Le Pilori 6 janvier 1933
La retraite de Russie. L'état-major de l'armée bourgeoise recule déjà
«Peut-on les sauver malgré eux? On recule déjà. Après une offensive énergique, l'Etat-Major de l'armée bourgeoise bat déjà en retraite devant les [ ] Qu'on libère Nicole pour des raisons de santé, c'est normal; mais que l'Etat-Civil recueille Isaak, dont les Pompes Funèbres elles-mêmes ne veulent plus, c'est scandaleux. Et que deviennent les belles résolutions du Faubourg? On avait déclaré la guerre aux communistes, on parlait d'expulser et de dénaturaliser les indésirables. Tout ce bruit n'a pas empêché les moscoutaires de tenir un meeting. Ce cuistre prétentieux d'Ehrler a pu bafouer en public l'armée et le gouvernement; on ne songe pas à le révoquer. A Berne, [ ] même recul. "Rien n'est plus facile, dit notre distingué confrère Pierre Grellet de la Gazette de Lausanne, que de fabriquer une loi réprimant les menées révolutionnaires. Mais il est beaucoup plus malaisé d'attaquer le mal à la racine, de combattre le socialisme dans son essence pour tuer son succédané: le communisme." [ ] Il y a bien peu de bourgeois qui soient capables de découvrir le marxisme partout où il se cache.»


