Daniel Kunzi, réalisateur de documentaire, doit falsifier la réalité, infecté par ses convictions marxistes, pour pouvoir produire cet hommage à André Boesinger

Selon Kunzi, “L'armée avait été chargée de protéger les fascistes” alors que le Conseil d'Etat du canton de Genève avait autorisé un meeting dans la salle communale de Plainpalais, meeting qui eut lieu et qui ne provoqua aucun incident. Tout au contraire de la manifestation du PSG (Léon Nicole), du PSC (Lebet) et des anarchistes de Tronchet, manifestion interdite mais néanmoins préparée pour déclencher une émeute. Il fallait absolument faire couler le sang au moyen de provocations très bien organisées, comme deux fois à Zürich la même année, afin de tromper l'opinion publique qui aurait été indignée à tort car dupée, et cela pour appeler à une grève générale. Cet appel fut heureusement ignoré et Nicole fut définitivement isolé dans le parti socialiste suisse qui attendit 7 ans avant d'exclure cet agent de Staline.

Et comme d'habitude les soldats blessés sont "oubliés"!

Quant à la “Révolution algérienne”, quelle sanglante escroquerie qui permis la création d'une nouvelle bourgeoisie accaparant les revenus du pétrole et usant de l'état pour conserver par la force ses privilèges !


Genève: Mort du dernier survivant de la tuerie de novembre 1932

SolidariteS, Numéro 66 | 27.04.2005 Auteurs: Daniel KÜNZI
http://www.solidarites.ch/journal/index.php3?action=6&id=1975&rubr=65-

André Boesiger nous a quittés. Il était le dernier survivant de la tuerie du 9 novembre 1932. Avec ses camarades anarchistes, il était venu manifester contre l'assemblée fasciste du genevois Geo Oltramare. L'armée avait été chargée de protéger les fascistes, elle avait fait feu. «Je croyais qu'ils avaient tiré à blanc», me disait-il. Un de ses amis va mourir dans ses bras. La tuerie fera 13 morts et plus de 100 blessés!

André Boesiger est né le 22 juillet 1913, à Perrefitte, près de Moutier, dans le Jura. Son aversion pour toute forme d'autorité institutionnelle s'était manifestée précocement. Après avoir été renvoyé de l'entreprise Tornos, il était venu s'établir à Genève. Ce sont Louis Bertoni et Lucien Tronchet qui lui feront connaître l'anarchisme. Au début des années 30, André adhère à la LAB (Ligue d'action du bâtiment), qui a pour objectif de forcer les patrons à respecter les conventions collectives: si un patron ne les respecte pas, c'est le recours à l'action directe. Des militants de la LAB viennent détruire le chantier sur lequel les salaires minimum ne sont pas versés. [COMME LES VRAIS FASCISTES QUI USE DE LA VIOLENCE AULIEU D'AGIR EN JUSTICE: ILS SE CROIENT AU-DESSUS DE LA LOI!]

Après la tuerie du 9 novembre 1932, André fera plusieurs séjours à la prison de Saint-Antoine; c'est là, dans le quartier des politiques, qu'il apprendra à lire et à écrire. Il restera près de deux ans en détention pour ses activités militantes, insoumissions, etc. Pendant la Révolution espagnole de 1936, André se dépensera sans compter pour organiser la solidarité avec les anarchistes espagnols: expédition d'armes, prise en charge des enfants orphelins de guerre, etc. Pendant la Deuxième guerre mondiale, il aide la résistance anti-fasciste.

Il y a trois mois, il participait encore à une soirée pour commémorer la Révolution algérienne, car là encore il avait joué un rôle très important en hébergeant tant les militants indépendantistes que les insoumis de l'armée française. Avec lui, une page de l'anarchisme se tourne en Suisse Romande. Son exemple ne doit pas être oublié!

Daniel KÜNZI

A lire ou à relire: André Boesiger, Souvenirs d'un rebelle, éditions Canevas, 1992.

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