Lodygensky Face au communisme: quand Genève était le centre du mouvement anticommuniste international

Dr Georges Lodygensky, Slatkine, 2009

22 ans après son décès, 18 ans après la faillite de l'URSS et de son parti communiste, enfin paraît cet ouvrage témoignant de l'importance et de la justesse de l'action du Dr Georges Lodygensky au côté de l’avocat genevois Théodore Aubert, tous deux âmes de “L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale” ou Entente Internationale Antikomintern (EIA)

A la fin de l'introduction signée Michel Caillat: “A lire les lignes qui concluent «Une carrière médicale mouvementée», la lutte menée par le Dr Lodygensky contre le communisme aurait en fait «sous une apparence politique», revêtu un «caractère essentiellement humaniste». Il s'agissait, poursuit-il, «en dévoilant le mensonge communiste, de barrer la route à une des plus criminelles entreprises de l'histoire, de préserver nos contemporains et surtout les générations nouvelles des terribles souffrances et calamités que j'avais observées en Russie depuis l'avènement du régime communiste

Evidemment, le bolchevik Michel Caillat, ne peut laisser ce constat, tellement vrai, de l'horreur, de la misère et de l'avilissement provoqués par les régimes communistes, dont le premier, celui catastrophique de Lénine pour la Russie, sans semer le doute: “Peut-on, après avoir refermé ce livre, accepter une telle affirmation? Ou, pour mieux dire cette déclaration d'intention épuise-t-elle l'ensemble des motivations qui ont guidé l'action de son auteur? Il appartient au lecteur de répondre à cette question.” Et avoir un doute en 2009, c'est la preuve qu'on a à faire avec un communiste qui se fait complice des monstrueuses souffrances infligées par les régimes communistes aux peuples de Russie et d'ailleurs, avec l'imposture fondamentale de prétendre servir le prolétariat! Et dans ses notes, Caillat met toujours en évidence les relations avec le patronat ou le fascisme, par contre, pour cet historien, travailler pour le Komintern et son maître, l'odieux régime soviétique avec son apparat répressif, serait un honneur! Il n'a toujours pas compris ou refuse d'admettre l'imposture du bolchevisme, prétendant être au service du peuple, mais qui en est de facto le pire ennemi!

Dans le livre quelques photographies sur Lodygensky, sa famille et ses lieux de vie ou d'activités. Evidemment, Youri, son frère Alexandre, font partie de ces millions d'exilés forcés, victimes de Lénine, et qui ont été volés par le régime bochévique.

3e partie: Mission permanente de l'ancienne organisation de la Croix-Rouge russe auprès des institutions internationales humanitaires à Genève (1921-1926)

3e partie: L'effroyable famine de 1921-22 “dont l'instauration du régime communiste en était la cause essentielle”

1ère partie: L'exécution de Vorovsky et le procès de Conradi et Polounine à Lausanne. Le Drapeau rouge, organe du parti communiste suisse, en fait de Moscou: “La bande Lodygensky-Conradi-Polounine a opéré sous l'égide de la Croix de Genève

Conradi Polounine
Maurice Conradi
Arcadius Polounine

“Me Théodore Aubert accepta non seulement de se charger de la défense de Polounine, ceci à titre gracieux, mais promit aussi de trouver les fonds indispensables pour faire comparaître des témoins. Ce fut un acte aussi touchant que généreux de sa part, lequel démontra en outre sa perspicacité. Aubert, en effet, comprit immédiatement la grande portée que pourrait acquérir le procès qui allait s'ouvrir et il me déclara d'emblée: «Ce procès ne sera pas celui de Polounine et de Conradi, mais celui du bolchevisme. Et le bolchevisme devra en sortir condamné sans réserve.»” A ce propos, il est difficile de comprendre pourquoi le Dr Lodygensky ne témoigna pas et pourquoi sa publication de 1922 décrivant la Terreur rouge et son emploi systématique par Lénine pour détruire toute opposition à sa dictature, ne fut pas une pièce dans ce procès? Pourtant, cette brochure montre la vraie nature des bolchéviks, nature qu'ils tentent de cacher par des tonnes de mensonges ou en l'«oubliant»!

Lodygensky Ce rapport du Dr Georges Lodygensky, membre du CICR, a été publié en 1922, se trouve dans les archives du CICR, avec les.

