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La parution de cet ouvrage a été facilitée par le soutien généreux de:
- Pro Helvetia;
- Fondation de l'Exposition nationale Suisse (Zürich 1939) pour l'art et la recherche scientifique;
- Grande loge suisse Alpina;
- Banque cantonale vaudoise;
- Crédit foncier vaudois.
Qui ne voit pas clairement, juge du dehors.
C'est la tâche de l'historien de lui en dire assez pour qu'il puisse juger du dedans.
Jean Anderführen
Cette citation au début de l'ouvrage de Claude Cantini est tout à fait véridique sauf qu'un historien intoxiqué par une idéologie, n'est pas un historien, mais un propagandiste! Et Claude Cantini "juge du dehors", car son livre est construit seulement autour d'Arthur Fonjallaz, comme si le monde tournait autour de lui, ce qui est lui donner bien trop d'importance. Et cela fausse tout, car il n'y a jamais le contexte, en particulier celui du début des années 1930 où les communistes s'acharnaient contre les socialistes (social-fascistes et social-traîtres), et organisaient des provocations qui firent couler le sang trois fois en 1932: 21 janvier à Zürich, 15 juin à Zürich et à Genève, le 9 novembre.
Ainsi dans le 4e de couverture, Claude Cantini se démasque: Le colonel Fonjallaz - impliqué dès la fin 1934 dans une autre affaire, l'Affaire Jacquier du nom d'ex-fasciste qui l'accuse d'espionnage - lance la même année une intiative populaire pour l'abolition des loges maçonniques, sur laquelle le peuple se prononcera en novembre 1937. Voilà tout ce que Claude Cantini falsifie:
En référence à la maxime choisie par Claude Cantini Qui ne voit pas clairement, juge du dehors.C'est la tâche de l'historien de lui en dire assez pour qu'il puisse juger du dedans., cela est vrai pour autant que celui qui se prétend historien ne triche pas!
Mussolini prétendait construire un "état totalitaire", mais ce n'est qu'une parmi les nombreuses fanfaronnades de ce narcissique mégalomane. L'Italie de Mussolini était en réalité un état autoritaire dans lequel on pouvait penser ce que l'on voulait, mais pas le dire. Dans un vrai état totalitaire comme l'Union soviétique, le seul fait de penser était dangereux! De plus, les libertés civiles des Italiens étaient nombreuses, libertés dont les Soviétiques ne connaissaient même pas le nom. Faire passer l'Italie de Mussolini comme l'enfer et l'URSS de Staline, comme le paradis, c'est l'imposture des antifascistes pro-staliniens. A propos de la répression, une statistique de La Défense, organe du la section suisse du Secours rouge, dans son no 14 de juin 1935: de 1927 à 1934, 1'763 antifascistes condamnés à 9'835 années de prison sans aucune condamnation à mort. Durant la même période, en URSS, des millions d'ennemis du peuple ont été arrêtés, torturés, déportés, fusillés sans compter les 10 millions de morts par la famine provoquée par le PCUS en 1932-33. Et comparer la déportation dans les îles Lipari avec le goulag démontre encore plus l'imposture des antifascistes pro-staliniens. Le vrai super fasciste des années 1930, c'était Staline.
Et on retrouve ces historiens à l'amnésie hémiplégique sinistre, de gauche, qui construisent une histoire du XXe siècle sans Lénine, qui a confisqué le pouvoir par un coup d'état, comme Mussolini, et évidemment sans Staline, dont le régime ne serait pas celui de l'édification du socialisme alors que c'était le thème central de sa propagande!
En fait, lecture faite, on ne sait pas qui était réellement Arthur Fonjallaz, car l'oeuvre de Cantini se résume à un réquisitoire faussement objectif, usant de calomnies (comme accuser Mussolini d'avoir commandité l'attentat contre le roi de Yougoslavie
) et "antifasciste", c'est-à-dire prostalinien!
La biographie page 11 et 12.
Charles Fonjallaz, habitant à Cully, au Clos de Versailles, vigneron, radical, colonel-brigadier en 1862, marié à Augustine Hermessant, fille du peintre sur émail Henri-François, d'Aubonne, née en 1840. Ils eurent Arthur Robert Gaston, né le 2 janvier 1875 à Cery, deux autres fils Ernest et Aloïs, et Camilla (qui deviendra Mme Forsthoff). Très bon élève, mais n'aura pas le bachot, car il est exclu du Gymnase cantonal de la Cité à Lausanne (année scolaire 1892-93) pour avoir frappé d'un coup de poing le directeur Viret. Son père étant décédé, il accomplit sa volonté d'entrer à l'Académie miitaire de Modène où il obtient, deux ans plus tard, le grade de lieutenant. Il a 20 ans! A son retour, il fait l'école de recrue, celle d'aspirant, devient lieutenant (novembre 1895) et continue son avancement: premier-lieutenant (1899), capitaine (décembre 1902), adjudant de la VIe brigade d'infanterie. Entré à l'Etat-Major en 1905, officier EMG en 1908, major. Lieutenant-colonel en 1915, chef de l'Etat-Major de la IIe Division sous les ordres du colonel Loys. 1916, commandant du régiment neuchâtelois jusqu'en décembre 1920, où il devient colonel. En avril 1921, commandant de la brigade d'infanterie 5 (régiments 9 et 10). Un avancement rapide, brillant, justifié et nullement contesté.
