Le conseiller fédéral Musy victime d'un attentat le 16 juin 1932 ET MEME TEMPS que la nuit rouge à Zürich
En date du 23/06/2009, le Dictionnaire historique de la Suisse, publie cet article de Daniel Sebastiani, cité in extenso, pour analyser à la fois le produit, son auteur, et bien évidemment la vie de Jean-Marie Musy.
L'introduction rapporte des faits incomplets, et en contradiction avec une brochure sur Albeuve vendue à la Foire-Marché de la Désalpe.
Les ajouts du style gras ne sont pas de l'auteur qui use de la stratégie standard, amalgamer Jean-Marie Musy avec le fascisme italien, puis avec le régime nazi. A noter que les défenseurs de Lénine et Staline, en Suisse, ne sont jamais vilipendés, comme le professeur Python qui a accepté un mémoire de licence oubliant" la grande famine de 1932-33. En effet, dans le mémoire de licence en histoire contemporaine présenté à la Faculté des Lettres de l'Université de Fribourg sous la direction de Python Francis La mission Wehrlin du CICR à Moscou (1920-1938),. Délégation ou
légation de Jean-Daniel Praz, ce mémoire qui omet totalement ce monstrueux crime contre l'humanité, la famine organisée qui a tué plus de 10 millions d'êtres humains, dont plus de 6 millions pour la seul Ukraine, horreur nommée Holodomor, ce qui n'est pas rien.
A propos de la mission de sauvetage de 1'200 juifs, Daniel Sebastiani, toujours dans le but de nuire à Jean-Marie Musy, oublie de dire à quel point le voyage nécessaire à Berlin, était dangereux: l'Allemagne étaient bombardées, de jour et de nuit, quotidiennement. Il risqua donc sa vie, et je crois celle de son fils qui conduisait la voiture, pour réussir, grâce à des relations dans le gouvernement nazi, ce sauvetage.
La mauvaise foi donc préside à cette biographie salissant la vie et la mémoire de Jean-Marie Musy. Honte à l'auteur et au Dictionnaire historique de la Suisse, complice de cet ignominie!
No 2
Musy, Jean-Marie
10.4.1876 à Albeuve (auj. comm. Haut-Intyamon), 19.4.1952 à Fribourg, cath., de Grandvillard et Albeuve, bourgeois d'honneur de Fribourg (1920). Fils de Jules, agriculteur et hôtelier, et de Louise Thédy. Petit-fils de Pierre M., conseiller d'Etat. &Mac176; 1906 Juliette de Meyer, fille de Jules de Meyer. Etudes de droit à Fribourg, Munich, Leipzig, Berlin et Vienne; doctorat à Fribourg en 1904. Brevet d'avocat (1906). Avocat à Bulle (1906-1911), directeur du Crédit gruyérien (1911-1912). Député conservateur au Grand Conseil fribourgeois (1911-1919), conseiller d'Etat (Direction des finances, 1912-1919), M. s'efforça d'assainir les finances cantonales et de redonner du crédit à la Banque de l'Etat. Au Conseil national (1914-1919), M. se fit connaître comme un ardent fédéraliste, un spécialiste des finances et le fer de lance antisocialiste.
Son élection au Conseil fédéral en 1919 marqua une étape dans l'intégration des conservateurs-catholiques à l'Etat fédéral. Directeur du Département des finances et des douanes, M. fut président de la Confédération en 1925 et 1930. Il uvra à l'assainissement des finances et au maintien de la solidité du franc. Lors de la crise, il prôna la déflation, sans atteindre l'amélioration escomptée. Il défendit une conception libérale de l'Etat et refusa toute reprise des relations avec l'URSS. Il enregistra entre 1925 et 1930 ses plus grands succès politiques, dont le statut des fonctionnaires en 1927 qui leur interdisait la grève. En mars 1934, après le refus par le peuple de la lex Häberlin sur la protection de l'ordre public, M. posa un ultimatum au Conseil fédéral. Ses collègues refusant de suivre son programme (notamment éliminer les étrangers menaçant la sécurité nationale, mais aussi réduire les dépenses, privilégier l'organisation professionnelle et renoncer à la lutte des classes), il démissionna.
A la fin des années 1920, M. avait été séduit par le corporatisme et certains aspects du fascisme italien. Jugeant la démocratie parlementaire inadaptée, il en appelait à un renouvellement des institutions et à une démocratie plus disciplinée, mais il échoua à faire accepter la révision de la Constitution fédérale en septembre 1935. La même année, M. fut réélu au Conseil national, puis participa à la création du Redressement national, groupe de pression alliant libéralisme économique et conservatisme social. Effrayé par les fronts populaires (France, Espagne), il entra en contact avec des dignitaires nazis, dont Himmler, dans le cadre de son Action nationale suisse contre le communisme, créée en 1936. Il perdit son siège aux élections de 1939. Après la débâcle française (1940), M. redoubla d'activité auprès des Allemands et fut en relation avec des membres du Mouvement national suisse, pronazi. Il tenta de créer un mouvement de rénovation et dirigea l'hebdomadaire La Jeune Suisse. Approché fin 1944 par une organisation juive, il négocia avec Himmler et le général SS Walter Schellenberg la libération de déportés; un convoi de 1200 juifs parvint en Suisse en février 1945. Musy ne joua plus de rôle après la guerre.
Bibliographie
-Altermatt, Conseil fédéral, 355-360
-C. Kaiser, Bundesrat Jean-Marie Musy 1919-1934, 1999
-D. Sebastiani, Jean-Marie Musy (1876-1952), 2004
Auteur(e): Daniel Sebastiani
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