Derrière un discours de liberté, de fin de toute exploitation, de la construction d'une authentique démocratie, la dictature et les manipulations perverses et malsaines.

Avant d'imposer la dictature du prolétariat (comprendre sur le prolétariat), il faut d'abord imposer la dictature d'une poignée réunis le plus souvent dans la direction de l'organisation.

Comme dans toute organisation communiste, beaucoup de militants croient que la démocratie va fonctionner, que la liste et l'activité sera décidée par la vase, et autres illusions. Pour que cette organisation puisse persister et atteindre son but, permettre à une poignée de sociopathes d'imposer leurs délires marxistes même si cela doit provoquer une tragédie pour des millions d'individus, en majorité du peuple ouvrier et paysan, il faut établir une dictature dans l'organisation, dictature camouflée derrière des belles formules comme le "centralisme démocratique", la loyauté au peuple, les chefs de l'organisation étant censé être le peuple lui-même. Il y a évidemment des jeux malsains contre ceux qui refusent de se dissoudre d'un mouton bien obéissant et bêlant les slogans prolétariens.

L'Organisation communiste suisse, et ses initiateurs, Rupture pour le communisme (Lausanne) et l'Organisation de lutte pour le communisme (Genève) ont vécus ces épisodes, mettant en quarantaine certains résistant à ce conditionnement mutuel, dénoncé comme "petit-bourgeois", moqués pour leur refus de vivre comme les proétaires, et excluant les réfractaires. Et parmi ces exlus, comme par hasard, des fortes têtes qui s'opposaient à la "juste ligne" du bureau politique.

Les moutons et ceux que ce processus ont transformé en mouton, dans ce processus, prennent toujours le parti de ceux qui ont le pouvoir, et participent à ce conditionnement au profit des leaders. Ils deviennent des individus, comme dans tous les processus sectaires, "ä côté de leurs pompes" ou coupés d'eux-mêmes scandant des mensonges énormes, niant toute réalité. Un exemple typique: on stigmatise la Suisse où règne "Interdictions professionnelles, surveillance et terreur policière", preuve que la "La bourgeoisie a peur de la démocratie", en refusant de voir, de dénoncer des crimes tellement pires dans les états communistes. Et, en plus, célébrant Lénine, Staline, Mao et autres méga-assassins, dictateurs sanguinaires de régimes négation de toute démocratie et de tout humanisme, on en vient à en soutenir d'autres comme Pol Pot, Kim Il-Sung, etc.

Exclusions, démissions cachées (on change de ville) et scissions ont perturbé ce processus, et le projet de créer un nouveau parti communiste suisse, complice de Lénine, Staline et Mao, va mourir, et heureusement. Mais, pour ceux qui ont subit un tel conditionnement, un tel bourrage de crâne, ce qui devrait être une vrai libération est vécu très mal.

Lutte ouvrière fini, le Drapeau rouge ayant besoin d'argent, les luttes d'égo dissimulées derrières des questions fumeuses dans la fusion avec le pcs, une lassitude et un épuisement, tout cela eurent raison de l'OCS. Bon débarras! Quand au prolétariat suisse, exploité, il vit tellement mieux que les ouvriers libéres du Cuba, de Corée du Nord et de la Chine populaire.

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