L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale

Forum du militantisme, en fait du communisme

Sous la forme d'un "Forum du militantisme", la propagande communiste s'infiltre partout! Cet événement était-il financé par l'Etat de Genève?


En tout cas, ce qui est sûr, c'est que quand des staliniens organisent un forum dont «le fil rouge était la liberté d’expression», ce n'est qu'une totale manipulation, une imposture à 180&Mac251; tout comme la soi-disante «révolution d'octobre», un coup d'état financé par l'Allemagne du Kaiser contre la Russie!


Forum du militantisme

A noter que l'URL
http://www.aespri.unige.ch/forum.php a été remplacé par http://www.aespri.ch/aespri/ sans lien avec l'université: la supercherie a été démasquée! 

Le Forum du militantisme s'est clos le 9 mai. Merci à tous ses participants et à l'année prochaine!

Le Forum du militantisme est un projet audacieux organisé par l'AESPRI. Son but est de mettre en relation le monde académique et l'univers associatif et/ou militant par le biais de conférences, de débats, de projections et d'ateliers.

Le Forum du militantisme eut lieu du 6 au 9 mai 2008 à Uni Mail. Le thème qui nous servait de fil rouge était la liberté d’expression. Il était traité en quatre journées thématiques:
Mardi 6 mai: Liberté d'expression et politique institutionnelle
Mercredi 7 mai: Liberté d'expression et médias
Jeudi 8 mai: Liberté d'expression et arts
Vendredi 9 mai: Liberté d'expression et manifestation
 
Premières photos disponibles
Par Lucas , le 11.05.08
Les premières photos du Forum du militantisme sont en ligne dans notre rubrique photo. D'autres seront bientôt ajoutées, comme celles des fresques percées de Franck NA.

MARDI 6 MAI: Liberté d'expression et politique institutionnelle

12h15 (Café autogéré, 3ème étage d'Uni Mail)
La loi sur l’Université, débat politicien avec Dominique Rochat, membre d’économiesuisse, Nicolas Dufour, journaliste, Le Temps, Catalina Pozo, membre de la CUAE, le syndicat étudiant genevois, Enrico Castelli, Président du conseil municipal (PS), Thônex et Patrick Saudan, député (PRD) au Grand-Conseil, membre de la Commission de l'enseignement supérieur. Modération: Olivier Gurtner

Panique à l’uni ! C’est l’heure aux grands coups de balai dans un paysage a priori bien tranquille, les universités suisses. Au niveau suisse, le nouveau Secrétaire d’Etat à la Recherche propose la hausse des taxes pour les étudiants. Economiesuisse applaudit, mais demande en plus la concurrence entre universités, pour l’excellence ? La concurrence comme garantie de la qualité ? Des études plus chères, ça veut dire de meilleurs étudiants ? Au niveau de la petite Genève, la république se réveille d’une belle gueule de bois après les scandales ayant conduit à la démission du Recteur. Genève appela donc au secours la bonne Ruth Dreifuss, dont le projet est aujourd’hui discuté au Parlement. Certains, dénonçant la mollesse du projet et son danger pour la démocratie universitaire, ont lancé une initiative, mais morte-née, faute de signatures suffisantes. Quels enjeux pour cette loi ? Une hausse des taxes pour les étudiants ? La fin de la démocratie universitaire ? Un super rectorat sans contre-pouvoirs ? Pour répondre à toutes ces questions, nous invitons au débat !

15h15 (Café autogéré, 3ème étage d'Uni Mail)
Projection du film « Birmanie, la révolution par l'image » (2007), réalisé par Claude Schauli, membre de l'association Suisse-Birmanie

Durant et après les grandes manifestations, violemment réprimées, de septembre 2007 en Birmanie, Claude Schauli et sont équipe sont parties en Norvège, pour suivre le travail de la radio en exil "Democratic Voice of Burma". Grâce à ses reporters dans le pays, la DVB a pu non seulement informer les Birmans de la portée des événements de septembre, mais également alimenter en images rares et précieuses les chaînes mondiales. Claude Schauli s'est ensuite rendu en Thaïlande, à la frontière de la Birmanie, pour recueillir les témoignages des moines et opposants politiques fuyant la répression de la junte.

