L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale
Genève et la grande peur du rouge
par un rouge!
Ecrire cela XXIe siècle est une honte, du pure négationnisme des crimes staliniens, paroxysme de l'horreur en URSS durant les années 1930. C'est le paradigme de l'«anti-fascisme pro-stalinien» qui permit au grand bourreau des peuples d'assassiner par la collectivisation forcée masquée en dekoulakisation durant les années 1930-31, puis par la Grande famine de 1932-33 (Holodomor en Ukraine) et ensuite la Grande terreur de 1937-38, crimes de masses qui liquidèrent plus de 15 millions de Soviétiques; et sans compter la répression quotidienne et la censure, toute critique du régime communiste pouvant entraîner la déportation et/ou la mort, tant le réseau de délateurs était étendus!
Evidemment, on retrouve les pratique coutumières pour dénigrer et faire diversion:
Selon Vincent Monnet, qui ne manque pas l'occasion de salir Georges Lodygensky par une phrase assassine basée sur des calomnies: Lodygensky senvole quant à lui vers le Brésil pour sadonner à la traque des «éléments subversifs» Ainsi donc, il n'y aurait pas d'élements subversifs alors que le Komintern disposait d'organisations légales et ayant pignon sur rue (le parti communiste «suisse», Suisse-Urss, le Secours rouge international, etc.), des clandestines et de nombreux agents d'influence dans les média, les écoles et même dans des partis socialistes.
Ainsi, le Département dhistoire de l'Université de Genève autorise et stipendie deux stalinens, Michel Caillat et Vincent Monnet, et leur permet d'enseigner et à répandre le négationnisme des crimes soviétiques. Est-ce de l'incompétence ou de la falsification de parler de la création de l'Entente Internationale contre l'Internationale communiste en occultant le procès Conradi, comme le fait Caillat?
En fait, tout est à reprendre, tant la réalité historique est souillée par des propagandistes bolchéviques masqués en historien, abusant le public par un titre universitaire dévoyé.
Campus N° 79 à http://www.unige.ch/presse/campus/pdf/c79/rhistoire.pdf.
Genève et la grande peur du rouge
Entre 1924 et 1950, la ville de Calvin a abrité le siège de lEntente internationale anticommuniste.Une organisation mal connue dont Michel Caillat, assistant de recherche au Département dhistoire, a décrypté les rouages.
On cite souvent Genève pour ses organisations internationales ou son rôle pionnier sur le plan humanitaire. On sait en revanche moins que la ville du bout du lac fut également à lavant-garde de la lutte contre le régime soviétique. De 1924 à 1950, elle a en effet abrité le siège de lEntente internationale anticommuniste(EIA),une structure fondée par lavocat et homme politique ThéodoreAubert, avec le concours du représentant à Genève de lancienne Croix-Rouge impériale russe, Georges Lodygensky. Leur but:lutter contre toute forme de subversion de gauche, à commencer par la IIIe Internationale et le régime soviétique.
Assistant de recherche au Département dhistoire, Michel Caillat sest penché sur le destin de cette organisation dans le cadre dun projet copiloté par les Universités de Genève et de Lausanne et soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Il a présenté ses premiers résultats dans le cadre dun colloque intitulé «Mythes, réseaux, milieux, formes et cultures de lanticommunisme en Suisse des origines à nos jours», qui sest tenu à lUniversité ouvrière de Genève du 10 au 12 novembre 2005.
Un solide réseau
Fervent conservateur issu dune vieille famille huguenote, Théodore Aubert recrute dabord parmi ses pairs. Dès mars 1924, il convainc les banquiers Gustave et René Hentsch, puis le colonel Alfred Odier directeur du Bureau du chiffre de létat-major de larmée suisse de rejoindre lorganisation. Plusieurs membres du Comité international de la Croix-Rouge, pour le compte duquel Aubert a travaillé à la fin du premier conflit mondial, apparaissent également parmi ses cadres. Dirigé par Edouard Chapuisat, un ami personnel dAubert, le Journal de Genève nhésite pas non plus à se jeter dans la mêlée et, en septembre 1924, un accord fait du quotidien lorgane quasi officiel de lEntente.
A létranger, les soutiens de lEIA se recrutent surtout au sein des milieux représentant les intérêts de grands groupements économiques. Le gouvernement dictatorial espagnol de Primo de Rivera subventionne également le Bureau de lEIA, comme le fera le régime fasciste italien après la guerre dEthiopie. Des contacts fructueux sont par ailleurs établis avec lAntikomintern, une officine de propagande dépendant du Ministère de la propagande du Dr Gbbels. Enfin, des liens sont avérés avec des bureaux de renseignement dirigés par danciens agents appartenant aux services secrets, tant français que britanniques. «Il est très difficile de savoir jusquà quel point qui savait quoi, explique Michel Caillat, mais il ne fait pas de doute que les renseignements circulaient.» Cest dailleurs le but premier du système. Organisée sur un mode similaire à lInternationale communiste, lEIA se veut dabord et surtout un groupe de pression destiné à persuader lélite politique des pays européens de sengager dans une grande coalition internationale contre le communisme.
Les motifs de cette hostilité irréductible envers les bolcheviques sont légion: le discours antimilitariste, les déclarations sur lémancipation des peuples colonisés, légalitarisme, lémancipation des femmes ou la laïcisation de la société sont en effet perçus par Aubert et les siens comme autant de menaces pour la civilisation occidentale. Sans parler de la crainte dune révolution mondiale que les membres de lEIA sobstinent à croire imminente. A tort, car le projet nest plus à lordre du jour depuis longtemps.
Aveuglée par des illères idéologiques, lEIA savère incapable de le comprendre. Pas plus quelle ne voit se dessiner le changement tactique opéré par les Soviétiques dès 1934 en vue de créer un front commun de la gauche contre le fascisme.
Aveuglement fatal
Une incapacité à prendre en compte la réalité dans le même temps, Hitler est décrit comme «un personnage extrêmement sage, mesuré, pas agressif dans ses attitudes et ses propos, toujours maître de lui-même» qui finira par coûter cher à lEntente. En dépit de la sacro-sainte alliance contre les rouges que réclame lorganisation, la Seconde Guerre mondiale consacre la montée en puissance de lUnion soviétique. Intégrée au camp des vainqueurs en 1945, celle-ci jouit désormais dun prestige considérable. Dans ces conditions, il devient de plus en plus difficile pour la Suisse officielle de continuer à cautionner les activités dune organisation telle que lEIA, dont Berne obtient la dissolution en novembre 1950, après quAubert ait tenté en vain de déplacer le siège de son organisation aux Etats-Unis.
Lodygensky senvole quant à lui vers le Brésil pour sadonner à la traque des «éléments subversifs».
Vincent Monnet