Sébastien Chazaud fait un grand numéro mêlant habilement le vrai et le faux, comme tous les communistes!
En tout cas, la préparation de l'émeute par Nicole est honnêtement rapportés, il sera condamné en 1933, ce qui est "oublié" à pas grand chose alors qu'il est le principal responsable avec Lebet du parti communiste genevois du sang versé. Et pas un mot sur les émeutes de Zürich qui ont été provoquées par le PCS en janvier et en juin 1932. Curieux!
Et en plus, on tait un fait capital: à la suite d'accords entre le Parti socialiste de Blum et le Parti communiste de Thorez, le Front populaire remporte les élections à l'Assemblée nationale de 1936. A Genève, même accord socialo-communiste, mais à l'élection au Conseil d'Etat, la droite remporte les 7 sièges. Curieux qu'on ait jamais fait cette remarque!
![]() |
Témoignage d'Arlette Weber qui habite toujours à la rue Dancet dans le Genève à chaud du 10 novembre 2007. Son père entendant sonner le clairon lui dit de quitter immédiatement la fenêtre. Elle affirme que, deux minutes plus tard, elle a entendu les coups de feu. Présent, Claude Torracinta, était gêné car cela détruit le mensonge des tirs sans sommations. Quant à Rauber, pas gêné, par son habitude à falsifier l'Histoire, il continua ses mensonges pour duper! |
![]() |
Sébastien Chazaud raconte une histoire avec de nombreux trous en rappelant néanmoins qu'il s'agissait bien d'une émeute organisée par Nicole, Lebet et Tronchet.
"Les socialistes ont mis leur plan au point. Il sagit doccuper les cafés du quartier comme des consommateurs ordinaires, de se présenter ensuite devant les portes du bâtiment à 20 heures, pénétrer en masse, occuper les quatre coins de la salle et si possible le podium, demander un droit de réponse et faire du bruit avec les sifflets si ce droit est refusé. Et sil est impossible de rentrer dans la salle, la consigne est de faire assez de bruit à lextérieur pour que la séance ne puisse avoir lieu." Les mêmes méthodes que les nazis
Nicole arrive à 19 heures 10 avec des militants. Juché sur les épaules de lun deux, il harangue les personnes présentes : « Camarades ! les fascistes veulent insulter les ouvriers. Le maquereau de George Oltramare et sa bande ont mis en accusation deux des vôtres et la pourriture capitaliste a mobilisé ses flics pour les défendre. [...] Camarades ! Suivez ce soir les ordres qui vous seront donnés dans la rue. Tenez la rue. Tenez-la bien ! »
Nicole avait été condamné suite au procès intenté par Georges Oltramare. Il bafoue la justice en reprenant cette diffamation
Après Lucien Tronchet, c'est au tour de Lebet du PCS de jetter de l'huile sur le feu: « Aujourdhui, il ny a plus de séparation entre socialistes et communistes, comme la dit Nicole, nous devons tous nous unir pour faire la révolution. Et cette révolution, nous la ferons les armes à la main, si cest nécessaire. Les Soviets fêtent leur 15e anniversaire, nous sommes avec eux. Vivent les Soviets ! »
Rappelons que pour le Komintern, Nicole et les socialistes sont des social-fascistes. Lebet se fera tapper sur les doigts pour cette compromission alors que depuis de nombreux mois, Jules Hunbert-Droz est sur la sellette.
Et enfin l'aveu qui explique la rage de Léon Nicole: "En définitive, la chose de réellement nouvelle qui se sera dégagée de cette fameuse séance, cest la volonté de détruire Nicole (principalement) et cela en prouvant quil sert une puissance étrangère, lURSS en loccurrence, car cela le priverait de ses droits politiques". Si les autorités n'avaient pas été lâches, c'est exactement ce qu'elles auraient dû faire. Que depuis le Congrès d'Amsterdam, Léon Nicole fût un agent de Moscou est une évidence.
Enfin, il rappelle des faits indéniables détruisant le mythe du tir sans sommation, leitmotiv du GSSA et de la CGAS, unis dans le mensonge.
