L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale

Les travaux de "recherches" sur - on devrait dire - contre l'EIA par des rouges!


Projets de recherche

Sous la direction de Mauro Cerutti et Jean-François Fayet (Université de Genève); Jean Batou et Sébastien Guex (Université de Lausanne) :
L'entente internationale contre la IIIe Internationale de Théodore Aubert (E.I.A.): 1924-1950
Un réseau international de lutte contre le communisme. (Projet financé par le Fonds national de la recherche scientifique.)

http://www.unige.ch/lettres/istge/hco/Recherche.html

L'Entente internationale contre la IIIe Internationale (appelée dès 1938: Entente internationale anticommuniste / E.I.A), fut fondée en 1924 par l'avocat genevois Théodore Aubert, dans la mouvance de la réaction contre la grève générale de 1918 et à la suite de sa célèbre plaidoirie prononcée en 1923 au procès de Lausanne en faveur d'un Suisse de Russie qui avait assassiné un diplomate soviétique. Elle disposait d'un bureau permanent, d'un secrétariat et d'un comité financier basés à Genève, ainsi que de nombreux correspondants et sections en Suisse, en Europe, au Japon et en Amérique. Le réseau mis en place depuis Genève développa une intense activité de récolte d'informations sur la politique de l'Union soviétique et sur le rôle du communisme à l'échelle internationale, ainsi qu'une remarquable action de lobbying auprès des milieux politiques, économiques, de la presse, etc. Grâce à des travaux antérieurs, on dispose déjà de quelques informations sur les contacts noués par l'E.I.A. avec des militaires de haut rang comme le général Franco en Espagne, avec l'Italie fasciste et directement avec Mussolini, ainsi qu'avec le parti nazi en Allemagne. La recherche, qui se veut en quelque sorte le pendant des travaux en cours sur l'Internationale communiste, relancés par l'ouverture des archives soviétiques, vise à mieux connaître un domaine encore largement inexploré comme celui de l'anticommunisme pendant l'entre-deux-guerres. Elle sera conduite sur deux, voire trois ans, et sera basée principalement sur le dépouillement des archives de l'E.I.A. déposées à la Bibliothèque Publique et Universitaire de Genève: plus de 160 cartons contenant les procès-verbaux des réunions du bureau permanent, du secrétariat et du comité financier, la correspondance avec les sections nationales, etc. À cela s'ajoutent plus de 2000 cartons avec les publications récoltées ou produites par l'organisation de T. Aubert. Un dépouillement préliminaire de ces fonds a déjà été effectué par Michel Caillat, qui est le principal collaborateur chargé de la recherche, et qui vient de publier un article sur les relations entre l'E.I.A. et le général Franco à l'époque de la guerre civile espagnole. Il s'agira d'abord de procéder à un inventaire systématique des institutions centrales de l'E.I.A., avec un organigramme de l'organisation et une base de données, puis d'aborder l'étude des réseaux nationaux et internationaux constitués par l'Entente, en privilégiant notamment la situation en Suisse, France, Italie, Allemagne, Espagne et Union soviétique. La recherche devra enfin aboutir à la publication d'une, voire de plusieurs monographies et à l'organisation d'un colloque international sur le thème de l'anticommunisme.

