Une falsification éhontée de l'Histoire
Jeanneret, dans le Dictionnaire historique de la Suisse (11/07/2007), résume le contexte à la montée des totalitarismes en Europe, avec l'oubli du fiasco du premier plan quinquennal soviétique avec la négation de la Grande famine en URSS (1932-33) qui provoqua une disette dans les grandes villes et surtout la mort de plus de 10 millions de personnes, de l'Ukraine au Kazakhstan. Quant au contexte Suisse, il aurait pu mentionner les émeutes de Zürich de janvier et juin 1932.
Quant à une série de scandales, ils ont éclaboussé les partis de la droite traditionnelle, évidemment, et pourtant le rôle de Nicole dans l'affaire de la Banque de Genève n'est pas si nette que cela.
Pas un mot pour mentionner que manifestation (PSG, PCS et FOBB) était illégale et qu'elle a été organisée dans le but de provoquer une émeute devant faire couler le sang pour déclencher une grêve générale
Comme quoi faire couler le sang d'innocents ne compte pas pour ces assassins, et ce innocents étaient victimes du communisme.


une succession d'ordres maladroits et le recours à des officiers et recrues inexpérimentés conduisent au drame, mais le poivre, les soldats attaqués, etc, tout cela Jeanneret l'oublie.
Nicole a été emprisonné dès le lendemain.

La Suisse du 11 novembre 1932
Curieusement, les soldats blessés étant systématiquement oubliés.

La Tribune de Genève du 13 novembre 1932
Tout aussi curieux, pas un mot sur la participation du parti communiste suisse, co-responsable du sang coulé, Genève comme à Zürich.

Une falsification totale de cet événement qui n'est pas pas gratuite. Impossible de compter les mensonges par omission et les falsifications, tant il y en a! Un marchand qui met de l'eau dans son vin est pénalement condamnable, mais pas un historien qui travestit l'Histoire!
Dictionnaire historique de la Suisse
Auteur: Pierre Jeanneret
http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F17337.php, 11/07/2007 |Genève, fusillade de
Point culminant en Suisse de l'affrontement entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite, les événements genevois du 9 novembre 1932 s'inscrivent dans le contexte de la montée des totalitarismes en Europe, de la crise économique, du chômage et annoncent le "printemps des Fronts" de 1933. Le climat politique est particulièrement tendu à Genève où, de surcroît, une série de scandales (affaire de la Banque de Genève) ont éclaboussé les partis de la droite traditionnelle. Des bagarres dans la rue opposent les militants du parti socialiste de Léon Nicole et ceux de l'Union nationale de Georges Oltramare. Une affiche provocatrice de cette dernière, annonçant la "mise en accusation publique des sieurs Nicole et Dicker" à la salle de Plainpalais, pousse les socialistes à organiser une contre-manifestation. Craignant pour l'ordre public, le Conseil d'Etat fait appel à l'armée. Au soir du 9 novembre, une tactique militaire peu appropriée face à une foule antimilitariste et surchauffée par la violence verbale de Nicole, une succession d'ordres maladroits et le recours à des officiers et recrues inexpérimentés conduisent au drame. Le déroulement des faits et le partage des responsabilités restent l'objet de controverses. Se sentant menacée, la troupe ouvre le feu, faisant 13 morts et 65 blessés. Un procès devant les assises fédérales (mai 1933) aboutit à l'emprisonnement de Léon Nicole. La fusillade provoque une intense émotion et aura d'importantes répercussions électorales: en novembre 1933, les socialistes obtiennent la majorité au Conseil d'Etat genevois ainsi qu'au Conseil municipal de Lausanne. A la suite de cet événement s'ouvrira en outre la discussion sur le rôle de l'armée dans le maintien de l'ordre public (Service d'ordre de l'armée ).
Bibliographie
-F. Gonseth, Quand l'armée tirait sur la foule, 1977
-M. Rey, Genève 1930-1933: la révolution de Léon Nicole, 1978
-C. Torracinta, Genève 1930-1939: le temps des passions, 1978
-A. Spielmann, L'aventure socialiste genevoise, 1930-1936, 1981
-M. Tackenberg, D. Wisler, «Die Massaker von 1932», in Revue suisse de science politique, 4, 1998, 51-79