L'Entente Internationale contre la IIIe Internationale

Les "alter-historiens" n'étudient jamais le parti communiste, les agents bolchéviques en Suisse, la propagande soviétique à travers journaux et associations, ils se focalisent sur la droite évidemment réactionnaire et même fasciste. D'où ces travaux sur la "Fédération patriotique suisse" étant entendu que le seul mot de patrie les fait vomir!


Fédération patriotique suisse

Association privée (1919-1948) se rattachant à la droite bourgeoise, conçue comme une organisation démocratique pour la défense de l'ordre établi contre les menaces socialistes de révolution et pour le "soutien moral aux autorités". Représentante sans doute la plus typique de la "droite de 1918", elle s'opposa à toutes les tentatives visant à réduire les antagonismes apparus alors.

Fondée le 5 avril 1919 à l'initiative de membres du Club alpin suisse, de personnalités argoviennes (Eugen Bircher) et genevoises, la Fédération patriotique suisse (FPS) regroupait les gardes bourgeoises créées lors de la grève générale . Ses membres se recrutaient notamment dans les associations patriotiques de Suisse alémanique et romande. Dès 1921, elle mit l'accent sur son service de défense, qui brisait les grèves dans les entreprises d'importance vitale (en collaboration avec les CFF et le DMF). La FPS organisa une agence de presse et d'informations et maintint des liens de personnes avec la Ligue Aubert, service d'informations créé en 1924 par le secrétaire romand, Théodore Aubert. Elle mit sur pied en 1931, en collaboration avec des sociétés militaires, l'Association suisse de défense contre l'antimilitarisme. La Fédération dut mettre fin à ses activités en 1948 à cause d'un scandale: sa direction subornait des fonctionnaires de police pour obtenir des renseignements.

La FPS coordonnait l'action des forces de droite lors d'élections ou de votations et cherchait à écarter les socialistes des postes importants. Elle prônait une politique restrictive envers les étrangers et les requérants d'asile. Dans les années 1920, elle se différenciait à peine, dans ses principes, de certains courants extrémistes européens, avec lesquels elle eut des contacts parfois étroits. Ses rapports avec les groupes frontistes et avec des mouvements étrangers d'extrême-droite des années 1930 et 1940 sont encore à étudier.

10/04/2006

Bibliographie
-A. Thürer, Der Schweizerische Vaterländische Verband und die in ihm zusammengeschlossenen Bürgerwehren 1919-1923, mém. lic. Bâle, 1976
-GeschAG, 3
-H.U. Jost, Les avant-gardes réactionnaires, 1992
-A. Thürer, Der Schweizerische Vaterländische Verband 1919-1929, à paraître

Auteur: Andreas Thürer / PM

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