Le Genevois organe du parti radical

Le 9 novembre 1932: L'oeuvre de Nicole. Du sang et des morts.

Le Genevois, 13 février 1932: Déceptions socialistes. «La conférence de Robert Grimm à Zürich sur le problème de la conquête du pouvoir». A Genève, Nicole tente, pour continuer l'émeute qui fit couler le sang à Zürich en janvier, une embrouille basée «contre l'arrivée à Genève de sous-officiers avec munition de guerre (sic).»


Le Genevois, 13 février 1932

Le Genevois, 5 novembre 1932: L'éminence rouge. Nous avons le malheur d'avoir à Genève un homme politique violent, haineux, passionné, impulsif, fanatique qui ne rêve que plaies et bosses et qui, pour établir chez nous le régime dont la Russie de meurt, n'hésiterait pas à faire ruisseler le sang dans notre petite république autrefois si paisible. Les malheurs ne vont jamais seuls. A côté de M. Nicole, il y a M. Dicker, l'Eminence rouge. Prudemment, M. Dicker ne se met jamais en avant. […] Il tire les ficelles.

Le Genevois, 5 novembre 1932: L'agent provocateur Nicole. Au nom de qui parle-t-il? Evidemment, il n'a plus ni derrière lui ni avec le le Parti socialiste suisse. Comme nous l'avons surabondamment établi d'une manière irréfutable et par les textes précis tirés de la presses socialiste, Nicole a été formellement condamné, le samedi 8 octobre, à Berne, par le Comité central du PSS unanime (37 voix) contre Nicole seul, son patron Dicker et ses valets Ehrler et Fornerod (4 voix). Sous le coup de cette condamnation, Nicole a quitté la salle en proférant des menaces. Texte complet.

9 novembre 1932

Pour l'avenir du Parti. Cette édition après celle du 5 novembre, continue de prévenir du danger que constitue Léon Nicole pour Genève.

Il est réjouissant de constater, chiffres en mains, cet échec de la démagogie malfaisante, pour laquelle n'est pas fait un peuple comme le nôtre, soucieux de ses libertés, de ses droits, mais conscient aussi de ses devoirs.

L'article: "La Paix", Lueurs d'espoir, tombe mal!

Le Genevois, 9 novembre 1932: L'empoisonneur de Genève. Après que le peuple genevois lui a fait cadeau, à la dernière votation, de la somputeuse veste que l'on sait, Léon Nicole s'est tu. Pas pour longtemps. Il a recommancé à vociférer et il a cherché, avec son ami Dicker, un moyen de troubler Genève que, pour notre malheur, il a chosie comme théâtre de ses méfaits. […] Il exploite maintenant un sujet nouveau: la contrebande de l'alcool. D'un délit, il voudait faire un crime dont le régiem bourgeois tout entier serait responsable.

Le Genevois, 9 novembre 1932: Nicole, Dicker of Moscou. L'opinion des camarades. Le conseiller natonal socialiste Paul Graber a déclaré au comité central de Berne que Nicole sert les gros. Graber pensait visiblement aux Soviets et il sait ce qu'il dit. […] Le Réveil du 5 novembre écrit, de son côté, que Nicole fait «la partie belle aux ennemis du socialisme».

Nicole, agent de Moscou (depuis quand), tente de prendre le contrôle du PSS pour rallier le ce parti et les syndicats à la IIIe Internationale. En fait, en 1932, il est cuit à la fois à Genève (condamnés plusieurs fois pour diffamation, échec de son initiative en octobre 1932) et aussi en Suisse: Nicole a été formellement condamné le samedi 8 octobre à Berne par le comité central du PSS unanime. Son forcing pour aller à Amsterdam a été l'acte d'insoumission de trop. En fait, le PSS aurait dû l'exclure à ce moment car les dégats seront encore plus importants en octobre 1939.

Sortie simultanée à Genève du film "La foule hurle"

12 novembre 1932

L'oeuvre de Nicole: Du sang et des morts

Notes d'un témoin oculaire. Après Tronchet à 19h45 qui harangue la foule pour inciter à forcer les barrages, Nicole en rajoute à 20h00: «La révolution est une nécessité aujourd'hui! Suivez les instructions données! Tenez la rue et tenez-la bien!»

