Le Peuple Genevois du 10 décembre 1932: Il [Georges Oltramare] exagère

Après avoir rappelé l'expulsion de Georges Oltramare du journal "La Suisse" qui serait due une pression juive, Le Peuple genevois s'offusque des propos écrits dans le dernier numéro du Pilori.

Que le calembourique rédacteur du "Pilori" déteste les Juifs et s'efforce d'ameuter la population contre eux par des histoires de brigands qu'il invente, cela n'a pas grande importance dans un pays où l'esprit critique est assez vif pour faire justice des balivernes d'un employé renvoyé de la "Suisse".

Mais, comme par hasard, à côté, cet organe radical-socialiste publie "Une lettre des Francs-Maçons de Genève au Conseil d'Etat" à propos du 9 novembre. "Les Francs-Maçons genevois réprouvent sans réserve aucune l'émeute qui a ensanglanté nos rues, manifestent leur synpathie attristée aux familles des victimes innocentes et remercient les autorits d'avoir su maintenir l'ordre. Ils font respecteusement observer au Conseil d'Etat que cette émeute n'est que l'aboutissement d'une période pendant laquelle les excitations à la discorde, à la haine entre citoyens ont été presque journellement prodiguées par certains journaux. L'un "Le Travail" a poursuivi une oeuvre de suppression systématique de tout calme social, de dénigrement des sentiments patriotiques, de lutte entre les classes de la population. Organe de revendication d'ordre économique, il a, petit à petit, évolué sournoisement vers l'appel à la révolution.

Sans vouloir insiter sur les faits regrettable qui se sont passés dans les troupes genevoises lors de la mobilisation, les Francs-Maçons attirent l'attention du Conseil d'Etat sur la possibilité qu'ils soient en partie la conséquence d'une éducation parfois mal conduite de nos enfants. Ces faits se produiraient moins facielement si certians éducateurs à tendances communistes étaient placés devant l'alternative d'un enseignement conforme à nos vieilles traditions de respect de l'autorité et de la Patrie ou d'une démission. En outre, le "noyautage" communiste opéré dans les différentes parties de la population, y compris l'armée, est la forme la plus insidieuse, mais aussi la plus dangereuse de l'action révolutionnaire; elle mine et tend à détruire les institutions que le peuple suisse s'est données librement et qu'il est décidé de défendre énergiquement.

Un autre "Le Pilori" a entrepris une campagne de destruction de l'idéal démocratique. Croyant détenir toute vérité au point de vue politique, social et moral, ce pamphlet a insulté, banni, bafoué, diffamé aussi nos autorités, nos magistrats, nos institutions que des groupes entiers de citoyens qui, comme les Francs-Maçons, n'ont jamais mérité les reproches stupides qui leur ont été faits.

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