Chapitre II: L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale: ses origines, sa constitution, ses débuts

Suite au procès Conradi, le Dr Lodygensky fait la liste des articles injurieux et haineux de la presse bolchévique… Aubert leur répondit dans le Journal de Genève du 25 novembre 1923, dans les termes suivants: A tous ceux qui désapprouvent le verdict de Lausanne, je pose simplement ces questions: qu'ont-ils tenté eux-mêmes jusqu'à ce jour pour délivrer le peuple russe de son martyre et de ses bourreaux? Que comptent-ils faire? Qu'a fait l'Europe et que fait l'Europe en présence de cette tâche sacrée? En paroles, elle condamne le bolchevisme; en fait elle accueille ses représentants. Il ne suffit pas de condamner le mal. Il faut le combattre. Tant qu'on ne l'a pas combattu, il est prématuré de désapprouver le verdict courageux des jurés vaudois.” En 2009, c'est toujours aussi vrai!

“Dans son discours de clôture, du congrès constitutif à Paris, les 23 et 24 juin 1924, Aubert insista sur la nécessité de dévoiler sans relâche l'action subversive communiste et d'entreprendre courageusement une contre-offensive bien organisée.” Quel beau voeu pieux! On a un peu l'impression de Don Quichotte s'attaquant à des moulins, sauf que la terreur rouge des bolchéviques et ses millions de victimes sont, hélas, bien réels. Quant à l'appareil du Komintern, imbriqué par celui de la Tchéka-GPU-NKVD, il comptera des milliers de fonctionnaires et des millions d'activistes! Voilà le quintuor, à mi-temps, qui allait s'attaquer au Komintern. En 1924, le Komintern avait de nombreux agents à Genève dont les membres de sa section suisse, le parti communiste et son organe “Drapeau rouge”, l'avocat Dicker, des membres du parti socialiste genevois, Léon Nicole à partir du printemps 1932, et des compagnons de route ainsi que des agents d'influence, évidemment sans liens avec Moscou, officiellement.

Chapitre III: Entre la première et la seconde conférence internationale de L'Entente - Première provocation soviétique - Deuxième conférence de l'EIA à Genève - Mémoire aux gouvernements

En prenant des contacts avec des politiciens, Aubert et Lodygensky constatent leur totale méconnaissance du Komintern et et du régime soviétique. “Le plus souvent, on nous objectait que la question communiste était «purement russe», et que la mise sous tutelle de la Russie avait un certain avantage, affaiblissant ce grand empire et l'éliminant de la politique mondiale, Rares étaient ceux qui entrevoyaient clairement les dangers de l'avenir, dangers dont nous-mêmes étions profondément convaincus par suite de nos études de l'organisation et des buts du Comintern et de ses rouages auxiliaires, de plus en plus perfectionnées.

LA LUTTE CONTRE LE BOLCHEVISME

On ne peut pas dire autrement quand on les voit, les uns après les autres, entrer en rapports officiels avec le gouvernement des Soviets, sans avoir obtenu aucune des garanties qu'ils réclamaient primitivement. Ils savent parfaitement que les Soviets sont tout à fait décidés à poursuivre leur propagande révolutionnaire, même sur le territoire des États qui acceptent de reprendre des relations avec eux. […] Sept années de régime communiste en Russie ont conduit ce pays à la misère, à la démoralisation et à la persécution religieuse. (Extrait du Journal de Genève du 9 sept, 1924)

L'activité du Bureau de l'EIA et la préparation de la “IIe Deuxième conférence de l'EIA à Genève

Aubert et Lodygensky travaillent: Aubert dans son étude d'avocat et Lodygensky à la Mission de la Croix-Rouge russe, et en plus d'assurer l'activité croissante de l'EIA, préparent la IIe conférence de l'EIA. Lutter contre le communisme pour empêcher les régimes totalitaires fasciste et nazi. L'EIA, de vrais antifascistes, luttant pour la démocratie, au contraire des faux antifascistes soutenant le totalitarisme soviétique et agents de Staline.

IIe Deuxième conférence de l'EIA, Genève, 25, 26 et 27 mai 1925 Aubert et Lodygensky travaillent: Aubert dans son étude d'avocat et Lodygensky à la Mission de la Croix-Rouge russe, et en plus d'assurer l'activité croissante de l'EIA, préparent la IIe conférence de l'EIA. Ecrit près de 40 ans, le Dr Lodygensky se trompe sur la date et aussi sur les participants: mais voici la liste des participants selon les archives de l'EIA.