Marius Rattaz, régent à Chêne-Bourg, victime innocente de la soirée tragique du 9 novembre.

19 novembre 1932

Et maintenant?

Les événements du 9 novembre 1932 Au Grand conseil

Chêne-Bourg. Emouvantes obsèques de Marius Rattaz

Nicole continue à faire son imposture: il ferait la grève de la faim. En Urss, la famine va liquider 10 millions d'êtres humains, et c'est cette horreur que Nicole défend!

Le Genevois, 16 novembre 1932: L'expérience Nicole terminée. Aux socialistes intelligents

La trouillle au Soviet. Les satellites s'éclipsent «Nicole a donné l'exemple. Après s'être réfugié dans une cabine téléphonique, puis dans les étages de la maison, il s'est enfui par une porte de derrière. […] Dicker lui voyagait […] Tronchet qui, lui, a entendu les sommations, a battu le record automobile du kilomètre couché. […] Lebet joue la fille de l'air»

Notes d'un témoin oculaire.
Les obsèques des victimes

Le Genevois, 16 novembre 1932: A propos de certains fonctionnaires socialistes. «7-8 novembre On se vante que "ça va chauffer mercredi soir!; 9 novembre - On suit le mot d'ordre, on se rend au café désigné à Plainpalais. On sort dansla rue, on entoure l'idole, on crie, on siffle; au moment, on se défile »

Le Genevois, 16 novembre 1932: Lettre de Berne. Après l'émeute. […] A force de semer la haine la plus aveugle dans l'esprit des masses trop confiante dans de mauvais bergers, on avait hélas! récolté cette moisson sanglante que certains malfaiteurs publics appelaient de leurs voeux.

Le Genevois, 16 novembre 1932: Un hommage de Genève aux soldats valaisans. L'admirable tenue, la discipline et la bonne heure des soldats valaisans qui sont venus, en une heure grave, aider au maintine de l'ordre de notre cité.


Le Genevois, 16 novembre 1932

Le Genevois, 19 novembre 1932: Nicole, traître au socialisme. Il veut ruiner Genève.

Nicole: Je n'ai pas voulu cela. «En fait, pendant des mois, Nicole n'a pas cessé de prêcher la violence. Il a attaqué nos magistrats, nos institutions, tous les hommes n'appartenant pas à son parti auxquels il espérait pouvoir nuire. Il a parlé ouvertement de révolution.»

Chêne-Bourg. Emouvantes obsèques de Marius Rattaz

Le Genevois, 19 novembre 1932: Indésirables. Les événements que nous avons vu se dérouler depuis le rejet de l'initiative socialiste ont surabondamment prouvé le manque de maturité politique de l'Union nationale. Le sinistre pantin qui s'apelle Georges Oltramare n'a-t-il pas fini d'énerver les Genevois avec ses appels incendiaires, ses bobards à la façon de l'«Action française»? Il est un des grands responsables du malaise qui a fatigué les partis nationaux. Son Union nationale ne mérite pas son titre, c'est un ferment de discordes et d'ennuis.

Le Genevois reproche au Pilori ce qu'il pratique! Parler de Georges Oltramare en le qualifiant de pantin, fat, vain, léger et de poète-pornographe, ce n'est pas anodin. Quand on sait le contexte de 1932, où les défenseurs de l'URSS occultent la tragédie de la "dékoulakisation" - en fait l'établissement d'un nouveau servage au moyen de 100'000 assassinés et d'un million de déportés -, où commence une famine depuis le printemps 1932, famine qui va liquider 10 millions d'individus, le combat, parfois maladroit de Geo, mérite autre chose que ce mépris. Ainsi, qu'a fait le parti radical pour contrer l'horreur quotidienne dans l'Union soviétique?

