mauro Cerutti. Atteint par un strabisme de gauche, Mauro Cerutti stigmatise dès le 2ème paragraphe Mussolini en affirmant que: «d'abord "antiparti" prônant la "doctrine de l'action", le fascisme se manifeste dès 1920 par la violence de son engagement contre les organisations du mouvement ouvrier, alors très influentes en Italie. » Evidemment, Cerutti et ses camarades ont toujours refusé d'admettre que la répression réelle de Mussolini contre les organisations du mouvement ouvrier n'était rien en comparaison de la terreur bolchévique qui a eu comme première cible le parti social-démocrate de Kerenski, puis les socialistes-révolutionnaires et les anarchistes, quasi tous en exil, arrêtés, déportés ou assassinés à la fin de 1919. Le nettoyage se poursuivit dans l'apothéose du massacre du Soviet de Kronstast en mars 1921. A ce moment, toute organisation autre que celle du parti bolchévique était liquidée par la Tcheka, la garde prétorienne de Lénine. Curieux cette indignation à deux vitesses, ayant comme sommet le coup d'Etat de Mussolini, selon eux «saloperie fasciste», alors que le coup d'Etat de Lénine, financé et permis par l'Allemagne impériale, est encensé par Cerutti and Co, c'est-à-dire la cellule des historiens bolchéviques suisses ayant à sa tête le triumvirat Jost, Favez et Python. A noter que le coup d'Etat des frères Castro qui imposent leur tyrannie à Cuba depuis plus de 50 ans n'a jamais fait l'object d'une indignation par ces pseudo historiens, mais vrais propagandistes bolchéviques!
On pourrait rire de ces historiens qui conspuent Mussolini - et pourquoi pas? -, alors qu'ils servent Lénine ainsi que de manière subreptice et sournoise, mine de rien, Staline. Mais leurs publications et leurs cours ont déformé l'histoire, abusé des étudiants et trompé l'opinion publique suisse. Evidemment, l'ouvrage de Georges Rigassi intitulé Faut-il combattre le communisme? a été mis à l'index, son auteur diabolisé, car Jost, Favez, Python, Cerutti & Co sont des crypto-communistes!
Et que dire de Charles-André Udry, autre pseudo antifasciste
qui est le disciple de Trotski, un meurtrier de masse, partisan de la militarisation de la production transformant les ouvriers en esclave. Et le massacre d'ouvriers n'a jamais gêné Trotski, celui des ouvriers de Kronstadt n'étant que le dernier d'une longue série. Le fascisme noir, non, mais le fascisme rouge, oui; donc ce sont des faux antifascistes!.Staliniens et trotskistes, sans vergogne, falsifient de manière éhontée l'histoire au service des plus grands criminels du XXe siècle que furent leurs maîtres, Lénine, Trotski et Staline.
Extrait de Faut-il combattre le communisme? de Georges Rigassi
Intellectuels et communisme
L'adhésion que les intellectuels de gauche, y compris nombre d'artistes, donnent au communisme soviétique étonne ou indigne - selon leur humeur - bien des gens depuis que les événements se sont chargés de projeter une lumière éclatante sur les véritables buts poursuivis par les dirigeants du Kremlin et du Kominform. § Ce phénomène mérite, en effet, de retenir l'attention, d'autant plus plus que, parmi ces adeptes de Moscou,se trouvent des savants, des écrivains et des professeurs d'Université qui, grâce à leut talent, à la sympathie qu'ils inspirent, ou à l'autorité qu'ils détiennent, sont à même de gagner à leurs idées une jeunesse admirative et ingénue. § Il importe donc de réfuter les erreurs répandues grâce à l'extrême liberté dont jouissent, en nos pays démocratiques, ces zélateurs du régime le plus despotique de l'univers.
Page 5: [
] Dans son dernier livre, véritable somme politique de notre temps, intitulé Le Grand Schisme, Raymond Aron fait cette juste remarque: «L'intellectuel de gauche, en France, craint par-dessus tout de ne pas être révolutionnaire
. [
] Enfin, il y a ceux qui s'accrochent au mythe communiste pour combler à tout prix le vide qu'a laissé en eux la perte de toute autre croyance religieuse ou politique. Ayant passé leur vie à se libérer, à se téchacher de toute tradition, à se soustraire à tout engagemeent, à tout obédience, à s'enivrer d'intelligence gratuite et d'anarchie spirituelle, ils se sentent las de de sonder le fond du vide
Le Grand Schisme, Raymond Aron, Gallimard, 1948.