Chapitre IV: Nouveaux membres du Bureau de l'EIA - fin 1925 - Nous précisons notre programme et notre tactique

Le 25 avril 1926, Théodore Aubert est victime d'une tentative d'assassinat
Dans les chapitres suivants, le souci de faire connaître l'EIA et de trouver des sympathisants ainsi que des agents bénévoles se mêlent à une sorte de vie mondaine. Et l'activité de l'EIA s'accroît nettement: une 3e Conférence à Londres, des publications dont un bulletin régulier. Parmi les études publiées:
- Les moyens de lutte contre la propagande et l'action communiste dans les milieurs ouvriers;
- L'Internationale syndicale rouge, Profintern dirigée par Losovsky: organisation, buts et méthodes.

Le réveil fasciste à Genève. Comment on forme l'opinion… par des spécialistes. L'anti-fascisme, la grande diversion du Komintern pour cacher les millions de crime de Lénine et Staline.

Le Drapeau rouge, organe du parti communiste suisse, en fait de Moscou, édition du 13 février 1926, qui publie un article signé “L'oeil de Moscou

La Russie, qui se trouvait la plus arriérée des nations européennes, un des mensonges de base de la propagande bolchlévique, alors que c'est après le coup d'état, la guerre civile et sa Terreur rouge que la Russie revient en 1860, au temps du servage, qui va être réintroduit en 1929 par la collectivisation, masquée en “dékoulakisation”.

Dans “Mémoire adressé aux gouvernements par le Bureau de l'Entente internationale contre la III Internationale”, 1926 se trouve: Programme et tactique générales

Chapitre VI: L'EIA s'étend en Europe centrale, dans les Balkans, en France, en Belgique et aux Pays-Bas

En France, Gustave Gautherot qui avait écrit “Le Monde communiste”, historien spécialisé dans l'étude de la Révolution française. Le 8 avril 1927, il arrosa Paris et sa «ceinture rouge» en la survolant en avion et jetant un “Manifeste anticommuniste”. Pas de doute, Gustave Gautherot, lucide, avait vu sous le masque trompeur de «défenseurs du prolétariat mondial» les vrais buts des bocheviks, son asservissement. Hélas, des millions de naïfs vont tomber dans ce piège souvent mortel, trompés par un vaste réseau de propagande et d'agents d'opinion comme Romain Rolland, Albert Einstein, G-B Shaw, Malraux, Bertrand Russell, etc…

Deuxième partie: Chapitre I: Missions du président et des membres du Bureau de l'EIA à l'étranger - Activités des principaux Centres nationaux de l'EIA

A la page 393, un tableau compabilise les missions l'étranger jusqu'en 1939:

Allemagne
18
France
16
Amérique du Sud
2
Hollande
16
Angleterre
17
Hongrie
6
Autriche
7
Pologne
3
Belgique
13
Roumanie
1
Bulgarie
8
Suède
2
Danemark
2
Tchécoslovaquie
2
Espagne
2
Yougoslavie
10
Grèce
2
-
-
Etats-Unis d'Amérique
5
Total
146

un chiffre incroyable pour une si petite équipe de bénévoles travaillant à mi-temps. Il s'agit de: Me Théodore Aubert, Dr Georges Lodygensky, Colonel Alfred Odier, Lucien Cramer, Alexandre Lodygensky, Raymond Deonna, le prince Kourakine, Me Jacques Le Fort, Me EugèneGaulis…

Lodygensky continue à s'impliquer dans la recherche de nouveaux membres aux différents réseaux nationaux que l'EIA organisent. Mais son récit semble oublier l'imposition des changements cruciaux en URSS qui provoqueront arrestations massives, déportations et assassinats nombreux et massacres de masse! Cela avec l'oubli de la Grande famine révélerait la volonté des auteurs de cacher ces montrueux crimes de masse, et par conséquent, ils censurent l'action du Dr Logydensky: une manière de le mépriser! A noter que la négation de la Grande famine, Holodomor en Ukraine, est le signe révélateur du réseau bolchevik des «historiens» suisses, De Jost à Python.

