Olivier Chavaz fait croire à une conspiration empêchant l'accès aux archives reliées au 9 novembre 1932. Cela pour induire l'idée que la bourgeoisie et l'armée auraient encore des choses à cacher! Toujours instiller la haine!

«Archives détruites ou interdites»

1) "treize manifestants tombés sous le feu de l'armée suisse". Faux, il y avait parmi eux au moins un provocateur: Fürst du parti communiste. Doit-on honorer les coupables comme les victimes?

2) Les Archives d'Etat ne possèdent rien, le socialiste Laurent Moutinot a fait faire des recherches… qui n'ont rien donné sauf un plan qui démonte la culpabilité de Nicole!

3) "des historiens genevois protestent depuis plusieurs années contre la disparition de pans entiers des archives de la police, ainsi que contre les restrictions imposées par les Archives d'Etat dans la consultation des dossiers qu'elles détiennent."

Pourquoi personne ne fait référence aux archives du procès de 1933? Parce que cela informerait sur ce procès qui est systématiquement occulté!

En fait, ces archives manquent à cause de Léon Nicole. En quittant sa fonction, il aurait emporté de nombreux documents dont ceux relatifs au 9 novembre 1932. C'est Brigitte Studer qui l'affirme! C'est un aveu de culpabilité!


Archives détruites ou interdites

Le Courrier, Olivier Chavaz, Paru le Vendredi 09 Novembre 2007
http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=437949

«Où sont précisément tombés nos camarades?» s'interroge la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS). Pour la commémoration des septante-cinq ans de la fusillade de Plainpalais, les organisateurs souhaitaient procéder à une mise en scène en marquant au sol les positions des treize manifestants tombés sous le feu de l'armée suisse. Peine perdue: les nombreuses recherches effectuées jusqu'à ce jour n'ont pas permis de mettre la main sur un tel plan. A-t-il jamais existé ou n'est-ce qu'un exemple supplémentaire des difficultés rencontrées par les historiens pour retrouver les archives de la police genevoise? La CGAS s'est tout naturellement d'abord tournée vers les Archives d'Etat. Il s'avère alors que ce service ne possède pas le document demandé. Le conseiller d'Etat Laurent Moutinot, chef du Département des institutions, a ensuite été sollicité. Les démarches effectuées par ses collaborateurs ont bien permis de dénicher un plan, mais ce dernier représente tout le quartier concerné par la manifestation – avec principalement les positions, les mouvements de l'armée et de la police – sans fournir les détails de l'épisode sanglant. En dernier recours, le magistrat s'est adressé, à la fin du mois d'octobre, à la justice militaire. La requête n'a jusqu'ici pas obtenu de réponse de l'auditeur en chef (procureur).

Au-delà de cette recherche infructueuse, des historiens genevois protestent depuis plusieurs années contre la disparition de pans entiers des archives de la police, ainsi que contre les restrictions imposées par les Archives d'Etat dans la consultation des dossiers qu'elles détiennent. Dans sa contribution à un colloque organisé en 2004 (1), l'historien spécialiste du mouvement ouvrier Marc Vuilleumier critique vertement la latitude offerte par la loi à la police. Sous couvert d'une protection accrue de la sphère privée et en contradiction avec la loi sur les archives publiques, celle sur les dossiers de police «assure la toute-puissance de la police, qui décide souverainement, sans aucun contrôle, de la constitution, de la conservation et de la destruction des dossiers», écrit M. Vuilleumier. Et de rappeler que, «paradoxalement, la conservation des dossiers de la police constitue la meilleure garantie des droits du citoyen et de la protection de la personnalité». Mais quand les archives ont été conservées, la tâche n'est pas plus aisée. Tout récemment, l'un des intervenants au colloque de mercredi dernier (lire ci-contre), Michel Caillat, s'est vu interdire la consultation d'un lot de documents consacrés au 9 novembre 1932. Motif: il était matériellement trop difficile au personnel des Archives d'Etat de vérifier si toutes les personnes concernées étaient bien décédées depuis au moins dix ans, selon les prescriptions légales...

Note 1. Publiée dans Archives, histoire et identité du mouvement ouvrier. Actes de la rencontre internationale organisée à Genève les 7 et 8 mai 2004 par la Fondation Collège du travail et l'association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier, A. De Giorgi, Ch. Heimberg et Ch. Magnin, Collège du travail, Genève, 2006.

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