Les archives de l'Entente internationale anticommuniste (EIA), de 1924 à 1950

L'EIA solidaire des peuples victimes de régimes communistes, d'abord par les bolcheviks, puis ceux imposés par la force à l'Europe de l'Est grâce à la Seconde guerre mondiale.

Présentation par les auteurs sur legacy.persee.fr où cet article est publié. «Une source inédite de l'histoire de l'anticommunisme: les archives de l'Entente internationale anticommuniste de Thédore Aubert, organisation qui a fonctionné de 1924 à 1950. Selon un article de “Matériaux pour l'histoire de notre temps, Année 2004, Volume 73, Numéro 1, pp 25-31, de Jorge Gajardo, Jean-François Fayet, Mauro Cerutti, Michel Caillat. Présentation: «Notre article fait le point sur le dépouillement en cours des archives, déposées à la Bibliothèque de Genève par l'avocat genevois Théodore Aubert et Georges Lodygensky, délégué de l'ancienne Croix-Rouge impériale russe auprès des organisations internationales, a développé, au cours des années 1920 et 1930, un important réseau international de correspondants et d'informateurs, chargés de transmettre au Bureau permanent de l'organisation toute information sur l'Internationale communiste et le bolchévisme en général, ainsi que d'alimenter la lutte anticommuniste dans leurs pays respectifs grâce à la documentation fournie par le ledit Bureau.»

EIA

Cet article commence par “parmi la multitude des organisations qui occupent le terrain de la lutte anticommuniste durant l'entre-deux-guerres”, et suivi par une citation de Sophie Coeuré: «un seul regroupement politique se distingue par un projet d'action et de propagande systématique dirigé contre l'Internationale communiste, assimilée à l'Union soviétique. Il s'agit de l'Entente internationale contre la IIIe Internationale», plus connue dans les années trente sous le nom d'Entente internationale anticommuniste, EIA, fondée en 1924 par l'avocat genevois et homme politique Théodore Aubert…

Les archives qui ont été mises à disposition dès 1945 puis complétées et données en décembre 1950 occupent plus de 2'000 cartons. Inventoriées dès 1960, elles sont référencée sous la cote Aa 3855.

Lecture critique

Curieux que le procès Conradi en novembre 1923 ne soit pas mentionné car cet événement a été fondateur de l'EIA. Il apparaît à la page 3 et est l'occasion d'une interprétation biaisée.

Les auteurs commencent par citer Sophie Coeuré qui critique l'EIA car cette dernière commettrait l'erreur d'assimiler le Komintern à l'Union soviétique, alors que ce fait était patent. Dès la première phrase, on perçoit la collusion des auteurs avec Lénine car nier le fait que le Komintern est son oeuvre dans le but d'une domination mondiale, parachevant la domination du Politburo du parti bolchévique qui, en plus de la Russie, veut imposer son régime inhumain à la terre entière.

Où est “ la multitude des organisations qui occupent le terrain de la lutte anticommuniste durant l'entre-deux-guerres”? Par contre les organisations et réseaux communistes et crypto-communistes foisonnent dont la nébuleuse de Willy Münzenberg!

En 2e colonne de la première page, on apprend que «Cependant plusieurs contemporains et historiens mentionnenent l'EIA, Jules Humbert-Droz, figure centrale du Parti communiste suisse et de l'Internationale communiste, en parle dans ses mémoires…». Il est notable en effet que cet ancien pasteur a cru être une figure centrale du Komintern, mais dès 1928, il est soumis par Staline dans la lutte politique de ce dernier pour prendre la direction totale de l'Internationale communiste. Déjà second couteau, il sera une victime secondaire de la bataille pour le contrôle du parti communiste de l'Union soviétique et du Komintern par l'élimination de Zinoviev, Boukharine et autres, qui seront fusillés à la suite des 3 procès de Moscou en 1936-38.

Toujours dans cette page, un ouvrage de Mauro Cerutti, un ouvrage d'un co-auteur, est cité: il s'agit de “Le Tessin, la Suisse et l'Italie de Mussolinie: fascisme et antifascisme au Tessin, 1927-1935, Payot, Lausanne (1988)”. Avec le but de faire un amalgame car Cerutti «signale les subventions versées par l'Italie fasciste à l'organisation d'Aubert». Un autre amalgame: citer l'EIA et l'Antikomintern, «une officine de propagande du IIIe Reich» pour abuser le lecteur afin d'induire un lien inexistant entre l'EIA et l'Allemagne nazie, alors qu'à cette période, Mussolini était opposé à Hitler. L'EIA dont les membres étaient d'authentiques démocrates n'ont jamais eu de sympathie pour l'Allemagne nazie, état totalitaire tout comme l'Union soviétique, ce que Jorge Gajardo, Jean-François Fayet, Mauro Cerutti, Michel Caillat nient. C'est l'imposture de l'«antifascisme prostalinien»!

