Numéros d'indignation, manipulations…, basés sur la falsification éhontée du "9 novembre 1932"

«Aujourd'hui, on essaie de revisiter notre histoire trop cachée», mais non une histoire frelatée comme le démontre cette immonde indignation. Luc Gilly prétend que «Ces treize Genevois ont également donné leur vie pour «conquérir, sauvegarder et défendre la liberté, les libertés» alors qu'ils étaient victimes de Léon Nicole du parti socialiste genevois, larbin de Staline, et de Lebet, du parti communiste, section suisse de l'internationale communiste, également aux ordres de Moscou, tous deux serviteurs du communisme triomphant, ennemi des peuples de la démocratie et de tout humanisme.

Le lendemain du 9 novembre, à Moscou était célébré le 15e anniversaire du coup d'état d'octobre 1917, contre-révolution qui, en 15 ans, a provoqué la mort de plus de 10 millions d'êtres humains et qui, au même moment, organise la famine de 1932-33 qui assassinera à nouveau 10 millions.


Luc Gilly de l'Alliance de Gauche, un ramassis de staliniens!

11. Interpellation urgente de M. Luc Gilly : Discours parc Mon-Repos, 9 novembre 1997. IU398

http://www.geneve.ch/grandconseil/memorial/data/540102/54/540102_54_complete.asp

M. Luc Gilly (AdG). Mon interpellation - citoyen-soldat et citoyen, deux poids, deux mesures ? - s'adresse à M. Vodoz. Elle concerne le septante-septième pèlerinage qui a eu lieu le dimanche 9 novembre 1997, à la mémoire des soldats de Genève morts au service de la patrie.
Monsieur Vodoz, vous avez fait votre devoir de conseiller d'Etat et avez prononcé un discours. Celui-ci a paru dans la «Feuille d'avis officielle» du 24 novembre. Je l'ai lu attentivement.
Permettez-moi de vous citer : «Hommage à ceux, ici comme ailleurs, qui ont donné ou sont prêts encore aujourd'hui à donner leur vie pour conquérir, sauvegarder ou défendre la liberté, les libertés.»

Vous avez dit, également : «Le sens de la mesure, le refus de l'arbitraire exigé par le respect d'autrui est fondamental en démocratie. C'est pourquoi cette dernière n'est pas seulement une manière d'être des institutions, une façon de conquérir le pouvoir, elle est avant tout une exigence morale. Ethique et politique ne devraient pas être des contraires, mais indissociablement complémentaires.»

Monsieur Vodoz, je m'associe en grande partie à votre discours... (Applaudissements.) Pourtant - c'est là où nos avis divergent - j'aimerais savoir pourquoi, un autre 9 novembre, le 9 novembre 1932, est resté dans l'oubli, et reste dans l'oubli permanent de nos autorités.

(Exclamations.) Oh ! Je ne suis pas encore conseiller d'Etat et espère ne pas l'être !

Treize Genevois sont tombés sous les balles de l'armée suisse le 9 novembre 32, je le rappelle. Ces treize Genevois ont également donné leur vie pour «conquérir, sauvegarder et défendre la liberté, les libertés». Libertés contre le fascisme naissant, et vous connaissez mieux que moi, Monsieur Vodoz, le gâchis qui s'ensuivit. Aujourd'hui, on essaie de revisiter notre histoire trop cachée. Aussi, il est regrettable que cette année le 9 novembre n'ait été qu'à sens unique.
Pourquoi le Conseil d'Etat continue-t-il à négliger cet événement historique et politique de Genève, alors que nous pressentons aujourd'hui le retour de quelques nostalgiques du fascisme un peu partout en Europe ?

Je vous remercie de me répondre demain et je souhaite que ces deux dernières soirées passées avec nous vous soient les plus agréables possible !

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