Mariage en avril 1901 à Coire avec Emmy Margaretha Gelzer. Ils viennent habiter à Lausanne, où naitront Gaston (1902) et René (1907), le premier étude en droit à la Faculté de Lausanne, et le second, en lettres, à la Faculté de Lausanne et de Harvard.
page 111 L'affaire Jaquier: une riposte de la Franc-Maçonnerie à l'initiative du colonel Fonjallaz?
L'Initiative contre la Franc-maçonnerie: pas si isolée au parlement?
Le Travail continue sa campagne contre l'initiative, ce qui est tout de même étonnant car en URSS la franc-maçonnerie a été interdite et liquidée du temps de Lénine. Alors pourquoi un parti qui se dit anti-capitaliste et démocratique s'active-t-il tant pour défendre la franc-maçonnerie, repère de bourgeois? Et pourquoi Claude Cantini fait-il de même?
page 126 Un chapitre sur L'initiative antimaçonnique, alors que ce livre a été financé en partie par la Grande loge suisse Alpina
Alors que les procès intenté par Arthur Fonjallaz contre Léon Nicole et ses acolytes innocente le colonel, Jaquier a été reconnu comme un faussaire, et ceux qui ont utilisés les documents vendus à Henri Viret condamnés pour usage de faux et diffamation, Le Travail en 1936 publie 17 articles en première page sur l'opération adulo-fascisto-fonjallienne, pour faire diversion. Cette série signée Js, un courageux qui calomnie sans mettre son vrai nom, intitulée "Puisque Berne ne veut
ou ne peut pas agir".brasse le faux! Curieusement, Claude Cantini n'en parle pas.
Epilogue: Un homme ombrageux page 212
Claude Cantini qui montre une liste impressionante des documents et articles qui'il aurait consultés pour rédiger son ouvrage reste bien muet sur la série de 17 articles en première page du quotidien de Nicole Le Travail publiés en 1936. Consacré à la collusion adulo-fascisto-fonjallienne, ce feuilleton dépasse en ampleur les articles consacrés à Maxime Gorki (5) suite à sa mort (il aurait été liquidé par Staline, ce que ne dit pas non plus Le Travail), aux édifiants textes sur la nouvelle constitution soviétique, et autres sujets réellement importants. Par contre, Le Travail ne consacre que 16 lignes au procès de Moscou où les 16 accusés seront fusillés dès le lendemain. Claude Cantini, un faux anti-fasciste mais un vrai stalinien qui fait croire que l'Italie de Mussolini est l'enfer alors que l'URSS de Staline, serait un paradis pour les travailleurs, les autres ayant été volés et liquidés.
Quel est le scandale? En 2006, Patrick Chuard fait écho aux révélations de Claude Cantini, sur le don d'une réplique du buste en or de Marc Aurèle, découvert en 1939 à Avenches, à
Mussolini! Quel scandale! Que cette reproduction de l'empereur romain Marc-Aurèle, trouvé à Avanches, colonie romaine, soit donnée Bénito Mussolini, chef de l'Italie, héritière de l'empire romain, quoi de plus normal! Sauf pour les antifascistes Cantini, Cerutti et Ceresole, qui n'ont jamais eu ni solidarité encore moins de compassion pour les millions de victimes de Lénine et de son régime terroriste et meurtrier.
Le mot "antifasciste" est entre guillemets car Léon Nicole et de nombreux prétendus antifascistes n'étaient en fait que des agents de Staline! Ces "antifascistes" prétendaient que l'Italie de Mussolini était l'enfer et l'URSS de Staline, un vrai paradis pour les travailleurs, les autres classes ayant été liquidées! Ces faux antifascistes ont été complices de l'horreur en Union soviétique, régime ennemi du peuple, qui, par la collectivisation (un vol avec réintroduction du servage aboli en 1861), la déportation au goulag, les travaux forcés, la famine, la terreur, les meurtres et les crimes de masse, a été le responsable de la mort de plus de 15 millions d'innocents, soit 5 fois la population de la Suisse. Et ces "antifasciste" n'ont rien dit, rien fait et en plus ont calomnié ceux qui dénonçaient et voulaient aider comme Thédore Aubert, Souvarine, et des milliers d'autres qu'on accusait de "fascisme", pour les disqualifier et les faire taire! Mais en URSS, la terreur quotidienne frappait, et parfois aussi en dehors!
A lire les articles immondes de Léon Nicole, du Travail et du parti communiste d'Humbert-Droz niant la grande famine d'Ukraine, Holodomor. Et aussi les autres massacres de masse!
Le point de vue de la loge Alpina sur l'initiative anti-maçonnerie