Lémeute du 9 novembre
jeudi 15 novembre 2001, par Sébastien Chazaud
http://www.lescommunistes.org/spip.php?article736
Le 23 octobre 1923, le peuple rejette une initiative fiscale des socialistes. Ceux-ci veulent rapidement faire oublier cette défaite, malheureusement, lactualité noffre rien de très intéressant. Il y a bien un nouveau scandale bancaire, celui de la Banque dEscompte, mais le sujet nintéresse pas les Genevois, car ils ont déjà été abreuvés darticles sur la Banque de Genève. À ce moment, lUnion nationale décide de profiter de la défaite des socialistes. Les leaders du parti veulent organiser le 9 novembre une assemblée publique contre le parti socialiste. Ils déposent une affiche au Département de Justice et Police qui est acceptée. Son texte est le suivant :
« Union nationale. Salle Communale de Plainpalais Mercredi 9 novembre, à 20 h. et demie.
Mise en ACCUSATION PUBLIQUE des Sieurs NICOLE ET DICKER
Président : Orateurs : Dr. Steinmetz W. Droin A. Testuz Géo Oltramare »
Des militants collent les affiches dans la nuit du 5 au 6 novembre. Le caractère provocateur de cette initiative est évident. Aussi, dès que les socialistes découvrent laffiche, ils tentent de la faire interdire. Ils adressent une lettre au Conseil administratif de la Ville de Genève et au Conseil dEtat. Le comité cantonal des socialistes est convoqué le 7 novembre dans un appel nommé « Réponse aux fascistes de lUnion nationale ». Ils demandent à tous leurs sympathisants et à toutes leurs sections de se tenir prêts pour le fameux soir au cas où la réunion serait maintenue. Une contre-manifestation est organisée, alors que le Conseil administratif annonce quil maintient son accord pour prêter la Salle de Plainpalais à lUnion nationale. Les socialistes font une réunion dans laquelle sinfiltrent des personnes étrangères au parti. Lune donnera ses informations à la police, lautre à lUnion nationale. On invite les sympathisants du mouvement socialiste, les syndicats ouvriers, les associations culturelles ou récréatives de tendance socialiste ou de gauche. Les membres de centaines de sociétés sont ainsi convoqués. Dimportantes forces policières se préparent. Les socialistes réunissent des matraques, les membres de lUnion nationale font de même. Tous préparent également des sifflets pour rendre inaudible les discours des adversaires et des sachets de poivre pour les aveugler. Le 8 novembre, une boutique vend deux cents sifflets à lUnion nationale puis quatre cents aux socialistes quelques heures plus tard. Vu lagitation qui règne, le Conseil dEtat contacte le Département militaire fédéral. Il est décidé que lécole de recrues III/1 (610 hommes) qui se trouve à Lausanne viendra aider les policiers. En effet, il paraît clair que les communistes et les anarchistes viendront soutenir leurs camarades socialistes, et cette perspective effraie le Conseil dEtat, convaincu que les effectifs policiers seront insuffisants et pressé par le temps. Le Département fédéral des finances met à disposition lécole de chefs de postes des gardes-frontières, soit quarante hommes. Des barrages sont établis autour de la Salle de Plainpalais. Les gardes-frontières remarquent le passage de nombreux « indésirables » venant de Haute-Savoie. Les partis bourgeois, pourtant ennemis des socialistes, ne préparent aucune action, car ils sont incapables de réunir leurs forces, et se content denvoyer des critiques écrites à Nicole. Leffervescence qui règne autour de cette affaire peut être expliquée par la ruine des petits épargnants suite à laffaire de la Banque de Genève et par ses conséquences (chômage et création dun mouvement dextrême droite).
