Anti-G8: démocratie pervertie
Le Parti libéral suisse revèle que les casseurs ont de nombreux supporters y compris dans les média objecti
ment de gauche. Et même dans certains gouvernements de canton ou de municipalité: Quant aux mouvements contestataires et aux partis de gauche, ou verts, ils ont également flirté sans cesse avec l'ambiguïté. Ils ont appelé à perturber le fonctionnement du sommet, en entravant des déplacements. Ils ont relativisé le scandale de la violence en se référant à la violence économique que représenteraient les pays du G8. Enfin, ils n'ont cessé de dégager leur responsabilité et d'essayer de la renvoyer sur la police et sur les autorités.
Anti-G8: démocratie pervertie
Editorial de LAtout no4 juillet-août 2003
Nous ne résistons pas à publier ce texte du Parti libéral suisse
Anti-G8: démocratie pervertie
Ce qu'il y a de plus dangereux pour la pérennité de la démocratie tient à la confusion des mots et des valeurs qui entraîne une perte des repères. Ce qu'on entend à propos du G8 et des casseurs illustre cette inquiétante dérive. Certains journaux, par exemple, renvoient dos-à-dos les pires casseurs et la cheffe du Département de justice et police genevois, lorsqu'ils évaluent les responsabilités. C'est un comble. Même si l'on doit se livrer à une analyse des moyens nécessaires à renforcer la police, c'est bien à l'immensité des manifestations programmées par les organisateurs que l'on a dû cette attraction exercée sur des vandales sautant sur l'occasion. Les organisateurs, qui jouent les consternés, savaient très bien quils en prenaient le risque Ils savaient qu'ils n'avaient pas les moyens d'un service d'ordre interne au coeur même de leurs cortèges. Et ils savaient que le suivi des manifestations organisées verserait dans le vandalisme de rue organisé.
Quant aux mouvements contestataires et aux partis de gauche, ou verts, ils ont également flirté sans cesse avec l'ambiguïté. Ils ont appelé à perturber le fonctionnement du sommet, en entravant des déplacements. Ils ont relativisé le scandale de la violence en se référant à la violence économique que représenteraient les pays du G8. Enfin, ils n'ont cessé de dégager leur responsabilité et d'essayer de la renvoyer sur la police et sur les autorités. Elles n'auraient pas été assez présentes et, en même temps, elles auraient été trop dures.
Cette dialectique de l'esquive morale et du retournement des responsabilités doit être dénoncée. C'est une perversion de l'esprit et de la conscience démocratique que les Libéraux rejettent avec la dernière vigueur. La question est ouverte de savoir comment notre Etat fédéraliste pourra mieux coordonner son dispositif de sécurité en prévision d'événements analogues. Mais le fond doit être une attitude plus dure, plus claire dans la défense de l'ordre démocratique, lequel préserve les valeurs, les libertés et les biens de nos cités.