19h00 (Uni Mail, MR 060)
Enoncer, négocier ou le plaidoyer face à l'inacceptable ?, avec M. Jean-Luc Imhof, responsable de Terre des Hommes pour l’Afrique de l’Ouest

M. Imhof nous fera partager sa riche expérience sur le terrain, (en Ex-Yougoslavie, Rwanda, Sri Lanka, Guinée, Roumanie, Albanie, Kosovo, et ailleurs), et nous offrira la possibilité de débattre des problèmes auxquels font face les organisations humanitaires dans leurs combats quotidiens, en abordant plus particulièrement la situation du travail des enfants en Afrique de l'Ouest.

MERCREDI 7 MAI: Liberté d'expression et médias

12h15 (Café autogéré, 3ème étage d'Uni Mail)
La liberté d’expression et les weblogs, question pénale, éthique et cas pratique, Kalvin Whiteoak, juriste, expert fiscal diplômé et rédacteur de blog

"Kalvin Whiteoak" est le rédacteur du weblog d'opinion Ouvertures.info, lauréat du prix du public du meilleur blog en français BOBs 2007. Il contribue également aux blogs AgoraVox, NaturaVox, Centpapiers et Medium4You. Il participe par ailleurs au projet DMOZ ODP, le plus grand et le plus complet des répertoires du Web édités par des êtres humains. "Kalvin" souhaite apporter un petite pierre à l'édifice du débat public militant: Non, son blog n'est pas exclusivement et sectairement de gauche, il est le reflet du résultat du cheminement de pensée, notamment politique, de celui qui le tient, qui après avoir étudié puis pratiqué la politique au niveau d'une ville vaudoise de moyenne importance dans un parti dit de droite (le parti libéral vaudois), a évolué au fil des ans pour ne plus s'y retrouver du tout. A noter que la politique n'a jamais été un métier pour lui, c'était un hobby citoyen au service des autres. Certains disent que l'âge rend sage, ou plus réfléchi et calme. Ce n'est justement pas ce qui est arrivé à l'auteur de ce blog dont la révolte permanente face à l'injuste et au politiquement correct et formaté n'a cessé de croître avec le temps.

Les thèmes et cas pratique abordés seront les suivants : Les bases légales de la liberté d’expression en Suisse : les dispositions constitutionnelles, civiles et pénales Cas pratique vécu de censure ou d’auto-censure : l’exemple vécu dit « du journal le Temps » datant d’octobre 2007 avec quelques références à la censure à l’étanger (Chine, Tibet et 2 exemples récents français ayant donné de la jurisprudence assez contestée par la blogosphère et les juristes français) Peut-on et doit-on tout dire sur un blog ? Règles professionnelles du journalisme auto-appliquées ? applicables ? lesquelles, si oui pourquoi.

15h15 (Café autogéré, 3ème étage d'Uni Mail)
Projection du film « Good Night, and Good Luck » (2005), de et avec Georges Clooney

En 1953, l’émission télévisée d’Edward R. Murrow captive l’Amérique en abordant l’actualité avec un ton incroyablement novateur. La vie du pays est alors perturbée par la chasse politique que le sénateur McCarthy mène contre les sympathisants communistes. Une atmosphère de suspicion plane sur les institutions, et les condamnations arbitraires s’accumulent. Révolté par ces méthodes scandaleuses, Murrow décide de réagir…

19h00 (Datcha)
Projection-débat autour de la liberté d’expression et des médias avec l’Infokiosque à la Datcha (possibilité de manger sur place)

Dans « Jeux de rôles à Carpentra », le documentariste Jean-Louis Comolli revient sur le rôle des médias au cours de l'enquête sur la profanation du cimetière juif de cette ville le 10 mai 1990. Six ans durant, les médias locaux et nationaux, la presse d'extrême-droite comme des intellectuels de "gauche" ou les renseignements généraux accréditeront une thèse complètement fantaisiste sur l'identité des coupables. En 1996, un des profanateur se dénonce et confirme qu'il s'agissait bien d'un acte commis par des néonazis. [ATTRIBUE PAR LE MINISTRE DE LA JUSTICE, JOXE, AU FN QUI N'EN ETAIT PAS DU TOUT RESPONSABLE!]

