Quand la gauche socialo-communiste reconnaîtra-t-elle que Dicker et Nicole étaient des agents Staline? Quand cette même gauche reconnaîtra-t-elle, que sous couverture d'«antifascisme» elle a servit un régime bien pire que celui de Mussolini?
En 2009, Claude REYMOND persiste dans la falsification, appuyée par l'analogie malhonnête de Charles Heimberg reliant abusivement l'explosion de l'Usine à gaz de la Jonction et la fusillade du 9 novembre. La fusillade du 9 novembre 1932 n'était pas un accident, mais une provocation organisée afin de faire couler le sang comme à Zürich en janvier et en juin de la même année. Le procès a démontré sans l'ombre d'un doute la préparation de ce guet-apens de l'entière responsabilité de Nicole, Lebet et Tronchet.
Comme par hasard les conspirateurs de la falsification du 9 novembre 1932 regroupe les négationnistes des crimes bolchéviques et de la Grande famine de 1932-33, et de tous les crimes communistes passés et actuels.
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Le témoignage qui prouve que les tirs sans sommation n'est qu'un mensonge; un de plus. Arlette Weber qui habite toujours à la rue Dancet dans le "Genève à chaud" du 10 novembre 2007. Son père entendant sonner le clairon lui dit de quitter immédiatement la fenêtre. Elle affirme que, deux minutes plus tard, elle a entendu les coups de feu. Cela détruit le mensonge des tirs sans sommations! |
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Discours du président du comité dorganisation
lundi 9 novembre 2009 par Claude REYMOND
9 novembre 2009
http://www.cgas.ch/9novembre/spip.php?article70
Mes camarades,
13 morts, plus jamais ça !
Une fois nest pas coutume, nous ferons aujourdhui un petit détour dans la commémoration comme nous y incitait dans le Courrier notre camarade Charles Heimberg. Nous allons remonter il y a 100 ans, à 500 mètres. Il y a 100 ans, lUsine à gaz de la Jonction explosait, faisant, quelle coïncidence, également 13 morts et de nombreux blessés. Leurs noms sont tombés dans loubli, ce nétait peut-être pas tous des militants, mais nous rendons aujourdhui aussi hommage à ces victimes du travail.
Nous sommes réunis ici pour commémorer ce qui sest passé à cet endroit le 9 novembre 1932, sur un fonds de crise économique, lintervention de larmée contre des ouvriers, contre des militants qui combattaient le fascisme, cette doctrine de xénophobie et dexclusion, ce système qui voulait mettre à genoux le mouvement ouvrier.
Ce quon oublie souvent, cest que la mise en accusation de Léon Nicole et Jacques Dicker nétait pas seulement un soi disant procès contre des dirigeants de gauche, mais aussi une attaque xénophobe et raciste. Jacques Dicker était juif, et le fasciste et futur collaborationniste avec le nazisme, Géo Oltramare, disait de lui :
"Cest une honte quun juif russe, tout juste bon à servir de conseiller national à des chimpanzés et à des ouistitis, représente Genève à Berne" Mais lattaque allait ailleurs encore. Dans le Pilori, journal fasciste, on lit : "Notre ville connaît lodieux régime de loccupation étrangère. Un juif russe et un Vaudois bolchevisant commandent une armée de Confédérés que le marxisme a dénationalisés. Les vrais Genevois ne constituent quune minorité quon brime et quon bafoue."
"Doù viennent les chefs du parti ? Léon Nicole, de Montcherand (Vaud), Albert Naine, de Lausanne (Vaud), Charles Rosselet, de Neuchâtel, J.B. Pons, dAnnemasse (Savoie), Jacques Moïsovitch Dicker , de Chotim (Podolie). Ce sont donc deux Vaudois, un Neuchâtelois, un Savoyard et un Juif Russe qui veulent faire la loi à Genève !"
Il ny a pas le mot "racaille", mais on lentend. Et la racaille, cest tout ce qui nest pas genevois, cest même les frontaliers vaudois ou neuchâtelois ! Ah oui, vous avez de bien beaux ancêtres idéologiques, vous qui dites aujourdhui quil y a trop détrangers, trop de frontaliers à Genève, et quil faut établir des préférences de type nationaliste !
Devant le désarroi né des difficultés économiques, du chômage, de lexclusion, la responsabilité du mouvement ouvrier est de montrer que le salarié ou la salariée na pas de possibilité de solution individuelle face aux atteintes à ses conditions de vie, de travail et de revenu. Au contraire, le repli sur soi engendre des divisions dont profite le patronat ; le repli sur soi mène tout droit à lintolérance, à la xénophobie et au racisme.
Lextrémisme de droite naît sur les peurs, sur le désarroi et la détresse de la population.
La première priorité syndicale consiste à ne pas abandonner à la droite populiste les chômeurs-euses, les exclus, les marginalisés, les victimes de la crise. Cest au mouvement syndical de réfléchir sur ces situations et de définir une ligne de résistance qui assure une prise en charge réelle de ces catégories de travailleurs-euses.
Nous avons aujourdhui à nous battre avec résolution pour le réapprentissage de la solidarité, contre toutes les formes dexclusion, pour le droit à la différence, le droit des minorités, les droits humains et les droits syndicaux en Suisse et dans le monde, pour la suppression de toute discrimination, et en premier lieu la discrimination entre femmes et hommes et celle entre suisses et étrangers.
Si la situation daujourdhui nest pas celle de 1932, cest que nous avons connu une profonde mutation de la société et du système économique. Mais, contrairement à ce que veulent nous faire croire les tenants du libéralisme, ce nest pas grâce aux mérites du système économique ni grâce à la générosité des patrons que les conditions de travail et de vie sont meilleures aujourdhui, malgré les difficultés que connaissent un nombre croissant de personnes. Si les heures de travail ont diminué, si les salaires ont augmenté, si une certaine protection sociale a été mise sur pied, ce nest le fait ni du patronat, ni de lÉtat.
Cest le résultat des luttes du mouvement ouvrier. Cest le mouvement ouvrier qui a créé les caisses maladie, les caisses de chômage, qui a forcé la création de lAVS. Cest cela, mes camarades, le sens de lhommage que nous rendons aujourdhui aux anciens, cest en cela quils nous ont préparé la voie.
La lutte syndicale ne peut pas se permettre des divisions, de voir les travailleuses et les travailleurs se dresser les uns contre les autres sous prétexte de différence dorigine ou de couleur dyeux ou de peau. Toute division entre nous fait la force de ceux que nous combattons. Nous ne pouvons pas accepter les discours populistes, ces discours qui prétendent quil faut se protéger les uns contre les autres. Il ny a quune seule condition à notre lutte, une seule solution pour réussir, cest la solidarité et lunité sans faille, sans hésitation, sans restriction de pensée. Non, il ny a pas trop détrangers à Genève, parce que nous sommes tous des enfants ou des petits-enfants détrangers.
Non, il ny a pas trop de réfugiés, ni de sans papiers.
Non, il ny a pas trop de frontaliers.
Car nous sommes toutes et tous concitoyennes et concitoyens dans le mouvement ouvrier.
Georges Tissot, Président du comité dorganisation