Genève, le 9 novembre 1932, 75 ans… de mensonges et de mépris des victimes

2007 était l'occasion de commémorer d'importants événements qui ont changé la face du monde. En fait, seule une bastringue a été montée autour du "9 novembre 1932", jour tragique où l'armée a tiré blessant 78 individus dont 13 mortellement. Une coalition de gauche, d'antimilitaristes, de syndicalistes et de quelques anarchistes ont créé un colloque et un rassemblement vespéral autour du monument érigé sur la plaine de Plainpalais. Manipulant les émotions, falsifiant sans vergogne la réalité pour cacher la responsabilité de Nicole et Lebet dans la fusillade, chacune de ces mouvances a répandu sa version mensongère:

1) Le parti socialiste genevois continue sa longue amnésie pour effacer Léon Nicole alors que son leader a été le principal responsable de l'émeute provocant les soldats, émeute préméditée car il avait fait passer des consignes.

2) La CGAS a également oublié que Lucien Tronchet, alors membre de la FOB, grande gueule n'ayant aucun problème à user de méthodes fascistes contre certains patrons du bâtiment, a participé à l'organisation de l'émeute et a pris la parole pour enflammer.

3) Le GSSA, organisant une partie des ruines de mouvements anarchistes,

4) Et enfin, les communistes version paléo du PdT ou néo de "Les communistes", ont refait pleurer sur Fürst qu'ils ont l'audace de placer avec les victimes alors que son organisation, le parti communiste suisse, avait été responsable du déclenchement de l'émeute, comme à Zürich les 18 janvier et 25 juin 1932.

Comme d'habitude, ces prétenduement belles âmes doivent absolument frelater l'Histoire afin de cacher la culpabilité de Nicole, Fürst et Tronchet ainsi que celle de leur organisation ou parti afin de duper les idiots utiles d'aujourd'hui. La routine habituelle, mentir, frelater pour pouvoir duper.

Mais cela ne doit pas faire oublier deux commémorations autrement importantes, celles de la Grande famine de 1932-33, Holodomor en Ukraine, et de la Grande terreur de 1937-38. Ces deux catastrophes sont systématiquement "oubliées" par la gauche parce qu'elle persiste dans sa complicité due à son silence, à sa désinformation, car elle a abandonné, elle qui se veut solidaire du peuple, les peuples de l'Union soviétique.

Seule l'Ukraine qui a retrouvé son indépendance après 70 ans de colonisation soviétique qui l'a martyrisée, exploitée, agit pour faire connaître et reconnaître par la communauté internationale la famine-génocide de 32-33 qui assassina près de quart de la population de RSS d'Ukraine, fiction d'un état souverain. Sans compter, le bétail, les animaux sauvages et domestiques morts de faim ou mangés. En fait, pour diverses raisons, le Belarus, le Kazakhstan, le Turkmenistan, et d'autres régions de l'URSS souffrirent de la disette ou de la famine. Au même moment, l'URSS exportait des millions de tonnes de blé, les moulins et les ports étaient gardés par le NKVD.

La terreur soviétique agissait aussi en Suisse. Un responsable du Komintern, Ignace Reiss, a été assassiné à Lausanne en 1937. De plus, à la même époque, Jules-Humbert Droz devait salir André Gide, son livre "Retour d'URSS" n'ayant pas le contenu flatteur et dissimulateur de la misère et de terreur régnant dans "la patrie des travailleurs". De plus, il devait noter les membres et sympathisants du PCS et même les Suisses qui étaient en URSS. A cette époque, le moindre doute c'était 10 ans de camp ou la balle dans la nuque. Ce qui est arrivé à Yvonne Bovard, Berthe Zimmerman (fusillée en 1937) et Fritz Platten, arrêté, puis relâché puis fusillé en 1942. Sans compter Raymond Kamerzin, forcé d'aller en Espagne rejoindre les Brigades internationales et qui a disparu à Albacete comme des milliers d'autres.

De plus, il y a 75 ans, à Barcelone, dès le 3 mai 1932, des troupes républicaines et des brigadistes (?) attaquent les anarchistes, poumistes, environ 1000 morts, 5 fois Gernica. Evidemment, on passe Le coup de poignard de Staline en Espagne

Aais en Suisse, on a coutume d'aduler et de flatter les brigadistes, soi-disant combattants de la liberté. En fait, servir Staline et la liberté en même temps, c'est la grande imposture de l'antifascisme, version frelatée orchestrée par le grand bourreau des peuples.

Film récent de Kunzi, l'imposture trotskiste qui prétend que Lénine était bon, que la révolution aurait été trahie (rappelons que le coup d'état d'octobre n'était pas contre le tsar, ce dernier ayant été forcé d'abdiquer en avril 1917, mais contre le gouvernement social-démocrate de Kerensky), il n'y a pas eu de révolution d'octobre, donc impossible de la trahir. Enfin, Lénine et Trotski ont agit ensemble pour restreindre tous les droits démocratique gagnés au printemps 1917, le parti, la Tchéka, l'armée, la presse et l'état au seul service de ces deux assassins, qui n'hésiteront jamais à massacrer des ouvriers, d'Astrakhan à Kronstat.

Etc...

Mais les brigadistes liquidés par le NKVD et le SEM sous contrôle soviétique, on oublie. A Albacete, des milliers fusillés, des milliers tués à Barcelone en mai 1937, des milliers sur les divers fronts car les troupes non contrôlées par les Soviétiques ne recevaient pas les armes récentes, et étaient envoyées au combats sans soutien, etc... Combien de victimes due à la guerre civile déclenchée par Staline contre tous ceux qui s'opposaient à sa prise de contrôle de la république? Elles ne toujours pas de monument pour garder leur souvenir et il ne faut pas compter sur le gouvernement Zapatero pour les commémorer. A nouveau, une mémoire à deux vitesses.

Ces atroces événements furent passés totalement sous silence en Suisse.

Il ne faudrait pas oublier les victimes des communistes et encore celles actuelles, penser au Tibet, à la Chine Populaire, à Cuba, oubliées.

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