L'infokiosque est un salon de lecture, salon de thé, bibliothèque, vidéothèque, salle de projections, de conférences ou de réunions, des archives de luttes, la plaque tournante de l'info internationale, un circuit de taupes, de livres et d'information qui se nourrit de ce que chacune apporte, un espace temps rythmé, un espace physique organisé, des entrées et des sorties, des années de lutte, d'autisme et d'incendie, la bibliothèque que tu veux si tu en veux, des discussions appuyées par des textes issus des rayons, un chantier permanent. L'infokiosque, c'est aussi un déménagement perpétuel. Sa dernière adresse était le squat de la Tour, évacué cet été. Il est aujourd'hui en exil à la Buvette de l'ilôt 13 (permanence chaque mardi dès 12h.)

JEUDI 8 MAI: Liberté d'expression et arts

10h00/14h00/16h00 (Hall d'Uni Mail)
Duo danse Hip Hop – Peinture, avec Véronique de Freudenreich, artiste peintre, et Koffi Noumedor, danseur professionnel

Koffi Noumedor, danseur professionnel et Véronique de Freudenreich, plasticienne, se rencontrent dans le hall d’Uni Mail pour un duo danse/peinture. Il ressent la musique et son corps l'exprime par la danse hip hop. Elle capte son énergie et ses mouvements pour les faire vivre sur de grandes toiles à travers sa peinture. Epouser le lieu pour un instant éphémère, fusionner leur art devant public, est pour eux une forme de liberté.
Leurs sites: www.veronique-de-freudenreich.com, www.poingkom1.ch

13h00/15h00 (Hall d'Uni Mail)
Représentations théâtrales avec la troupe Mauvaise Foi

La compagnie théâtrale De mauvaise foi s’est formée suite à un atelier théâtre dirigé par Roberto Salomon et dispensé à l’université de Genève durant la saison 2002-2003. Son nom reprend le titre de sa première production. Composée de quatorze personnes, dont cinq sont très actives, la troupe a travaillé avec l’association SOS racisme et la maison de quartier de la Jonction. Elle s’est également produite lors d’événements ponctuels, du G8 à la Garden Party. Elle ne comprend dans ses rangs que des non-professionnels, ou acteurs dilettantes, ce qui ne l’empêche pas de tirer une fierté manifeste - et justifiée - à s’être produite à St-Paul-Trois-Château dans la région du Tricastin.
Deux de ses membres, Jean Willemin et Adrian Filip, joueront le jeudi 8 mai le même nombre de sketches dans le hall d’Uni-mail. Si l’on devait les caractériser on pourrait dire, reprenant une phrase de Jean : « ils ont la foi, même si elle est mauvaise ». Et d’Adrian d’ajouter, non sans malice : « à tempérer »…

12h15 (Café autogéré)
Table ronde avec le collectif Affiche sauvage, avec Pierre Bayenet, avocat, Carmen Bayenet, artiste peintre, Uta Richter, artiste peintre, Philipe Reymondin, artiste peintre, autour de leurs buts, actions et moyens

L’association affiche sauvage a été créée à Genève peu après l’adoption de la nouvelle loi sur les procédés de réclame, laquelle restreint considérablement la possibilité d’affichage pour les groupes artistiques à buts non-lucratifs. Elle vise officiellement à embellir l’espace public en y apposant des oeuvres d’art sérigraphiées. En réalité, son objectif est tant artistique que politique. Avec l’affiche sauvage, les artistes se réapproprient la ville.

Le mode de diffusion est artistique, car l’affiche appelle le passant à porter un regard nouveau non seulement sur l’oeuvre qu’elle porte, mais sur la ville. L’affiche relève la saveur d’un mur, éclaire un coin sans lumière, transforme un abribus, détonne sur une cabine téléphonique, donne une nouvelle vie aux armoires électriques. La rue devient une oeuvre.

Le mode de diffusion est politique, car il libère l’artiste des forces du marché. Dans un monde gouverné par l’argent, l’affiche sauvage affirme la force de la gratuité. Dans un contexte de répression contre l’affichage sauvage, chacune des affiches est un plaidoyer pour la liberté d’expression et la liberté artistique. Les thèmes sur lesquels les artistes sont invités à s’exprimer sont des thèmes sociaux: la violence contre les femmes (1ère éd.), l’étranger (2ème éd.), le logement (3ème éd.). L’affiche sauvage se veut contrepoids au discours dominant sur des sujets clés.
Lors du forum du militantisme, affichage sauvage sera présent par une exposition « sauvage » de leurs affiches et une exposition de photographies de leurs diverses actions. Une table ronde sera également organisée où l’avocat de l’association et une artiste expliqueront leur action tant d’un point de vue politique qu’artistique.