Le Genevois, 19 novembre 1932: Au rendez-vous des amis. «Genève, avant d'en être le palace, a toujours été l'auberge du monde, Ceux qui, du dehors, lui apportaient leur énergie et leur talent sont légion». Mais aussi cette générosité a servi aussi à des prédateurs-criminels comme Lénine, etc…

Le Genevois, 23 novembre 1932: Les pseudo-victimes. […] Les hommes ne sont pas parfaits. Il y a pas mal de temps que les gens sensés s''en doutent. Mais cette vérité première, le Travail l'accomodée à sa façon et l'a ramenée à ceci: les socialistes sont parfaits; les bourgeois ne le sont pas; ils sont même pourris; spécialement à Genève! Il a fallu que M. Dicker vint de Podolie pour faire cette découverte. Quand un délit est commis dans la république, c'est la faute aux bourgeois…. IDEM AUJOURD'HUI

Instructions de Lénine à Joffé. Projet d'instructions générales après la révolution en Suisse.

Le Genevois, 23 novembre 1932: Pour la défense de l'ordre. […] Elle a, notamment, attiré l'attention sur la faiblesse des moyens de protection dont le gouvernement dispose. PAS COMME EN URSS.

Le Genevois, 23 novembre 1932: Les douleureux événements de Genève vu par la "Lutte syndicale".

Le Genevois, 26 novembre 1932: Nicole, en plus d'avoir calomnié et condamné pour cela à plusieurs reprises, impliqué dans une affaire de violation du secret postal, a fait couler le sang le 9 novembre 1932. Quel malfaisant pervers!

Le Genevois, 3 décembre 1932: Les responsables ont peur. Le "Travail" et la vérité. Les barbouilleurs du moscovite "Travail" en mettent un coup: ils voudraient faire croire au public que ée soir de l'émeute, leur patron était à Plainpalais pour y vendre de la guimauve. Misérable politique du: "C'est pas moi". Pauvre expédients de gens pris la main dans le sac et qui nient éperdûment…

Au "Pilori". Nous éprouvons un certain dégoût à répondre à cette feuille à cancans, dont les injures ne nous atteignent pas. Géo, une fois de plus, montre sa vilaine âme. Il prétend que le Genevois publie des articles injurieux parce que nous avons déclaré "inopportune" l'assemblée de l'UN, le 9 novembre, et parce….

Le Genevois, 7 décembre 1932: Accusations maladroites. L'école diffamée.

D'après le Journal de Genève, M. Turretini aurait dit: «Il faut surtout que l'école primaire change de mentalité; c'est une nécessité; il faut que l'enfant apprenne non à mépriser l'armée, mais à la respecter.».
Le Genevois, le 10 décembre 1932: Le "putsch" Nicole. Evidente préméditation. «Il est clair que Nicole a été contraint de recourir à l'émeute, son dernier espoir. Il se triuvait acculé aux moyens violents. Sa situation politique, de plus en plus en l'air, l'obligeait à envisager un coup tordu d'où sortirait soit uen suite de troubles bolchévistes en Suisse, soit une maîtrise momentanée de Genève qui lui aurait donné du relief et permis d'entretenir certaines vengeances annoncées, soit enfin, en cas de succès, seulement partiel, une plus solide et plus appréciable reconnaissance du Komintern, son inspirateur et son appui.»

Le Genevois, 10 décembre 1932: La responsabilité morale. «Le Travail, depuis un certain temps, est assez terne. […] La politique locale est réduite à la portion congrue. Evidemment, on parle des événements du 9 novembre. On publie inlassablement des lettres de sympathie adressées à Léon Nicole. Et on ergote sans fin sur les plus infimes détails de la malheureuse journée!. La première impression, quand on lit ces interminables discussions sur des vétilles, où la vérité est enjolivée, accomodée, masquée ou trahie… […] Cependant cette tactique, consciente ou inconsciente, ne manque d'habileté. Il y a là-dessous une rouerie de vieux procédurier, à laquelle M. Dicker ne doit pas être étranger. La rédaction du journal socialiste n'a jamais eu pour ses lecteurs un respect exagéré; elle sait qu'ils aiment une grosse nourriture. […] Pendant des années, M. Nicole et ses collaborateurs ont attaqué le régime avec une violence croissante, allant, ces derniers jours, jusqu'à la frénésie. Ils ont attaqués les hommes, les institutions, la magistrature. Ils ont ouvertement prêché la révolution. Nicole s'est comporté de telle manière que le parti socialiste suisse l'a désavoué.