Sous la direction d'Antoine Fleury :
Documents diplomatiques suisses
Le programme des Documents Diplomatiques Suisses (DDS) se poursuit selon la planification prévue pour couvrir la période 1945-1961.
Aux volumes 16(1945-1947), 17(1947-1949), 18(1949-1952), 19 (1952-1955) et 20(1955-1958), parus respectivement en 1997, 1999, 2001, 2003 et 2004, s’ajoute la préparation du volume 21(1958-1961), qui sortira de presse début 2007. Parallèlement, l’introduction des documents saisis sous forme image se poursuit, au point qu’en juin 2006, ce sont plus de 4’000 documents et des informations sur plus de 13'000 personnes, 6’800 organisations et environ 2’200 noms géographiques qui sont accessibles dans la base de données DoDiS sur internet : www.dodis.ch.
Depuis le 1er janvier 2000, le programme DDS est intégré dans les projets de longue durée soutenus par l’Académie suisse des sciences humaines et sociales. Ce statut ouvre des perspectives d’une recherche stable, permettant l’engagement de collaborateurs prometteurs pour la relève académique et scientifique dans le domaine de l’histoire contemporaine et des relations internationales de la Suisse.
Si le programme engage des historiens de diverses universités, choisis par une commission nationale de publication où sont représentés les instituts d’histoire de toutes les universités suisses, le Département d’histoire y est particulièrement engagé par la collaboration de Mauro Cerutti, co-responsable de l’édition des volumes, et par l’engagement d’assistants à temps partiel, dont les mandats varient en fonction d’autres activités.
Par ailleurs, un accord de partenariat a été signé avec le Département fédéral des Affaires étrangères, en vue de coordonner, avec le service historique du centre d'analyse et de prospective, les recherches historiques de longue durée et les besoins particuliers du DFAE, dans le domaine des dimensions historiques de la politique étrangère suisse.
En plus de la préparation du volume 21 paru en mars 2007 qui clôt la période « Max Petitpierre » 1945-1961, l’équipe s’est attelée a une amélioration significative de la base de données, au niveau de l’accès aux informations. En outre, depuis avril 2007, la série des 15 volumes de la période 1848-1945 est consultable sur internet. La recherche se poursuit pour sélectionner, puis publier les documents pour les années 1961 et suivantes.
Histoire de la politique de la science en Suisse
A la suite de la publication en 2002 d'une histoire de la création du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) (1934-1952), Antoine Fleury et Frédéric Joye ont poursuivi l'étude historique de la politique de la science en Suisse par un projet de recherche soutenu par le FNS, portant sur l'histoire de la politique de la science en Suisse, de 1944 à 1974. Dans le cadre de ce projet débuté en avril 2002, Frédéric Joye a préparé une thèse de doctorat qui a été soutenue en mai 2007. Cette recherche se veut une contribution à l'histoire nationale contemporaine, qui n'a jusqu'ici guère prêté attention au rôle de l'entreprise scientifique au sens large dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce projet de recherche propose une analyse historique du processus de construction de la politique de la science en Suisse avant la seconde moitié des années 1970, soit de la création de la Commission pour l'encouragement des recherches scientifiques (CERS, 1944), premier organe fédéral de soutien à la recherche scientifique, au lancement des premiers Programmes nationaux de recherche (PNR) par le FNS en 1974. Etant donné que la recherche historique sur la politique fédérale de soutien à la recherche scientifique en Suisse intéresse d'autres spécialistes de sciences humaines, notamment ceux qui travaillent sur la politique de la recherche, des contacts fructueux ont été noués avec des instituts tels que l’“Observatoire science, politique, sociétés” (OSPS, Université de Lausanne, http://www.unil.ch/osps), des programmes de recherche tels que le Programme prioritaire Demain la Suisse, groupe “Research Policy in a Learning Society” (REPOL), ainsi que différents chercheurs, en particulier Bruno Strasser (Université de Lausanne) et Michael Bürgi (Université de Genève). La collaboration scientifique a déjà donné lieu à la tenue d’un colloque interdisciplinaire intitulé Penser les politiques de recherche et leur institutionnalisation, les 8-9 octobre 2003, au Centre européen de Coppet, organisé par l’OSPS et l'Institut européen de l'Université de Genève. Les différentes approches disciplinaires qui ont la politique de la recherche pour objet ont été présentées et débattues par une trentaine de chercheurs et experts venus de divers instituts suisses et internationaux, ainsi que des services fédéraux de la politique de la recherche. En association avec REPOL, notre réseau genevois participe au réseau d'excellence PRIME (Policies for research and innovation in the move towards the European research area) dans le 6ème programme-cadre de l'Union européenne. Ce réseau interdisciplinaire réunit plus de 200 chercheurs européens issus de quatre disciplines et de 16 pays. Approuvé en novembre 2003 par la Commission européenne, ce programme a débuté le 1er janvier 2004. Un colloque est prévu à Berne en novembre 2007 ainsi qu’un autre à Stockholm en 2008 où seront analysées les dimensions historiques et actuelles de la politique de la recherche dans différents pays.
L’assistance spirituelle aux prisonniers de guerre : un aspect de l’action humanitaire durant la deuxième guerre mondiale
La recherche proposée s’attache à élucider et à documenter la problématique de l’assistance spirituelle aux prisonniers de guerre en fonction de leur appartenance confessionnelle. Dans quelle mesure les États belligérants ont-ils autorisé et favorisé l’exercice des cultes religieux dans les camps ? Notre effort portera sur la consultation d’archives pertinentes aussi bien au sein des ministères de la guerre (service des aumôneries) que les églises et organisations religieuses et caritatives. Un premier état des sources disponibles à Genève et en Suisse a été établi dans le cadre du mémoire de licence de Delphine Debons ; les recherches en cours visent à recueillir la documentation pertinente en France, en Angleterre, au Vatican et en Allemagne.
Le projet, co-dirigé avec Jean-François Pitteloud, bénéficie d’une bourse de recherche du FNS qui a permis d’engager Delphine Debons en tant que candidate au doctorat à partir du 1er mai 2005 pour une durée de trois ans.
Sous la direction d’A. Helg, G. Talens, M. Cerutti, A. Azouragh. Coordination : Aline Helg (en collaboration avec Sébastien Farré) :

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