Le discours du 10 décembre 1918 de Jean-Marie Musy au Conseil national suisse: La grève générale et le bolchévisme en Suisse

Jean-Marie Musy Moins d'un mois après le déclenchement de la grève générale, grève provoquée par le Comité d'Olten dans un but politique, tenté par un mouvement insurrectionnel guidé depuis Moscou, Jean-Marie Musy dénonce l'entreprise subversive et la faiblesse du Conseil fédéral.

Long discours qui reçoit souvent des bravos de l'assemblée et qui témoigne de l'engagement anti-bolchévique de Jean-Marie Musy qui l'animera tout au long de sa longue carrière politique comme conseil fédéral de 1919 à 1934, puis à nouveau comme député.

Cliché repris de “La Suisse entre-guerres” de Roland Ruffieux

A noter qu'en décembre 1918, le régime de Lénine a imposé depuis des mois la terreur rouge à la Russie, usant de la lutte contre les Blancs pour cacher la répression sanglante anti-ouvrière et anti-paysanne par un régime perçu justement comme ennemi du peuple, réalité masquée par des tonnes de propagande, de désinformation et de mensonges, opération mondiale qui dupa des millions de naïfs!

A propos de ce discours, la gauche, politiciens et historiens, a toujours dénigré et continue à mépriser le point de vue de Jean-Marie Musy affirmant que la grève générale avait été organisée par les agents de Moscou qu'on tenté de transformer en une tentative d'insurrection, cette prise de position était présentée comme une affabulation, preuve du délire anti-bolchévique du député fribourgeois car l'antibolchévisme serait une grave psychose selon ces mêmes. Cela est d'autant plus facile qu'il n'y a recherche aucune sur les liens entre les dirigeants bolchéviques et le Comité d'Olten alors que des agents bolchéviques étaient en Suisse comme Fritz Platten, Angelica Balabanova et ses millions, Willy Münzenberg expulsé mais qui demeure en Suisse, et même Karl Radek sans compter le docteur Sergeï. Bagotski - arrivé en Suisse en octobre 1918. Selon Brigitte Studer, page 43 de son étude “Un parti sous influence: le Parti communiste suisse, une section du Komintern”, elle écrit : « A ce jour, l'historiographie n'est cependant pas encore à même de mesurer avec précision l'importance de cette influence, notamment son rôle dans le déclenchement de la grève générale de 1918 (Cf. la conclusion de Willi Gautschi, Der Landesstreik 1918, Zurich 1998, p. 171. L'influence des bolcheviks ne se traduit pas par des tentatives putschistes. Cf. aussi Marc Vuilleumier et al., La grève générale de 1918 en Suisse, Genève 1977). On sait néanmoins que la Suisse tient une place importante dans le dispositif de propagande des bolcheviks à la fin de la Première Guerre mondiale. »

Page 3: «Tolérerons-nous qu'en Suisse une fraction du peuple déclare publiquement, par l'intermédiaire de ses représentants aux Chambres fédérales, et affirme, en fait, dans la rue, son droit de violer impunément la loi et d'agir en marge de la consitutution? […] Le poison qui nous envahit, le mal déjà grave dont souffrent plus particulièrement nos grandes villes, a été inoculé au peuple par les révolutionnaires et les anarchistes venus d'ailleurs. Je vois dans la grève générale un événement, un accident révélateur d'un état esprit inquiétant. Depuis trop longtemps, en Suisse, la police des étrangers est insuffisante.»

Page 4 : «J'ai encore la sensation de la profonde indignation que suscita dans cette salle l'outrecuidante motion Platten tendant à la révocation du décret d'explusion frappant Münzenberg. Avec 60 collègues, j'ai sur le champ demandé au conseil fédéral l'explusion immédiate de Münzenberg. Par 77 voix contre 19, le Conseil national accepta notre postulat. Comment se fait-il que huit mois après, au moment où la grève éclate, Münzenberg est encore en Suisse? Comment se fait-il que, le 10 novembre, il est en automobile, aux côtés de Platten, qui se rend à Schaffhouse pour haranguer les grévistes ?»

