Le Citoyen du 10 mars 1932: Dislocation socialiste
«Derrière la façade: La dislocation du parti socialiste s'annonce, ell paraît proche. Elle sera la conséquence fatale de l'attitude des chefs de ce parti, parti si fier de son unité qui n'est plus que de façade.» Le Citoyen prend ses désirs pour la réalité: il faudra encore 7 ans et demi pour que Nicole et ses acolytes soient exclus du PSS, en novembre 1939. En fait, la lutte entre la IIe Internationale ouvrière et la IIIe communiste, commencée par la création de cette dernière en mars 1919 échouera en Suisse, Léon Nicole étant complètement grillé et isolé dans le PSS en 1932, alors qu'il se fait l'agent du Komintern depuis 1927.
«Léon Nicole demandait au Grand Conseil que l'on sache ce que représentait au juste la Ligue des Citoyens genevois dont l'initiative à propos de naturalisations intempestives a excité l'ire du parti socialiste. Nous comprenons l'étonnement de L. Nicoulaz, vaudois, de J. Moïsovitch Dicker, juif lithuanien, de Naine, neuchâtelois, de Rosselet, neuchâtelois, de dedo, Drocco, Unger, Bürklin, Wurst, Wiederkehr, etc, députés socialo-communistes de Genève, à cette annonce qu'il existait encore des citoyens genevois»
