Les complices de l'horreur soviétique continuent à s'agiter pour l'établissement de relation diplomatique avec le paradis des travailleurs
Le Travail du 3 juin 1936.
Réponse à Musy. Pour la reconnaissance de l'URSS. Une grande assemblée publique et contradictoire [le mardi 9 juin prochain à 20 h. 30 à la salle communale de Plainpalais]. La section de Genève des Amis de l'URSS et le comité d'action pour la reprise des relations diplomatiques avec les Soviets
Protestation. Le groupe socialiste de Plainpalais ayant appris avec stupéfaction lors de son assemblée générale du 23 mai 1936 que le Bureau central de bienfaisance a demandé à l'ex-conseiller fédéral Musy de venir à Genève, parler du problème de l'assistance: Estime que ce fait constitue un défi lancé à la classe ouvrière qui considère M. Musy comme son ennemi le plus acharné et lui dénie toute compétence pour parler d'un tel problème!
Jean-Marie Musy a tenu une conférence au Victoria Hall sur invitation, d'où l'ironie du quotidien du parti socialiste genevois qui se prend pour la classe ouvrière!
Hier soir, en privé, Musy-la-Misère a repris les bobards de Théodore Aubert contre l'URSS
Après l'auto-satisfaction pour faire croire que si le meeting a peu se tenir sans heurts, grâce à a gauche, Le Travail résume le point de vue de Musy. L'argumentation de Musy ne varie pas beaucoup de l'habituelle série de balourdises débitées par les adversaires de l'URSS, puisant leur documentation dans l'officine de Théodore Aubert. Il est assez curieux d'entendre Musy - qui confériencie pour l'universalité de Rome - parler de notre démocratie et exprimer ensuite la crainte qu'une mission soviétique installée à Berne constitue un danger non seulement pour notre pays, mais surtout ppour l'Italie et l'Allemagne où les bolchéviks n'ont pas encore eu l'occasion de développer leur propagande, parce que ces pays sont conduits par des dictatures toutes puissantes.
Partisan de la Croix (de Rome, sans doute) contre la Faucille, Musy ne veut pas laisser à Mussolinie et à Hitler seuls le périlleux honneur de barrer la route au bochévisme, il veut les aider. Pour cela, il faut mener à Berne une campagne acharnée contre la reconnaissance de la Russie soviétique, car on ne peut pas renier les paroles prononcées par Motta à la SdN.
Et Musy a terminé.
MM. Picot-Caviar, Fréd. Martin, Haldenwang, tous trois du parti démocratique (?) qui se tenaient au premier rang de l'estrade, serrent avec chaleur les mains du grand homme de la réaction fasciste suisse.
Et ce fut sans incident.
Contre rendu: Pour la reprise des relations avec l'URSS - Une belle assemblée. contre les arguments pitoyables de Musy.

Pour la reprise des relations avec l'URSS - Une belle assemblée. contre les arguments pitoyables de Musy.