La police est dans la rue avant les manifestants. Des barrages sont dressés autour de la Salle Communale. Le trajet des transports publics est modifié. Les socialistes ont mis leur plan au point. Il sagit doccuper les cafés du quartier comme des consommateurs ordinaires, de se présenter ensuite devant les portes du bâtiment à 20 heures, pénétrer en masse, occuper les quatre coins de la salle et si possible le podium, demander un droit de réponse et faire du bruit avec les sifflets si ce droit est refusé. Et sil est impossible de rentrer dans la salle, la consigne est de faire assez de bruit à lextérieur pour que la séance ne puisse avoir lieu. La foule devient dense, la circulation est très perturbée dans tout le quartier. Nicole arrive à 19 heures 10 avec des militants. Juché sur les épaules de lun deux, il harangue les personnes présentes : « Camarades ! les fascistes veulent insulter les ouvriers. Le maquereau de George Oltramare et sa bande ont mis en accusation deux des vôtres et la pourriture capitaliste a mobilisé ses flics pour les défendre. [...] Camarades ! Suivez ce soir les ordres qui vous seront donnés dans la rue. Tenez la rue. Tenez-la bien ! » Ensuite, la foule chante lInternationale. Lucien Tronchet, qui se trouve aux côtés de Nicole, développe les mêmes thèmes : « Protestons contre la manifestation de lUnion nationale et contre les mesures prises par le Gouvernement. [...] À lassaut ! Classe ouvrière debout ! les fascistes ont la trouille ! » Limportance de la foule grandit. Cest au tour dun communiste, Lebet, de sexprimer : « Aujourdhui, il ny a plus de séparation entre socialistes et communistes, comme la dit Nicole, nous devons tous nous unir pour faire la révolution. Et cette révolution, nous la ferons les armes à la main, si cest nécessaire. Les Soviets fêtent leur 15e anniversaire, nous sommes avec eux. Vivent les Soviets ! » Des membres de lUnion nationale veulent perturber les discours. Mais la police leur fait comprendre que « sils prétendent profiter de labri des barrages de police pour manifester dans la rue », ils seront mis en état darrestation. Les policiers font un filtrage très strict aux barrages. On laisse entrer les personnes en possession dune invitation de lUnion nationale uniquement, et cela par la porte arrière, rue du Centre. Même les simples citoyens sont refoulés. Vers 20 heures, la police demande des renforts à larmée. Tous les policiers à disposition ont déjà été convoqués. La police promet à la foule, pour la calmer, quon ouvrira les portes à 20 heures 15. Ainsi, la salle est vite remplie entre 20 heures 15 et 20 heures 30. On autorise Nicole à y entrer avec quelques-uns de ses amis, mais vu le peu de places qui restent, celui-ci préfère rester dehors avec les manifestants. Toutefois, quelques socialistes et communistes parviennent à entrer, mais se ils feront vite expulser, frappés à coups de matraques par le service dordre de lUnion nationale. Ne restent (du camp socialiste) que quelques citoyens, sympathisants des socialistes. Après quelques interruptions dues aux « intrus », la séance peut commencer et se déroulera sans incident grave. [LA PREUVE QUE L'UNION NATIONALE N'EST PAS RESPONSABLE] On y parle du réveil des Genevois face au socialisme, des résultats de lUnion nationale. Puis on clôt la séance en chantant le Ce què lai no. Les participants peuvent se disperser. En définitive, la chose de réellement nouvelle qui se sera dégagée de cette fameuse séance, cest la volonté de détruire Nicole (principalement) et cela en prouvant quil sert une puissance étrangère, lURSS en loccurrence, car cela le priverait de ses droits politiques.