Page 5: «Après Münzenberg, Guilbeaux qui fut dès la première heure un agent actif et dangereux

Page 6: «que si l'expulsion de Rosenmeier s'imposait, elle était beaucoup moins urgente que celle de Münzenberg. […] je demande au Conseil fédéral que l'on fasse preuve de plus d'énergie, (Bravos) par une application fréquente et rigoureuse de l'article 70 de notre constitution qui prévoit l'exclusion de notre territoire des étrangers qui compromettent la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse (Applaudissements).»

Page 6: «Permettez-moi quelques réflexions sur le séjour de la Légation des Soviets de Russie, à Berne. Emanation du gouvernment du Lénine, ce fut un nid d'anarchistes et de révolutionnaires venus dans notre pays pour instaurer un régime de terreur. J'ai reçu, un jour, sous enveloppe portant le sceau de la “République fédérative des Soviets de Russie”, une lettre chargée conteant une sommation. Je n'ai pas de compte à rendre à la Légation des Soviets…»

Page 8: «Les socialistes espèrent, par ce moyen,.préparer notre peuple au régime de la dictature prolétarienne.» […]: «Permettez-moi quelques réflexions sur le séjour de la Légation des Soviets de Russie, à Berne. Emanation du gouvernment du Lénine, ce fut un nid d'anarchistes et de révolutionnaires venus dans notre pays pour instaurer un régime de terreur. J'ai reçu, un jour, sous enveloppe portant le sceau de la “République fédérative des Soviets de Russie”, une lettre chargée conteant une sommation. Je n'ai pas de compte à rendre à la Légation des Soviets…»

Page 10: «Par qui et comment les manuscripts de Lénine et Trotski ont-ils pénétrés en Suisse ? Le fameux programme des représentants de la gauche de Zimmerwald sort de l'Imprimerie des Unions ouvrières à Genève. Notre pays, théâtre des tentatives bolchéviques, est donc inondé par un torrent de littérature empoisonnée. […] Pour affaiblir la résistance patriotique de notre peuple, Lénine conseille (page 10 de son programme aux socialistes suisses, d'instituer dans notre pays «la naturalisation obligatoire et gratuite de tous les étrangers établis chez nous». Le programme de l'action bolchéviste a été publié in extenso dans Vorwärts, journal socialiste de Bâle..»

Page 11: «On s'est rendu compte que le peuple suisse reste réfractaire aux idées anarchistes. Les bolchévistes veulent essayer d'un autre moyen en introduisant dans nos populations des éléments étrangers nombreux. Ils espèrent ainsi étouffer la voix de nos compatriotes. Ah Messieurs, on a bien trop naturalisé depuis quatre ans…»

Page 12: «Il paraît que Platten a rapporté de Russie les instructions que la maître destinait aux socialistes suisses. Les désirs du dictateur de Pétrograd ont été communiquées à l'élite du parti socialiste, dans une réunion tenue à Zurich. […] Lénine avait fait en Suisse un séjour prolongé. Il y fut même pendant la guerre. Comment est-il venu chez nous ? Quels papiers a-t-il présentés pour obtenir un permis de séjour dans notre pays ? Comment a-t-il pu rentrer en Russie, à travers l'Allemagne. Voilà des questions naturelles auxquelles je ne puis répondre. Lénine ne devait pas manquer de papiers, puisque les bolchévistes en fabriquent, et que, d'autre part, Lénine n'a pas porté moins de dix noms !»

Page 13: «Lénine avait appris à connaître la Suisse et le tempérament de ses habitants. En fin observateur, il avait deviné l'intensité de leurs patriotisme. Il estima, à juste titre, l'action directe prmaturée, et conseilla de renvoyer à plus tard l'usage des moyens violents. Chose étrange, quelques mois après, on eut raison de ses hésitations et de sa résistance. Comment et pourquoi Lénine a-t-il changé d'idée. Platten pourrait probablement nous en donner les motifs. Je l'ignore, mais ce que nous savons, c'est qu'il devint partisant de l'action directe. Les intentions des révolutionnaires russes concernant la Suisse sont, en effet. clairement exposées dans la lettre écrite par Baumzweig à Ouritski, le ministre du peuple de Russie qui fut assassiné en août dernier. Cette lettre reproduite par la presse est datée du 19 juin 1918…»