Le Genevois, 10 décembre 1932: Les rétractations du "Travail". «Bobards, Calomnies, Rétractations et Cie.» A côté «D'un numéro du "Pilori" […] Géo ne veut point qu'on accole son nom à celui de Nicole. Ses méthodes de polémique sont-elles si différents? […] Ainsi le dernier numéro du Pilori est consacré au radicalisme et à certains radicaux. Si le parti était inexistant et composé de fripouilles, de vendus, de voleurs, de bolchévistes camouflés et de francs-maçons vendant leur âme, vraiment inspirerait-il une telle crainte à Géo, comme à l'UN qu'il faille le combattre si âprement».

10 décembre 1932: Le noyautage à l'école?

Le Genevois, 14 décembre 1932: Paroles ouvrières: Nicole, notre plus dangereux adversaire. Dans la Lutte syndicale, sous le titre "Le revers de la médaille", le conseiller national socialiste Grospierre désigne Nicole comme le plus dangereux adversaire de la classe ouvrière»

Le Genevois, 14 décembre 1932: La lutte contre le communisme. Il y a peu de jours, le Conseil fédéral a décidé d'expulser de l'administration fédérale tous les fonctionnaires et employés affiliés à une société communiste.

Le Genevois, 14 décembre 1932: Encore un cinglant démenti infligé au Travail. Le Travail, puis plus récemment M. le conseiller national Dicker, dans un discours à Berne, ont articulé qu'au cours des négociations entre l'Etat de Genève et la finance suisse pour la conversion d'un emprunt, cette dernière aurait exigé du Conseil d'Etat l'expulsion de M. Nicole, actuellement détenu. […] Encore un cinglant démenti infligé au Travail. […] A force de répéter que seuls les socialistes sont innocents, que seuls ils sont honnêtes, probes, travailleurs, véridiques, que seul l'organe socialiste ose dire des vérités, dénoncer les abus et les scandales, le Travail finit par le croire et le faire croire à quelques naïfs lecteurs.

Le Genevois, 17 décembre 1932: Encore un témoignage socialiste. «Nous serions tentés de nous lasser des innombrables témoignages socialistes que la presse de cette couleur accumule contre Nicole et sa politique anti-socialiste

Le Genevois, 17 décembre 1932: Encore et toujours les rétractations de Nicole et du "Travail". «MM. Nicole, Unger et Rosselet ont solidairement dû faire des excuses à M. Gsell, du Portop SA, au sujet des affaire de contrebande d'alcool.»

Le Genevois, 26 décembre 1932: Le "Travail" et la vérité. L'excès en tout un défaut. A vouloir nier toute participation socialiste à l'émeute du 9 novembre, le Travail - qui, par ailleurs, ne s'est jamais embarassé de la vérité - atteint un but exactement contraire à celui fixé. Qu'il défende Nicole, c'est naturel; qu'il essaye de plaider les circonstances très atténuantes, cela de conçoit; mais qu'il bobarde, et sur quatre colonnes, en un délayage "Ehrlerien" qui prouve que son auteur a du temps perdre, qu'il entasse argutie sur argutie pour finir par la fameuse bourde: On a cru atteindre Nicole qui devait se trouver là, vraiment il ne faut pas exagérer.
Le Genevois, 31 décembre 1932: La Suisse et Genève en 1932. … succès le plan qui, à son idée, devait lui donner la haute main sur la cité. L'initiative démagogique sur les impôts que Nicole lança fut sa première faute. Nicole fut proprement lâché par la moitié de ses troupes et les buts par trop démagogiques qu'il poursuivait amenèrent un redressement dans les partis nationaux qui battirent Nicole à plate couture.

La crise et ses victimes


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