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Les syndicats au secours dOlivier de Marcellus. Quel beau numéro d'indignation de "grands démocratiques" ex-staliniens qui soutiennent Castro et les autres dictatures communistes. Rémy Pagani, permanent du SSP, sinsurge: "Cette action sinscrit dans une tendance plus générale: les pouvoirs politiques et économiques cherchent à contrôler ceux qui dérangent." Et en prime, Françoise Schenk-Gottret, députée PS et juriste, syndicaliste du SSP dappeler à la création dun FD3 (Front de défense des droits démocratiques): "Nous risquons de nous retrouver dans un Etat de non-droit sans avoir eu le temps de réagir." Il va sans dire, ou sans rire, que le FD3, on l'attend toujours! Olivier de Marcellus fait partie d'un groupuscule qui édite "The Commoner" et veulent adapter le marxisme à notre époque. |
Les syndicats au secours dOlivier de Marcellus. Selon eux, il serait inculpé sur la base dun article de loi obsolète.
Tribune de Genève, Christiane Pasteur, 21 janvier 2004
"Nous sommes stupéfaits de voir ressortir du Code pénal genevois un article de loi désuet, dirigé contre les fonctionnaires appelant à la désobéissance aux lois ou aux actes dautorité, qui a été abrogé après-guerre lors de lintroduction du Code pénal suisse. Cest de lesbroufe de la part du procureur général, visant lensemble des fonctionnaires", sinsurge Rémy Pagani, permanent du SSP. "Cette action sinscrit dans une tendance plus générale: les pouvoirs politiques et économiques cherchent à contrôler ceux qui dérangent."
Hier, lors dune conférence de presse, plusieurs syndicalistes ont tenu à faire savoir quils ne reculeraient pas face aux atteintes aux droits démocratiques dont ils disent être lobjet. La raison de leur irritation provient de lannonce de la future inculpation dOlivier de Marcellus, chercheur au Département de linstruction publique et actuellement à Bombay pour le Forum social mondial, suite à plusieurs plaintes émanant, semble-t-il, de commerçants. Il avait déjà été mis en cause par la droite devant le Grand Conseil pour son rôle dorganisateur durant le G8.
"Détournement politique de la justice"
Olivier de Marcellus aurait-il failli à son devoir de réserve? "Il sagit dun détournement politique de la justice. Le Conseil dEtat, son employeur, avait en son temps refusé douvrir une enquête; on cherche aujourdhui à le contourner. Ces attaques personnelles ne sont pas sans rappeler les journaux dextrême droite de lentre-deux-guerres. Les commerçants, incapables de connaître les auteurs de la casse, trouvent un bouc émissaire", souligne Hervé Pichelin, secrétaire général du SIT. "Cest comme si je portais plainte contre un député ayant procédé à des coupes dans laide sociale sous prétexte quune femme privée de revenus aurait piqué dans un supermarché."
Exaspération également face au projet de loi de lEntente visant à restreindre le droit de manifester. Pour Françoise Schenk-Gottret, députée PS et juriste, il sagit "dune utilisation perverse du droit, qui vise à instaurer un régime spécial protégeant la propriété privée comme sil sagissait dun bien supérieur". Une crispation quAriane Bailat compare à celle vécue dans le monde du travail: "On ne parle plus de concertation ou de partenariat, mais daffrontement. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère." Et la syndicaliste du SSP dappeler à la création dun FD3 (Front de défense des droits démocratiques): "Nous risquons de nous retrouver dans un Etat de non-droit sans avoir eu le temps de réagir."