A la page, on apprend que Michel Caillat s'est servi de ces archives «pour sa contribution sur les relations entre l'Entente et l'Espagne nationaliste dans «La Suisse et l'Espagne de la République à Franco (1936-1946), ouvrage collectif édité en 2001 sous a direction de Mauro Cerutti, Sébastien Guex et Peter Huber. D'autres travaux reposant sur un dépouillement sectoriel de ce fonds sont en voie d'achèvement. Daniel Sebastiani, de l'Université de Fribourg, termine un ouvrage sur l'ancien conseiller fédéral Jean-Marie Musy. La thèse soutenue à l'automne 2003 par l'historien suisse Rainer Baudendistel., évoque l'attitude du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) face à l'utilisation de l'arme chimique par les troupes italiennes engagées en Ethiopie en 1935».

On retrouve la clique de l'I3C, l'Internationale des complices des crimes communistes, qui se focalisent sur les amalgames et les crimes fascistes ou nazis, en oubliant les crimes des régimes ou organisations communistes. Ainsi, ces «historiens» font partie des négationnistes de la Grande famine de 1932-33, Holodomor en Ukraine, et de la Grande terreur de 1937-38, en limitant la critique du régime soviétique aux «purges», un événement périphérique aux nombreuses opérations de déportations et de mise à mort de 1,5 millions d'êtres humains. Evidemment, pour ces gens-là, la collectivisation a été une grande victoire dans l'édification socialiste!

Dans le paragraphe intitulé “La genèse de l'Entente internationale anticommuniste”, on apprend que «l'élément religieux forme une part essentielle des motivations de son action”, ce qui fait référence à Théodore Aubert, né en 1878 dans une vieille famille huguenote. Evidemment Aubert est un affreux réactionnaire dont «la première intervention publique a lieu lors de l'unique grève générale qu'ait connu la Suisse en novembre 1918.

En page 3: «Le 3 novembre 1918 déjà, Aubert lance dans le Journal de Genève une mise en garde contre les Soviétiques: “Halte là! Bolchevik!” Il oeuvre ensuite à la création des Unions civiques, chargées de s'opposer au mouvement de grève, avec d'autres personnalités de la droite helvétique comme l'officier d'état-major Eugen Bircher», qui est cité car le Dr Bircher a organisé une unité de soin qui a servi pour les blessés allemands sur le front de l'Est, sous entendu, il était un nazi, toujours l'amalgame.

«La vague révolutionnaire qui déferle en Europe durant l'immédiat après-guerre…»; laquelle? Evidemment le rôle de Moscou est systématiquement occulté!

En 2 colonne de la 3e page, le procès Conradi est enfin évoqué. «Le plaidoyer qu'il prononce devant la Cour est un véritable réquisitoire contre le bolchévisme. Bien qu'il soit prévenu de meurtre compliqué de préméditation, mais avec des circonstances atténuantes, Conradi est acquitté par le jury populaire, de même que son complice, dans une atmosphère marquée par un anticommunisme virulent où la mémoire de la grève générale de 1918 tient une place essentielle.» A nouveau, le discours oubliant que c'est parce que 4 membres sur 9 avaient voté la culpabilité de Conradi et de Polounine, nombre insuffisant selon la code de procédure de l'époque, que les prévenus ont été acquittés. Evidemment, les ravages de la guerre civiles déclenchée par le coup d'état de Lénine contre un gouvernement et une Assemblée constituante, tous deux légitimes, dont la famine effroyable qui va tuer plus de 5 millions de Russes, tout cela est oublié par ce quarteron de bolchéviks, toujours au service du tyran sanguinaire Oulianov.

A signaler que le sac du la Légation suisse de Pétrograd le 2 juin 1919 est ignoré de même le fait qu'un fonctionnaire suisse fut assassiné par la Tcheka!

En bas de la page 3, un tableau sur l'évolution et la provenance des ressources financières de l'EIA entre 1925 et 1929, on aimerait avoir le même pour le parti communiste «suisse», et autres filiales de Moscou en Suisse comme Bagotski, le Secours rouge, etc…. Mais, il ne faut pas compter sur Cerutti, Caillat, Fayet et autres historiens pour mettre en lumière le financement des organes de Moscou en Suisse par le Komintern!

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