19h00 (Uni Mail, MR 060)
Présentation et projections de trois courts-métrages : « Actions du mouvement des 2Barques » (Genève; 2007) 12 minutes, « Notre Monde est possible » (Forum Mondial Social de Mumbay, Inde; 2005) 26 minutes, « TEXT'Time » (Vallée du Rhône, 2007) 13 minutes, de Franck NA, cinématographe plasticien

Commentaires: « Notre Monde est possible » et sa version hispanique « Nuestro mundo es posible »: Ce sont des deux documentaires réalisés lors du quatrième « Forum mondial Social » qui s'est tenu en Inde, à Mumbay. En effet, Franck Na été mandaté pour réaliser un stand pour les livres et éditions des participants au Forum, aux ateliers, aux conférences. Cette construction, « L'arbre à Livres » préfigura la Bibliothèque des Forums Mondiaux sociaux. Franck NA et son équipe ont assuré aussi l'accueil et le suivi de cet « Arbre à Livres » durant tout le Forum. Ils ont accueilli divers ateliers et rencontres et c'est de là que Franck NA tourné les images du film. En essayant de capter l'humanité et la poésie qui se dégageaient de ces personnes venant du monde entier et porteuses d'espoir. C'est cette musique qu’il a essayée de transmettre.

Commentaire : « TEXT TIME », court-métrage 12 minutes Franck NA avec Mina Retali, Ardèche: Le principe de ce film : le texte. Il a ici une place prépondérante puisqu'il incarne le personnage principal. Mais qui est le Texte? Dans le cinéma, on parle de dialogue. C'est le dialogue qui bien souvent entraîne la narration. Oui, mais avec TEXT'TIME, le texte est un fantôme qui habite la comédienne, qui lui fait part de ses états d'âme. Elle lui répond et en même temps donne corps à ce parasite sans lequel elle ne serait rien, puisqu'elle serait vouée au mutisme. Le film est un dispositif très simple, très frontal: un personnage face à la caméra. Pourtant, la caméra apparaît comme partie prenante: L'actrice s'adresse à la caméra par le regard et l'actrice s'adresse au texte par la voix. Donc la caméra n'est elle pas ce texte, à la fois timide et impertinente ? Ce personnage absent et pourtant qui regarde, parle, ressent ? Enfin, et c'est la particularité des nouvelles recherches du réalisateur: le temps du film, sa durée est donnée par la longueur d'un texte et des incidents de parcours rencontrés pendant la prise de vue. La réalité prend sa place dans ce qui ne pourrait être qu'un jeu d'acteur. Nous ne sommes pas dans une fiction mais bien dans cette relation entre un art écrit et la réalité d'une représentation. Les évènements impromptus rappellent à la réalité, au temps de tournage. Et la comédienne, Mina Rétali, a eu beaucoup de mérite d'accepter les perturbations de l'environnement, de la vie agitée qui continue dans l'arrière-plan et de, malgré tout rebondir pour déclamer un poème dans son intégralité. Car ici l'intégralité est la vie, celle d'un texte. TEXT'TIME a été tourné en un plan séquence à Viviers en juillet 2007 par Franck NA.

Commentaire : "actions du mouvement des 2Barques" (Genève; 2007) 12 minutes: Ce film retrace les actions menées par le mouvement des 2BARQUES. Ce collectif est né spontanément, dans une coopérative d'habitants à Genève, à la suite des votations du 24 septembre 2006 qui ont porté atteintes aux droits des étrangers et au droit d'Asile en Suisse. Pour faire part de leur indignation, les membres de ce tout petit collectif ont chaque mois conçu et réalisé des actions publiques. L'action des 2BARQUES consiste aussi à diffuser un logo dans lequel se reconnaissent tous ceux qui défendent l'idée d'une Suisse ouverte et l'Asile comme une donnée humaine.