Page 14: «Platten, qui est en Suisse le suppôt de Lénine, n'a pas ordonné la grève générale contre l'avis du maître. Le révolutionnaire russe aura probablement conseillé par l'intermédiaire de la mission bolchévique envoyée en Suisse, de déclencher la grève au jour opportun. On aura jugé que la fin de la guerre marquait le moment utile. Il est probable, en outre, que l'usage des armes fut recommandée. Je vous rappelle, à ce sujet, les bombes de Zurich, introduites en Suisse par la frontière nord. Tout semble indiquer qu'elles étaient destinées à terroriser notre pays

Page 15: «… La première manifestation ostensible de l'esprit de révolte, dont l'ultimatum d'Olten avait été le symptôme précurseur, la première atteinte sérieuse à l'ordre fut la grève des employés des banques de la place de Zurich. Elle éclate brusquement, le 30 septembre. Le lundi matin, on interdit l'entrée des banques aux employés qui veulent reprendre leur service. Arrivés avant l'heure de l'ouverture des guichets. les directeurs de la Banque nationale peuvent encore gagner leurs bureaux. Dans les rues principales, une foule houleuse et agitée manifeste déjà bruyamment. De regrettables incidents ne tardent pas à se produire. Les deux directeurs de la Nationale purent constater que les entrées de la banque étaient gardées par une bande de forcenés qui en rendaient l'accès absolument impossible. Toutes les autres banques étaient également cernes, et tous les employés qui tentaient d'en approcher pour reprendre leur…»

Page 16: «Bientôt, la rue fut totalement fermée. Seule l'automobile de Platten, le représentant des prolétaires, y circule librement. M. Platten, avec ses deux acolytes Kung et Traber, distribue des ordres et dirige les grévistes. Platten avait réussi à monopoliser la rue dont il fut pendant plusieurs heures le dictateur incontesté. […] On fait circuler en ville l'annonce d'une grève générale. Le gouvernement de Zurich se hâte d'entamer des pourparlers avec le comité du “Bankpersonelverband”. Il élabore un projet d'arrangement, espérant par ce moyen, conjurer la grève générale dont on le menace. Il invite les établissement de banque à adhérer aux exigences des employés. […] Messiers, si vous voulez avoir le spectacle d'un régime qui coupe court aux systèmes des concessions et des compromis, pour régner par la force brutale, confiez à Platten, Grimm et consorts, mais pour quelques jours seulement l, le gouvernement de la Confédération et celui du canton de Zurich. »

Page 17: «…Le droit de circuler librement est cependant garanti par la constitution. L'exercice de ce droit a été suspendu à Zurich par un groupe de grévistes, conduit par Spring et commandé par Plstten. Dominant le Conseil d'Etat, plus fort que la police, les grévistes y régnèrent avec succès. Une organisation anarchique a donc réussi à faire échec aux lois et à la constitution du pays. Toutes les banques furent invitées à signer l'arrangement proposé par le gouvernement, Spring en faisant une condition formelle, sans quoi c'était la grève générale.»

Page 18: « On a cru, en subissant l'ultimatum d'Olten et la volonté des grévistes de Zurich, conjurer une grève générale. Profonde illusion! Ce fut pour les socialistes l'occasion de prendre conscience de leurs forces et aussi constater l'excessive indulgence du gouvernement de Zurich et du Conseil fédéral. La présence à Berne de la légation bolchéviste et les relations constantes de l'extrême-gauche avec les socialistes russes ont certainement précipité les événements. Il serait intéressant de connaître les motifs du voyage à Pétrograd de Mohr, ancien rédacteur du Tagwacht. Les Suisses rentrés dernièrement de Russie, racontent que, pendant son séjour dans ce pays, Mohr vécut constamment au contact de Lénine et Trotski. On prétend même qu'il aurait sauvé la vie d'un Suisse condamné à mort. Certes, je ne lui reproche point cet acte de générosité. J'y vois simplement une preuve nouvelle du crédit considérable dont jouissent les socialistes suisses auprès du gouvernement des soviets russes.. »

Page 19: « Je constate et souligne tout d'abord que la grève de novembre ne fut point une rupture collective du contrat de travail intervenue au cours d'un conflit relatif aux salaires. La grève générale dont nous fumes témoins et victimes se caractérise, au point de vue social, comme une grève politique

Page 20: « En semant le doute et le trouble dans l'armée, on obtient par ces moyens malhonêtes et subtils, la première trahison. Puis ce fut le désordre, la désorganisation et la révolte. […] On a répandu tout d'abord dans le public, au moyen d'une multitude de petits bulletins jetés dans les rues, que la bataillon 17 s'était révolté contre ses chefs. »

Page 21: « Nous faisons aux grévistes le grave reproche d'avoir troublé l'ordre public par l'arrêt du service des chemins de fer. On n'a pas craint, pour paralyser la circulation des trains, de recourir à la violence..»