[DEPUIS LA VISITE AU PRINTEMPS DE DUBY, NICOLE EST DEVENU L'AGENT DE STALINE] Pendant que se déroule la séance de lUnion nationale, la foule tente de franchir des barrages de police. Des femmes sont piétinées et portées en arrière, des policiers reçoivent du poivre dans les yeux, la pression augmente. Les témoignages quant à la façon dont se sortait la police à cet instant divergent. Toujours est-il que ceux-ci font appel à la troupe des recrues. Les premiers renforts sont encerclés par la foule, car ils avaient reçu lordre de ne pas comprimer les manifestants contre les barrages, mais daller aider les policiers à défendre les barrages. Les manifestants se jettent sur les soldats (trois manifestants pour un soldat en « moyenne »). Les jeunes recrues, ne sattendant pas un tel accueil, ne se défendent que peu. La troupe se replie derrière la foule pour se réorganiser. Une partie des manifestants les suivent, tout en continuant à les frapper. La troupe se place dos au Palais des Expositions. Les attaques continuent. Les soldats sont si serrés entre eux quils ne peuvent frapper leurs agresseurs avec leurs fusils. Le major Perret, qui commande la troupe, veut attendre les renforts quil a demandés lors de la retraite. Comme ces renforts narrivent pas, il ordonne aux jeunes recrues de se préparer à tirer. On fait retentir les trompettes, mais daprès de nombreux témoignages, la foule en ignorait la signification. Un gradé, Burnat, hurle : « En arrière, ou nous tirons ! ». Son cri est couvert par les hurlements de la foule. Tronchet, juché sur un taxi, crie : « Camarades, couchez-vous. Ils vont tirer. » Des manifestants sagrippent aux canons des fusils. Burnat, commande alors : « Pour tirer - armez - 1 coup - visez bas - feu ! » Des manifestants, pensant quil sagit de tirs à blanc, continuent davancer. Certains seffondrent et leurs camarades entament une retraite. Ils se cachent derrière un mur ou derrière des autos qui sont criblées de balles. Touchés par les fusils et un fusil-mitrailleur qui a aussi été utilisé, 50 blessés et dix morts jonchent le sol. Les tirs cessent rapidement. La foule, qui pensait que les soldats tireraient à blanc, est terrifiée. Les manifestants reviennent pour secourir les blessés qui sont transportés dans les cafés voisins. Bilan : dix morts et soixante-cinq blessés (trois décéderont dans les prochains jours).
Certains manifestants forment un cortège en chantant leurs hymnes et en criant « assassins ». Ils tiennent encore un meeting à la place Neuve puis se dispersent. La ville retrouve son calme. Le lendemain, tout le monde discute de ces tragiques événements. Pour la majorité des journaux, Nicole en est le seul responsable. Deux thèses sopposent. Pour la droite, les socialistes sont responsables. Pour la gauche, rien ne justifiait une telle intervention de larmée. Dailleurs, la présence de celle-ci dans la rue continue à créer de la tension. De nombreux journalistes sont présents à Genève à cause des travaux de la Société des Nations, et tous sétonnent de la décision des officiers. Pour le correspondant du Manchester Guardian : « Il nest pas douteux que dans nimporte quelle ville anglaise la police aurait suffi pour régler une affaire aussi insignifiante... Rien dans les événements navait le caractère dune émeute... Dans ma longue expérience, je nai pas connaissance dun cas où lon ait tiré sur une foule avec aussi peu de raisons. Bien plus, sans raison aucune. » Le Conseil dEtat prend des mesures très rapides. Il fait arrêter Nicole le 10 novembre au matin de même que trente-neuf autres militants de gauche sont arrêtés. Un bataillon valaisan est appelé pour prévenir une éventuelle manifestation de gauche. Les communistes appellent à la grève générale [NICOLE ET LE TRAVAIL AUSSI]. Ils ne sont pas suivis pas laile droite des socialistes, ce qui révèle les divergences qui règnent au sein de ce parti, parti qui sera dailleurs séparé en deux entité sept ans plus tard. Plusieurs manifestations de soutien ont lieu dans dautres villes suisses. Des mesures sont prises contre les communistes qui sont exclus de ladministration au niveau fédéral. Leur journal est interdit. Cest dans ce climat tendu que souvre, en mai 1933, le procès de Nicole et de ses camarades. Tous sont des militants actifs des partis de gauche (socialistes, communistes et anarchistes). Sept accusés sont reconnus coupables (responsables de la tuerie en fait). Nicole est condamné à six mois de prison, les autres peines varient entre deux et quatre mois de prison. À sa sortie de prison, six mois plus tard, Léon Nicole est plébiscité par lélectorat qui le porte au Conseil dEtat, alors que les tensions ne se sont pas calmées, au contraire: Hitler arrive au pouvoir, le Japon et lAllemagne