Le Genevois, 19 novembre 1932: Indésirables

Les événements que nous avons vu se dérouler depuis le rejet de l'initiative socialiste ont surabondamment prouvé le manque de maturité politique de l'Union nationale. Le sinistre pantin qui s'apelle Georges Oltramare n'a-t-il pas fini d'énerver les Genevois avec ses appels incendiaires, ses bobards à la façon de l'«Action française»? Il est un des grands responsables du malaise qui a fatigué les partis nationaux. Son Union nationale ne mérite pas son titre, c'est un ferment de discordes et d'ennuis.

Le Genevois reproche au Pilori ce qu'il pratique! Parler de Georges Oltramare en le qualifiant de pantin, fat, vain, léger et de poète-pornographe, ce n'est pas anodin. Quand on sait le contexte de 1932, où les défenseurs de l'URSS occultent la tragédie de la "dékoulakisation" - en fait l'établissement d'un nouveau servage au moyen de 100'000 assassinés et d'un million de déportés -, où commence une famine depuis le printemps 1932, famine qui va liquider 10 millions d'individus, le combat, parfois maladroit de Geo, mérite autre chose que ce mépris. Ainsi, qu'a fait le parti radical pour contrer l'horreur quotidienne dans l'Union soviétique?

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