Le parti pris des auteurs des notes selon l'«antifascisme” version soviétique, c'est-à-dire pro-stalinien, imposture qui faisait croire que l'Italie fasciste de Mussolini était un enfer que la Russie communiste de Staline était un paradis.Cette défense systématique de l'URSS, l'omission de la terreur d'état et l'exposition tout aussi systématique des liens de l'EIA et des bureaux nationaux, avec des personnes, des organisations de droite, et extrême droite est révélateur de ce piège qui a attrapé des millions d'«idiots utiles». Les preuves sont de Moscou, diffusée par la presse d'une des officines du Komintern, le Secours rouge international:

komintern suisse

La Défense, no 14, juin 1935. Sauvons les anti-fascistes qui meurent dans les prisons capitalistes. Ceux qui meurent en URSS, on oublie et on cache ces crimes par diversion, une des stratégies constantes du Komintern!

La Terreur en Italie! Selon "La Défense", il y aurait des milliers de prisonniers qui pourrissent dans les géôles de Mussolini et 320 prisonniers politiques dans l'île de Ponza. En comparaison de l'URSS de Staline, l'Italie de Mussolini semble un paradis! Et constatez, il n'y a aucun assassinat! Et le bagne de Ponza, un club de vacances en comparaison de la Sibérie!

L'«antifascisme»: diversion fabriquée par Staline, infectant le monde entier par le Komintern pour faire croire que c'était l'enfer dans l'Italie fasciste de Mussolini et le “paradis des travailleurs: ouvriers et paysans” dans l'Union soviétique. Avec cette imposture, masquée par des couches de mensonges dont le culte du “bon” Lénine, Staline a pu, tranquillement et en toute impunité, tuer 15 millions d'êtres humains de 1929 à 1939, par la déportation, la fusillade individuelle ou de masse et surtout par la famine, le reste vivant terrorisé dans la misère, sauf Staline!

Le tableau extrait de “La défense”, organe du Secours rouge international, filliale du Komintern, lui filliale de Staline, démontre, a contrario, qu'en Italie, la répression était douce en comparaison de celle régnant en URSS: Italie, de 1927 à 1935, 1963 antifascistes arrêtés, condamnés à 10'825 années de prison. A noter: aucune condamnation à mort. Et comparer avec l'horreur soviétique: 5 millions de travailleurs forcés, 10 millions de tués!

Année
Antifascistes
Années de prison
1927
213
1365
1928
633
3240
1929
180
973
1930
72
418
1931
494
2040
1932
170
853
1933
67
427
1934
37
1032
1935 (1er sem)
97
477
Tableau extrait de la 2e page de La Défense, no 14, juin 1935. Entre 1927 et 1935, la répression fasciste dans l'Italie de Mussolini, 1'753 condamnés alors que durant la même période, en URSS, par la fusillade, le travail-forcé, la déportation et la famine provoquée de 1932-33, plus de 10 millions de morts. C'est l'escroquerie de l“antifascisme”, en fait au service de Staline, qui fait croire que l'Italie fascisme serait l'enfer alors que l'Union des Républiques socialistes soviétiques, le paradis. Des millions de crétins malfaisants ont cru à cette imposture, se sont fait complices de l'horreur soviétique et ont abandonné le peuple soviétique confronté à une indicible tragédie! De plus, commence fin 1936, la grande terreur qui va causer l'arrestation de 1,6 millions d'êtres humains, dont une moitié sera déportée au goulag et l'autre fusillée, le plus souvent dans les heures qui suivent leur “jugement”. Au polygone de Boutovo est affiché la chronologie des exécutions

Une des seules rares critiques du bolchevik Caillat, fondées sur les faits, en l'occurence, un télégramme qui aurait été publié par “Drapeau rouge” en 1932, alors que la lecture de cet organe du Parti communiste “suisse” n'en parle pas du tout!

Un bref compte-rendu dans Nasha Gazeta le 10 juin 2009 sur ce le site russe de Genève.


Vu le parti de l'auteur de l'appareil critique, Michel Caillat, il serait primordial de vérifier si “Face au communisme” relate honnêtement la vie et l'action du Dr Logydensky dans 3 situations de paroxysme de la répression:

  1. la collectivisation de 1929-30: 200'000 fusillés, 2 millions de déportés
  2. la famine de 1932-33: 10 millions de morts, 7 en Ukraine, 1,5 au Kazakhstan, 1,5 au Kouba, basse Volga et nord Caucause
  3. la grande terreur de 1937-38: 1,5 millions d'arrestations, 700'000 fusillés 800'000 déportés

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