L'opium des intellectuels, Raymond Aron, Hachette, 1955
Page 7: Pour bien comprendre le communisme, il faut commencer par se défaire de l'idée que c'est une organisation comparable ou analogue aux partis politiques qui existent dans les pays démocratiques selon la conception occidentale. Comme le nazisme hitlérien et le fascisme de Mussolini, le communisme est un mouvement totalitaire, qui diffère complètement de ce que nous avons coutume d'appeler un «parti politique». [ndrl: un mouvement messianique qui prétend résoudre tous les problèmes, comme l'écologie politique qui, use de la supercherie du «réchauffement climatique» pour forcer la terre entière à obéir leurs éco-führers!]
Analyse du communisme
Comment définir le communisme, non pas d'après l'idéologie marxiste utilisée pour la propagande, mais d'après l'aalyse de la réalité actuelle? La meilleur définition générale que l'on puisse en donner selon cette méthode me paraît être celle-ci: « Le communisme est une conspiration mondiale permanente destinée à ouvrir la voie à l'impérialisme russo-soviétique en même temps qu'à la révolution mondiale.»
Page 9: Et ainsi se révèle une autre particularité du communisme soviétique: il est en même temps un mouvement international et la manifestation de l'impérialisme russe.
Page 11: Dans un livre d'un vif intérêt, qui vient de paraître sous le titre Washington ou Moscou (Hachette, Paris), Pierre Frédérix étudie entre autres cette «religion soviétique» dont Lénine fut le chef suprême et, avec Marx, le fondateur, et dont Staline, le «Père des peuples», est aujourd'hui le maître omnipotent et infaible, à la fois César et Pape.
Socialisme et communisme
La classe ouvrière s'est-elle emparée du pouvoir? On sait bien que tel n'est point le cas. Les comités d'ouvriers qui ont fonctionné pendant un temps très bref au début de a révolution, n'ont pas tardé à perdre tout pouvoir réel et ont complètement disparus en 1938. [ndlr: en mars 1919, les ouvriers des usines Poutilov ont été massacrés, la terreur rouge frappait aussi la classe ouvrière!] En fait, tout le pouvoir est détenu par un parti s'appuyant sur une petite fraction des masses populaires; ce parti unique est devenu graduellement une aristocratie nouvelle, une caste directoriale, policière et bureaucratique, qui a établit une dictarure impitoyable sur tout le reste de la population
Le communisme soviétique a-t-il apporté aux travailleurs cette amélioration de leur sort qui est l'un des objectifs principaux de socialisme occidental? En réalité, le niveau de vie n'a cessé de baisser sous le régime soviétique
Christianisme et communisme
Ce thème avait fait couler beaucoup d'encre il y a deux ou trois ans, lorsque certains partis communites s'avisèrent d'user de «la main tendue».
En réalité, il faut tout ignorer du marxisme et, plus encore de sa variante léniniste-stalinienne, pour admettre un seul instant qu'il puisse se concilier avec la religion. Quiconque a étudié le marxisme sait qu'il prétend être une philosophie de l'homme total, «une conception universelle, intégrale, répondant à toutes les questions primordiales et donnant un sens à la vie», ainsi que l'a souligné Nicolas Berdiaeff (Berdaïev, un des milliers d'intellectuels qui a dû s'exiler pour sauver sa vie en 1922) dans son ouvrage Christianisme et Réalité sociale. Et le penseur russe ajoute: «Le marxisme est à la fois une politique, une morale, une science et une philosophie. Il est une religions nouvelle tendant à remplacer le christianisme». [ndlr: Melgounov cite, 25 ans plus tôt Nicolas Berdaïev dont la critique définitive du marxisme a été évidemment mise à l'index par l'église marxiste qui règne encore en 2010: le marxisme n'est qu'un ersatz de religion centré uniquement sur la question du pain!
Cela dit, on s'empressera d'ajouter que l'anticommunisme négatif ne suffit pas combattre le communisme.
Comment combattre le communisme?
Il faut donc combattre le communisme. Mais comment?
C'est faire aussitôt saisir l'énorme effort de pensée et d'action qu'il importe d'entreprendre. Pour faire comprendre, à ceux qui n'ont pas encore conscience, les terribles dangers d'une soviétisation de l'Europe. Pour dénoncer l'imposture du communisme
Ensuite, Rigassi fait référence à A. Rossi, et son ouvrage Physiologie du parti communiste français, auteur également de Deux ans d 'alliance germano-soviétique: août 1939 - juin 1941, deux livres qui démasquent le parti des «75'000 fusillés», le PCF collabo de la première heure avec l'Allemagne nazie, 10 mois avant Pétain!!