Le Citoyen du 23 décembre 1932: Chez les Bolchéviques. Un paradis!!!
«Le "Courrier socialiste" publie une lettre de son correspondant à Moscou dont voici le substance: Les dirigeants communistes semblent avoir perdu la tête et on s'attend à des changements importants, vu le mécontentement général parmi les ouvriers et les paysans. Même les communistes les plus sûrs critiquent maintenant la "ligne générale" annoncée par le gouvernement. La GPU travaille en cachette. Les arrestations deviennent de plus en plus fréquentes. Des ouvriers disparaissent et l'on ne peut savoir pourquoi. Les ouvriers souhaitent ardamment une guerre ("sans guerre, disent-ils, rien ne changera et nous creverons tous"). Les paysans aussi la désirent, mais ils sont plus agressifs. "Donnez-nous des armes et nous chambarderons tout". La haine des paysans contre les Soviets grandit de jour en jour. Les communistes font tout pour les exaspérer: en voici un exemple: En Ukraine, les communistes avaient acheté aux paysans des kolkhozes la viande de leur bétail pour 8 roubles le pond (16 kg): le lendemain, ils la revendaient sur le marché où les ces paysans allaient vendre leurs produits pour le prix de 8 roubles la livre (32 fois plus cher!)
Pour détourner l'attention du fiasco gigantesque du premier plan quinquennal, de la dureté de la "dékoulakisation", en fait le retour du servage aboli en 1861, alors que règne une famine qui va assassiner plus de 10 millions d'innocents, Moscou lance une grande campagne pour exploiter la crise économique (celle des états capitalistes, pas du régime socialiste soviétique). Ce sera la peinture de "Deux mondes", le capitalisme détruisant des récoltes alors que la famine sévit, système qui est à l'agonie, face aux victoires dans l'édification du socialisme grâce à une économie planifiée. L'apparat de propagande va travailler à fond pour duper et des millions d'«idiots utiles» tomberont dans ce piège. Des romans comme ceux de Steinbeck "Les raisins de la colère", le "Don paisible" de Cholokov, etc seront produits et/ou vantés par la claque communiste pour amplifier la noirceur de la crise des capitalistes et cacher celle, encore bien pire, ce celle du socialisme.
Dans cette mise en scène planétaire, Moscou utilise sa presse, les compagnons de route des communistes et des opérations comme le Congrès d'Amsterdam qui aurait dû avoir lieu à Genève.
Le Citoyen, en 3e colonne, essaie de faire la liste des si nombreuses organisations contrôlées par Moscou. «La presse subventionnée et contrôlée par Moscou est représentée en France par plus de 50 journaux et périodiques.»
Enfin, on oublie toujours la "belle histoire de Pavel Morozov", cet enfant qui dénonce ses parents au GPU, une opération de propagande de cette époque.
«Un exemple de la propagande antireligieuse soviétique, selon le Service d'information du Conseil universel des UCJG (Union s chrétienne de Jeunes Gens).»