VENDREDI 9 MAI: Liberté d'expression et manifestation

12h15 (Café autogéré, 3ème étage d'Uni Mail)
L’Etat face aux formes non institutionnelles de liberté d’expression et vos droits face à la police, avec J.-P. Garbade, avocat

Quel espace reste-t-il à la liberté d’expression spontanée sur la voie publique et comment faire respecter ses droits face à la police dans un tel contexte ? Maître Garbade, avocat du barreau, membre de l’observatoire des pratiques policières, et auteur de l’ouvrage Vos Droits face à la police, fera, dans un premier temps, le récit de l’évolution historique de la liberté d’expression sur la voie publique. Un droit aujourd’hui déconsidéré comme contre nature. Dans un deuxième temps, il nous fera profiter de son expérience pour parler de vos droits face à la police dans le contexte spécifique de l’expression d’opinions sur la domaine public, du contôle d’identité, en passant par la garde à vue et des voies de recours contre les mesures de contrainte de la police. Avoir à faire à la police peut être une aventure longue et éprouvante, qu’une bonne connaissance de ces droits peut rendre plus supportable. Parce que face à la police vous avez des droits ! Et les connaître c’est déjà la possibilité de les exiger et de faire recours en cas de leur non respect.

15h15 (Café autogéré, 3ème étage d'Uni Mail)
Projection du film « Grands Soirs et Petits Matins - Mai 68 au quartier Latin » (1993), de William Klein

Mai 68, filmé par le photographe américain William Klein, en noir et blanc, 16 mm et caméra au point. De la Sorbonne aux interventions des politiques à la radio et à la télévision, le film retrace de nombreux évènements majeurs. Mais il permet également de se rendre compte de la forme et de la tournure que prenaient certains débats de rue. C’est un document d’époque précieux, que commente avec ironie et recul son réalisateur –le film n’ayant atteint le public que dix ans plus tard.

19h00 (Uni Mail, MR 060)
La Contestation et le changement à Genève: 9 novembre 32, Mai 68, 2008, avec N. Pereira, doctorant en histoire à l’Université de Lausanne, M. Caillat, historien et assistant de recherche, C. Magnin, professeur d’histoire de l’éducation à l’Université de Genève et F. Deshusses, membre d'un collectif de réflexion historique-révolutionnaire [comprendre une cellule d'agit-prop!]

[EVIDEMMENT LA VERSION FALSIFIEE DU 9 NOVEMBRE 1932 EN CACHANT LA RESPONSABILITE DE NICOLE (PSG), LEBET (PCS) ET TRONCHET]

Au soir du 9 novembre 1932, l'armée, appelée en renfort par le Conseil d'Etat afin de disperser une manifestation socialiste convoquée pour empêcher la tenue d'un meeting provocateur de l'Union nationale, tire dans la foule, provoquant la mort de treize personnes et en blessant plusieurs dizaines. Tout en déclarant que, grâce à sa détermination, l'armée avait sauvé Genève d'un coup de main révolutionnaire, le Conseil d'Etat et la majorité bourgeoise espéraient surtout briser la progression du parti socialiste, alors porteur d'un projet cohérent de réformes sociales et économiques, et qui comptait le réaliser par la conquête de la majorité dans les urnes, associée à une réthorique du changement aux accents révolutionnaires. Michel Caillat est historien, et travaille à une thèse sur l'Entente internationale anticommuniste de Théodore Aubert, une figure de la droite conservatrice genevoise de l'entre-deux-guerres. Il a publié un ouvrage sur la carrière politique du rédacteur en chef, puis directeur du Journal de Genève pendant la Deuxième Guerre mondiale, René Payot.

EN +:

Tout au long de la semaine, et plus particulièrement durant la journée arts, diverses œuvres seront affichées dans l’Université, notamment celles de F. Na (« Fresques percées ») et du collectif Affiches souvages. De plus, en tout temps, une large documentation, entre autre prêtée par l’Infokiosque, sera disponible au Café autogéré, pour la libre consultation de chacun.

Franck Na: Durant toute la journée du 8 mai, au centre d'Uni Mail, venez vous faire tirer le portrait derrière une fresque percée réalisée par Franck Na spécialement pour l’événement. Vous pourrez retrouver ces photos sur le site de l’AESPRI.

Durant toute la semaine du forum, des photographies taille réelle d’anciennes fresques percées réalisées par Franck NA seront exposées au centre d’Uni Mail. Prisent lors de plusieurs manifestations, ces fresques exposent des sujets controversés de notre société, les personnes qui ont accepté de prêter leur visage aux diverses fresques ont toutes des réactions différentes, elles surjouent, ignorent ou restent humbles vis-à-vis du thème exposé par l’artiste.

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