Page 22: « La grève des cheminots a été soigneusement et méthodiquement organisée par les chefs socialistes. J'ai sous les yeux, les instructions destinées aux membres du “grand cartel des associations réunies des employés de chemins de fer.. »

Page 23: « Comment se fait-il que. après cela, M. Wocker continue a représenter le Conseil fédéral au sein du Conseil d'administration des CFF ? Qu'attend le Conseil fédéral pour prononcer sa révocation ? (Bravos). Et vous, Messieurs Hüggler et Düby, que faites-vous encore au Conseil national ? (Bravos)..»

Page 24: « Comment se fait-il qu'aujourd'hui, c'est-à-dire un mois plus tard, tous les employés de la gare d'Anet sont encore à leur poste?. »

Page 25: « Les socialistes sont innocents de tout ce qui est arrivé; c'est ailleurs qu'il faut chercher les coupables. Contraints par les nécessités pressantes d'une situation politique devenue difficile, M. Muller s'efforce aujourd'hui de rejeter sur autrui le poids écrasant de ses fautes et le redoutables responsabilités dont le peuple lui demande les compte. Explication ambiguë ! Personne ne laissera prendre à cette tardive et déloyale manoeuvre. Le président de la ville de Berne est visiblement en quête d'une occasion qui lui permettra d'excuser les fautes commises. Il sent, en particulier, le pressant besoin d'atténuer sa propre responsabilité. Il est bien naturel qu'elle pèse. Monsieur Gustave Muller, vous qui êtes à la fois colonel d'artillerie, conseiller national et président de la ville de Berne, comment avez-vous pu signer le décret de grève générale ?..»

Page 26: « A peine la grève avait-elle éclaté que, dans les rues de Berne, on contraignait les commerçants à fermer leurs magasins. A 300 mètres d'ici, c'est-à-dire dans le voisinage immédiat du Palais fédéral… »

Page 27: « Ces quelques exemples suffiront à vous démontrer qu'effectivement tenté d'instaurer chez nous le régime de la terreur. M. Gustave Muller, si la police de la ville de Berne et celle de la ville de Zurich avaient fait tout leur devoir, on aurait épargné à notre pays la mobilisation extraordinaire de novembre dernier, qui fut si dure à nos soldats. Les désordres dont Zurich et Berne furent le théâtre, l'arrêt du service des trains, les violences dont ont souffert en particulier les industriels, les commerçants et les ouvriers, la suppression de toute la presse bourgeoise ont nécessité le rétablissement de l'ordre par la force armée..»

Page 28: « S'il est opportun de dévoiler au public les manoeuvres criminelles de ceux qui ont organisé la grève et qui seuls sont responsables de ses terribles conséquences, il est juste de rendre hommage à la noble et généreuse attitude des troupes qui ont opposé avec succès au parti du désordre et aux anarchistes, la précieuse force morale de leur vibrant patriotisme et l'énergie d'une arrmée restée pleinement consciente de son devoir (Bravos). »

Page 29: « La mobilisation de novembre a coûté à la Suisse 900 hommes (davantage que la bataille de Sempach, davantage que la bataille de Morat)...»

