Grand numéro d'amnésie du PSG! Quelques faits exacts pour frelater totalement l'histoire. Et pour cause, Nicole est directement responsable du sang coulé. Tout cela pour mélanger démagogiquement la tragédie du 9 novembre 1932 avec l'actualité.

Il faut rappeler que le parti socialiste genevois, durant les années 1930, fut le complice actif de l'horreur soviétique! Et qu'aujourd'hui Ziegler et Sommaruga participe à un hommage au petit boucher Che Guevara.


postscriptum N° 29 – Vendredi 16 novembre 2007
Bulletin du Parti socialiste genevois – Parution bimensuelle – www.ps-ge.ch – Tél. 022 338 20 70

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Plus jamais ça ! 75e anniversaire du 9 novembre 1932

Chaque année, le 9 novembre au soir, au bout de la Plaine de Plainpalais, dans la fraicheur de la nuit, entre vin chaud et soupe à l’oignon, un petit groupe commémore la fusillade de 1932, devant la pierre dressée il y a 25 ans en mémoire des victimes.

Le 9 novembre 1932 quelques milliers de personnes s’étaient réunies sur la plaine de Plainpalais pour dénoncer une réunion de l’extrême droite genevoise, l’Union nationale, et sa «mise en accusation des sieurs Nicole et Dicker». L’armée est sollicitée pour assurer la sécurité. A 21h34, les soldats tirent sur la foule: 13 personnes sont tuées et 65 blessées. La plupart des victimes sont de simples passants.

Ce tragique événement, duquel il convient encore de tirer des enseignements, a marqué les mémoires des Genevois-es et a influencé le débat politique suisse chaque fois que l’on a évoqué le recours à l’armée pour résoudre des problèmes de maintien de l’ordre.

[2e partie est de la pure démagogie, le populisme de gauche!]

Cette année, le comité du 9 novembre a dressé un parallèle entre les événements de 1932 et l’actualité récente, notamment les élections fédérales de cet automne. Il a appelé à la vigilance face à la montée d’une certaine sorte de fascisme. Notre camarade Georges Tissot, qui préside le comité, a rappelé que Léon Nicole et Jacques Dicker, les deux leaders socialistes mis en accusation publique par la fascisante Union nationale étaient aussi attaqués pour être, respectivement, vaudois et juif russe. Le combat contre la xénophobie et le racisme est toujours d’actualité, en cette période où nous assistons à la monté de l’extrême droite des mouvements fascisants et populistes.

En 1932, Genève comptait des milliers de chômeurs et chômeuses. Les conditions de travail se détérioraient. Les services d’assistance publique étaient saturés. Aujourd’hui, la montée des inégalités accompagne la croissance économique et démographique. L’accroissement des déficits et de la dette publique amènent des choix budgétaires qui développent dans notre canton, encore davantage d’inégalités. Dans le secteur privé, la remise en cause des conventions collectives de travail, notamment dans le bâtiment, sont inacceptables…

Les bénéfices des entreprises servent avant tout à rémunérer les actionnaires et les cadres supérieurs, alors que nous peinons à faire augmenter les salaires. Les dirigeants des grandes entreprises se servent librement dans les caisses, pendant que nous nous battons pour enrayer la progression du travail sur appel, des emplois temporaires et du dumping salarial.

Pour en revenir à la cérémonie de cette année, rappelons que pour la première fois le Conseil administratif
de la Ville de Genève a pris part officiellement à la commémoration de la fusillade du 9 novembre.
Le Conseil d’Etat était pour la deuxième année consécutive officiellement présent à cette commémoration. Notre camarade Charles Beer, président du Conseil d’Etat, a rappelé qu’au lieu de faire appel à l’armée, le Conseil d’Etat aurait été plus avisé d’interdire alors le meeting de l’Union nationale qui a entraîné la contre-manifestation...

ON MELANGE UN DES RESPONSABLES DU SANG VERSE, HENRI FURST, AVEC SES VICTIMES. QUELLE HONTE!

Comme chaque année, à 18h34, les noms des 13 victimes ont été cités: Henri Fürst, 38 ans, mécanicien, président du Parti communiste genevois; Francis Clerc, 54 ans, fraiseur (dont le fils faisait partie des recrues); Edouard Quillet, 34 ans, employé à l’Armée du Salut; Edmond Junod, 29 ans, mécanicien; Jean-Pierre Larderaz, 23 ans, employé de commerce; Emile Henry,55 ans, batelier; Gabriel Loup, 57 ans, patron boulanger; Oscar Maurer, 25 ans, employé de banque (sortait des cours du soir); Emile Guignet, 27 ans; Melchior Allemann, 31 ans, employé d’hôtel, militant socialiste; Hans Brugger, 28 ans; Alphonse Kolly, 41 ans; Marius Rattaz, 36 ans, régent principal à Chêne-Bourg, mort le 14 novembre des suites de ses blessures.

Diana Rizzoli

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