Le parti socialiste genevois amnésique pour cacher sa propre culpabilité!
Sur le site du parti socialiste genevois, une falsification nécessaire pour cacher la responsabilité de ce parti qui était stalinien durant les années 1930. Un texte à lire donc avec précaution!
Original sur http://www.ps-ge.ch/spip.php?article1370
On peut constater que l'antifascisme a été remplacé par l'anti-racisme, alors que le socialisme marxiste est du pur racisme social justifiant la liquidation physique des classes dites exploiteuses!
A signaler aussi que "Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois " n'était pas une victime mais un des provocateurs responsables de l'affrontement!
75e anniversaire du 9 novembre 1932
Chaque année, le 9 novembre au soir, Cette semaine au bout de la Plaine de Plainpalais, dans la fraicheur de la nuit, entre vin chaud et soupe à loignon, un petit groupe commémore la fusillade de 1932, devant la pierre dressée il y a 25 ans en mémoire des victimes.
Le 9 novembre 1932 quelques milliers de personnes sétaient réunies sur la plaine de Plainpalais pour dénoncer une réunion de lextrême droite genevoise, lUnion nationale, et sa « mise en accusation des sieurs Nicole et Dicker ». Larmée est sollicitée pour assurer la sécurité. A 21h34, les soldats tirent sur la foule : 13 personnes sont tuées et 65 blessées. La plupart des victimes sont de simples passants.
Ce tragique événement, duquel il convient encore de tirer des enseignements, a marqué les mémoires des Genevois-es et a influencé le débat politique suisse chaque fois que lon a évoqué le recours à larmée pour résoudre des problèmes de maintien de lordre. Cette année, le comité du 9 novembre a dressé un parallèle entre les événements de 1932 et lactualité récente, notamment les élections fédérales de cet automne. Il a appelé à la vigilance face à la montée dune certaine sorte de fascisme. Notre camarade Georges Tissot, qui préside le comité, a rappelé que Léon Nicole et Jacques Dicker, les deux leaders socialistes mis en accusation publique par la fascisante Union nationale étaient aussi attaqués pour être, respectivement, vaudois et juif russe. Le combat contre la xénophobie et le racisme est toujours dactualité, en cette période où nous assistons à la monté de lextrême droite des mouvements fascisants et populistes.
En 1932, Genève comptait des milliers de chômeurs et chômeuses. Les conditions de travail se détérioraient. Les services dassistance publique étaient saturés. Aujourdhui, la montée des inégalités accompagne la croissance économique et démographique. Laccroissement des déficits et de la dette publique amènent des choix budgétaires qui développent dans notre canton, encore davantage dinégalités. Dans le secteur privé, la remise en cause des conventions collectives de travail, notamment dans le bâtiment, sont inacceptables
Les bénéfices des entreprises servent avant tout à rémunérer les actionnaires et les cadres supérieurs, alors que nous peinons à faire augmenter les salaires. Les dirigeants des grandes entreprises se servent librement dans les caisses, pendant que nous nous battons pour enrayer la progression du travail sur appel, des emplois temporaires et du dumping salarial.
Pour en revenir à la cérémonie de cette année, rappelons que pour la première fois le Conseil administratif de la Ville de Genève a pris part officiellement à la commémoration de la fusillade du 9 novembre. Le Conseil dEtat était pour la deuxième année consécutive officiellement présent à cette commémoration. Notre camarade Charles Beer, président du Conseil dEtat, a rappelé quau lieu de faire appel à larmée, le Conseil dEtat aurait été plus avisé dinterdire alors le meeting de lUnion nationale qui a entraîné la contre-manifestation...
Comme chaque année, à 18h34, les noms des 13 victimes ont été cités : Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois ; Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues) ; Edouard Quillet, 34 ans, employé à lArmée du Salut ; Edmond Junod, 29 ans, mécanicien ; Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce ; Emile Henry, 55 ans, batelier ; Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger ; Oscar Maurer, 25 ans, employé de banque (sortait des cours du soir) ; Emile Guignet, 27 ans ; Melchior Allemann, 31 ans, employé dhôtel, militant socialiste ; Hans Brugger, 28 ans ; Alphonse Kolly, 41 ans ; Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne-Bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.
Pour plus dinformation : site de la CGAS qui continue la falsification en niant la sommation!