quittent la Société des Nations dont la conférence sur le désarmement a échoué. De plus, la crise économique saggrave. A Genève, toute élection, tout sujet de votation est animé par des manifestations et des vives tensions. Lors des élections du Conseil dEtat, quatre socialistes sont élus. Les journaux titrent : « Genève rouge ». Léon Nicole est président du Conseil dEtat et, ironie du sort, chef du Département de justice et police ! Pour ce qui est du Grand Conseil, les socialistes ont quarante-cinq députés, le score le plus élevé de lhistoire du parti. Le Gouvernement Nicole dure trois ans, sans grande gloire car tout est mis en uvre, à Genève comme à Berne, pour mettre des bâtons dans les roues socialistes. Il ne faut pas oublier que la gauche est minoritaire au Grand Conseil, que les finances du canton sont catastrophiques (ce qui conduit les socialistes à baisser les salaires des fonctionnaires, acte perçu par beaucoup comme une trahison), que le Gouvernement fédéral prend Genève pour une enclave bolchevique, que les quatre grands quotidiens locaux sont contre eux et que le clergé ne les soutient pas. A lapproche des prochaines élections, on assiste à des rapprochements des deux côtés. Les trois partis bourgeois (radical, libéral et démocrate-chrétien) sunissent pour former lEntente nationale. Ils sont soutenus par lUnion nationale. A gauche, ce sont les communistes et les socialistes qui font front commun. Ce rapprochement est influencé par la création du Front populaire de Léon Blum (qui viendra à Genève manifester sa sympathie à Nicole et ses amis) en France. On est en pleine guerre dEspagne, et si le communiste fait peur, la montée du fascisme inquiète beaucoup elle aussi. Mais le rapprochement nest pas facile car lextrême-gauche a tendance à suivre automatiquement les directives de Moscou et la ligne sectaire de la 3ème Internationale. Toutefois, vu lallure des événements internationaux, les communistes décident de sentendre avec les socialistes. Ainsi, pour la première fois, lextrême-gauche genevoise sera représentée au Grand Conseil, tandis que la gauche y perd tout de même cinq sièges. Tirant les leçons de leur échec au Grand Conseil, les socialistes ne présentent que trois candidats au Conseil dEtat tandis que lEntente présente une liste de sept noms. LEntente remporte les élections de 1936. La déroute socialiste au Conseil dEtat est totale. Les sept postes sont enlevés par lEntente. Pour la droite, les trois années passées nauront été quune parenthèse à oublier. Cest le retour à lordre. Les banques fournissent à nouveau des fonds au Gouvernement, cest la reprise économique. Chez les socialistes, cest le chaos. Ladhésion des communistes accroît les divergences entre les deux ailes du parti. Dun côté : laile gauche, avec Léon Nicole. De lautre : laile plus modérée dont le leader est Charles Rosselet et qui est soutenue par le Parti socialiste suisse. En 1939, Nicole sera exclu du Parti. Il y aura alors deux listes socialistes aux élections et tandis que la liste de Rosselet atteindra de peu le quorum de 7%, celle de Nicole obtiendra 28 sièges. Alors que lEurope va sombrer dans la guerre, lUnion nationale a aussi des difficultés. Le temps nest plus aux manifestations contre les socialistes, car ce qui préoccupe le peuple est maintenant tout autre. Cest la fin du mouvement nationaliste. George Oltramare en a trop fait, les partis de droite sont de retour sur le devant de la scène et il y a de grandes dissensions au sein du parti. En janvier 1939, Oltramare abandonne ses fonctions et est remplacé par un conseil de sept membres. Toutefois, de nombreux militants lui demeurent fidèles, et son influence est toujours importante. Lors des élections municipales de cette même année, lUnion nationale perd la plupart de ses sièges. Du coup, les membres renoncent à former une liste pour le Grand Conseil. Le journal cesse de paraître. Lors de la guerre, le parti ne fera plus rien et les membres voteront pour la dissolution en 1945. Les années trente se terminent. Cest le temps de la mobilisation et de la guerre. [sauf pour les communistes, cessant leurs attaques contre l'Allemagne nazie devenue l'alliée de l'Union soviétique!]