Le Citoyen du 25 février 1932: La journée des caponnades
Mercredi 24 février, Nicole et ses acolytes tentent de fomenter une émeute malgré l'interdiction de manifester édictée durant la Conférence sur le désarmement. «Arrestations:
On arrêté, sur Plainpalais, un certain nombre de manifestants. On n'a pas arrêté ceux qui violèrent les ordres gouvernementaux et prirent la parole en se glorifiant de l'illégalité de leur acte. C'étaient Nicole, Rosselet et Dicker qu'il fallait arrêter avant tout et mener à la prison. On n'a pas osé ce geste que le seul souci de la légalité et du respect des loins commandait. Que la justice ordonnait, car, pour reprendre le mot favori du Travail, ce sont donc les "gros" qui échappent à la prison méritée et les "petits" qui paient?»
Qui était le procureur de la république qui a failli à son devoir? Si Nicole, Rosselet et Dicker avaient été mis en prison à la suite de cette provocation, il y a de très fortes chances qu'on eût évité l'émeute sanglante du 9 novembre,