Page 30: « L'autre jour, M. Schmid, le petit jacobin d'Olten, affirmait ici avec arrogance que, au-dessus de la loi et de la constitution, il y avait l'intérêt particulier, le bien-être et l'idéal des ouvriers. J'oppose à cette doctrine à la fois égoïste et matérialiste la sublime conception des soldats morts pour la patrie. »

Page 31: « Et, pour répondre à l'immense douleur qui s'élevait de toute part, il est un homme qui n'a rien trouvé à dire qu'une monstrueuse injure: « La grippe venge les travailleurs. » Ce cri lugubre a retenti jusqu'au fond de nos vallons alpestres, comme le ricanement de la hyène qui, les griffes enfoncées dans les chairs déjà froides de sa victime, hume, savoure et s'enivre de l'odeur de la mort. Sentinelle de la Chauds-de-Fonds, vous avez insulté aux morts, aux veuves et aux orphelins Vous êtes le digne émule de ceux qui, dernièrement, en pleine ville de Berne, outrageaient un convoi funèbre… »

Page 32: « Je ne rends pas tous les socialistes responsables de ces horreurs. Mais voyez où conduisent vos théories. Elles aveuglent l'esprit et dessèchent le coeur. Elles flétrissent ce qu'il y a de meilleur en l'homme, son âme, qui doit rester, et restera, le sommet de l'être humain. Vous avez insulté nosn morts. Nous les vengerons en rendant publiquement honneur à leur mémoire. […] M. Platten, qui a fait ici profession officielle de foi bolchéviste, et M. Naine nous ont publiquement annoncé que la grève de novembre ne fut qu'un début..[…] M. Platten a menacé le Conseil national du régime bolchéviste. Si je ne craignais d'être long, je vous lirais quelques lettres où, des Suisses de retour de Russie, exposent comment les bolchévistes les ont maltraités, pillés et volés. »

Page 33: « Le peuple suisse ne veut pas de la dictature bolchéviste. [ndlr: le peuple russe n'ont plus, mais c'est par la terreur meurtrière de la Tchéka et de l'Armée rouge, que le soi disant gouvernemnt des ouvriers et des paysans soumettra le peuple!] Au gouvernement, qui a pour mission principale d'assurer de l'Etat, de parer au danger par des mesures énergiques ! Nous attendons de lui des sanctions sévères contre les organisateurs de la grève générale. Sévissez contre les mauvais citoyens si vous soulez conserver la confiance des bons patriotes. Soyez, par contre, miséricordieux envers ceux qui furent les instruments irresponsables entre les mains des meneurs, envers les petits employés. Ce sont les chefs et les organisateurs qu'il faut frapper. »

Page 34: « La constitution arme suffisamment le Conseil fédéral contre les étrangers dangereux. Je rappelle le texte de l'article 70. dont voici la teneur: « La Confédération a le droit de renvoyer de son territoire les étrangers qui compromettent la sûreté intérieure et extérieure de la Suisse. » Nous exigeons, en outre, l'éloignement immédiat de tous ces exotiques dont l'attitude constitue un danger pour notre patrie. Débarrassez-nous de toute cette vermine et le pays vous sera reconnaissant. Recensons tous les étrangers venus en Suisse après juillet 1914. Ceux qui peuvent justifier de raisons plausibles d'établissement ont droit à des égards. Que tous les autres, par contre, soient soumis à un sérieux contrôle et que, à la première incartade, ils soient sur le champ impitoyablement expulsés. »

Tout faisant appliquer l'arrêté d'expulsion de Münzenberg, le Conseil fédéral autorise l'entrée en Suisse d'Angelica Balabanova, agent des bolchévistes. Et cela, après de longues négociations selon Roger Vaucher, journaliste suisse de la revue L'Illustration qui passe l'été 1918 en Russie et rapporte un témoignage ostracisé sur son séjour dans “L'enfer bolchevik à Pétrograd. Sous la Commune et la Terreur rouge”. Tout ce qui nuit au mythe d'Octobre rouge est systématiquement mis dans l'ombre par les serviteurs du sanguinaires Lénine et de son régime ennemi du peuple!

Page 35: « Il me reste à motiver brièvement le postulat que j'ai présenté concernant l'organisation des corps de volontaires. »

Page 36: « Nos soldats d'hier ont été les défenseurs héroïques de la patrie contre les ennemis du dehors. Nos soldats d'aujourd'hui ont fait la preuve éclatante qu'ils la sauver contre les ennemis du dedans. (Vifs et longs applaudissements.) »

Page 37: A la fin des 2 jours de débats, Jean-Marie Musy lit une déclaration qui sera signée par 129 conseillers nationaux affirmant, entre autre, que « le peuple suisse veut que les organisateurs et les auteurs responsables de la grève générale soient sévèrement punis »

Page 38 et 39: la liste des signataires de la déclaration de Jean-Marie Musy.

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